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Economie

Le Maroc au CCG
Les avantages d’une adhésion surprise

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Pour Rabat, le volet économique en tête
Côté Conseil du Golfe, une stratégie pour contrecarrer l’Iran?

LE Maroc a accueilli avec un grand intérêt, l’invitation faite par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) à adhérer à cette organisation.
Depuis, cette nouvelle donne suscite l’intérêt des spécialistes. D’ailleurs, Amadeus a organisé dernièrement une rencontre de réflexion sur les enjeux majeurs entourant cette éventuelle adhésion. L’idée est d’effectuer une première lecture des principales raisons ayant poussé les pays de ce groupement régional à lancer cette invitation dans ce timing précis.
Les différents intervenants ont rejeté l’existence d’un lien direct avec la situation que traverse le monde arabe et spécialement la région MENA. Ainsi, l’ambassadeur des Emirats arabes unis à Rabat, Alasri Saeed Aldhahri a indiqué que «l’invitation du Maroc à rejoindre le CCG reflète la maturité de leurs relations bilatérales».


Rétablir l’équilibre


Mohamed Azeroual, inspecteur général au ministère des Affaires étrangères et de la coopération, partage cet avis. Pour lui, l’appel lancé par les pays membres du CCG s’inscrit dans le cadre des relations séculaires et fraternelles unissant le Royaume et les pays du Golfe. Ces pays sont convaincus de la nécessité de leur ouverture vers d’autres partenaires tels que le Maroc.
Selon l’universitaire Tajeddine Houssaini, «l’invitation à rejoindre le groupe s’explique notamment par des considérations stratégiques et militaires ». Face à la montée en puissance de l’Iran, l’adhésion du Maroc au CCG pourrait rétablir l’équilibre au niveau politique et contrecarrer la montée religieuse incarnée par le chiisme, a-t-il dit. Cependant, pour être plus efficace, l’intégration doit se faire d’une manière graduelle. Par ailleurs, Mohamed Benhamou, président du Centre marocain d’études stratégiques, ne partage pas cet avis. Pour lui, «il ne s’agit pas de considérations politiques internes de ces pays. Ceux-ci ont tous les mécanismes et les potentialités nécessaires pour assurer leur sécurité nationale et pour empêcher l’invasion iranienne». Selon le secrétaire général adjoint du Pam, il s’agit simplement de la mise en place d’une nouvelle stratégie de leur politique extérieure.
Aussi, a-t-il mis l’accent sur l’apparition de certaines forces comme l’Algérie qui contestent cette invitation en mettant la pression sur ces pays pour la retirer.
Sur un autre chapitre, les différents intervenants ont souligné que cette éventuelle adhésion du Maroc et de la Jordanie permettra d’instaurer un «nouvel ordre arabe», basé sur une ouverture surtout face à «la paralysie des structures de la Ligue arabe et de l’Union du Maghreb arabe».
Sur le volet économique, Omar Akouri, président de la fédération de la pêche maritime, a noté que «l’intégration du Maroc au CCG permettra au Maroc de bénéficier de l’expertise et du savoir-faire de ces pays dans la mise en place de grands projets d’infrastructures». A cela s’ajoute, la possibilité de relancer une dynamique positive et de drainer les investissements en provenance des monarchies du Golfe ayant de grandes potentialités économiques.

Soumaya BENCHERKI

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