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Economie

Moins de crédits bancaires à fin avril

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Les banques ont débloqué 13,7 milliards de DH, en baisse de 20%
Les créances en souffrance inchangées sur une année glissante
Par contre, elles affichent une hausse de 5,7% comparées à fin 2010

Le crédit a perdu de son dynamisme. Revenu à un rythme de croissance modeste durant la crise, il tarde à redécoller. Ce n’est plus à démontrer, les marchés ont horreur de l’incertitude, ce qui explique en grande partie le ralentissement de la croissance des crédits. Sur une année glissante, les prêts accordés par les banques à fin avril ont progressé de 6,8% à 635,1 milliards de DH.
Même si les professionnels jugent la crise derrière nous, le contexte social actuel, notamment la multiplication des mouvements, ne semble pas propice au développement du business. En clair, l’impression de chaos social pourrait entamer la volonté des banques à rouvrir davantage le robinet du crédit.
Jusque-là, le discours des établissements est positif. En réalité, ils sont plus rigoureux avec leurs clients. Cela explique en partie la chute de la production sur les quatre premiers mois de l’année. Le volume des prêts est ainsi ressorti à 13,7 milliards de DH contre 17,2 milliards de DH sur la même période en 2010, soit une baisse de 20%. Les chefs d’entreprises sondés par la banque centrale abondent dans le même sens. Ils jugent l’accès au financement bancaire difficile au premier trimestre, en dépit de la stagnation du coût du crédit. Là encore les stigmates de la crise ne sont pas totalement refermées. Les banques jugent le risque encore très important. Elles ont largement provisionné en 2010 et s’attendent à un niveau de risque similaire en 2011. Pour l’instant, les chiffres les confortent dans cette idée. Les créances en souffrance n’ont pas bougé à fin avril sur une année glissante. L’encours atteint 31,4 milliards de DH. En revanche sur les quatre premiers mois de l’année, il a progressé de 5,7 et entre mars et avril de 2,4%. Certains professionnels s’inquiètent de la situation, notamment pour les crédits promoteurs pour lesquels certains dossiers sont jugés problématiques. Le risque est également important pour les crédits accordés dans le cadre du Fogarim, souligne un banquier. «Le crédit est assimilé à une subvention de l’Etat, ce qui donne lieu à des refus de paiement», ajoute-t-il. Le montant global accordé pour ce type de crédit est estimé à 9 milliards de DH à fin 2009.

F. Fa

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