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Economie

Services: Les «vraies» négociations Maroc/UE commenceront le 16 juin à Rabat
De notre correspondant permanent à Bruxelles, Aziz BEN MARZOUQ

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Maâzouz: le plus important, fixer les contours de négociations
Mobilité des personnes: Réticences levées

Abdellatif Maâzouz et Karel De Gucht tentent d’accorder leurs violons Les négociations bilatérales entre l’UE et le Maroc sur la libéralisation du commerce des services et le droit d’établissement se poursuivent depuis 2008. Le Maroc a été en fait le premier partenaire de la Méditerranée du Sud avec lequel l’UE a lancé des négociations sur ces matières

«Cette négociation sur les services et le droit d’établissement arrive à un moment important dans la vie politique du Maroc, un pays que nous souhaitons soutenir dans la voie des réformes qu’il a choisie». C’est ce qu’a indiqué John Clancy, le porte-parole du commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, à la suite de l’entretien de ce dernier avec le ministre marocain du Commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz, le 30 mai à Bruxelles. Les deux responsables politiques ont passé en revue les points qui handicapaient jusqu’ici les pourparlers sur le futur accord sur les services et le droit d’établissement. Parmi ceux-ci figure notamment la libre circulation des personnes. Les deux partenaires ont décidé de se revoir le 16 juin à Rabat afin de lancer réellement cette fois les négociations officielles.
«Le plus important a été de fixer les contours de la négociation et de décider de démarrer les négociations qui, je vous le rappelle, n’ont pas encore officiellement démarré». A l’issue de son entretien de plus d’une heure avec le commissaire Karel De Gucht, Maâzouz insiste sur le fait que «jusqu’ici les négociateurs marocains et européens n’ont eu que des conversations exploratoires, les vraies négociations ne commenceraient que le 16 juin à Rabat». La rencontre à Bruxelles a également permis de fixer «les bornes minimales des ouvertures pour les uns et pour les autres lors du premier round de négociation le 16 juin à Rabat». La première session de négociations officielles à Rabat devrait être l’occasion d’apporter des précisions sur certains éléments des négociations et en particulier sur la mobilité des personnes dans le cadre de l’échange des services, un des points d’achoppement les plus importants qui ont bloqué quelque peu les conversations exploratoires menées jusqu’ici.
Sur cette question justement, Maâzouz précise qu’«il y a manifestement aujourd’hui une ouverture plus grande de la part de l’Union européenne à l’égard de cette question». Les entretiens avec le commissaire Karel De Gucht ont permis aussi de faire le point sur l’accord d’association Maroc/UE dans sa partie économique et commerciale comme par exemple les règles d’origine, les transports routiers mais également l’accord sur l’agriculture et la pêche. «Pour nous Marocains, toutes ces questions forment un tout», a souligné le ministre.
Du côté européen on considère qu’un accord sur la libéralisation du commerce des services est bénéfique à la fois pour le Maroc et pour l’Union européenne. «Les discussions d’aujourd’hui ont été très bonnes et au niveau politique, il y a eu un réel effort pour expliquer les points d’achoppement et pour donner la cadence aux négociations techniques qui suivront», confie à L’Economiste John Clancy, le porte-parole du commissaire européen au Commerce. Celui-ci a espéré que «le niveau d’engagement des deux côtés sera tel qu’il puisse permettre à ces négociations d’aboutir».
Les négociations bilatérales entre l’UE et le Maroc sur la libéralisation du commerce des services et le droit d’établissement se poursuivent depuis 2008. Le Maroc a été en fait le premier partenaire de la Méditerranée du Sud avec lequel l’UE a lancé des négociations sur ces matières. Ces négociations couvrent la prestation de services dans des secteurs aussi variés que les services financiers, les services de télécommunications, le transport, la distribution ou le tourisme. Elles intègrent aussi le droit d’établissement dans les secteurs «non-services» (tels que l’industrie ou les activités minières). Peu de progrès ont été enregistrés dans ces négociations depuis 2009 quand les deux partenaires ont procédé à l’échange des requêtes et des offres respectives. Plusieurs rencontres au niveau politique et technique ont eu lieu en 2010 mais n’ont malheureusement pas encore permis un progrès substantiel dans les négociations bien que des contacts se soient poursuivis dans l’espoir d’engranger un quelconque progrès. La première session officielle de négociation le 16 juin prochain à Rabat nous en dira certainement plus.

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