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Transit MRE 201
Le port roulier de TangerMed révolutionne l’opération

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
Trafic et délais d’attente réduits avec la nouvelle plate-forme portuaire
Fonctionnement en flux tendu avec son homologue espagnol d’Algésiras
Les compagnies maritimes gèrent leur propre embarquement à l’image de ce qui se fait à Algésiras

Les nouvelles installations du port TangerMed ont permis de fluidifier encore plus l’opération transit. Cette année, plus de 2,5 millions de MRE sont attendus. L’objectif aujourd’hui est de rendre les délais d’attente plus courts et la traversée moins pénible

Et de deux ! Le port roulier TangerMed est sur le point d’entamer une de ses plus lourdes tâches pour la seconde année consécutive, l’opération transit. Le port a réussi son pari en 2010 et semble disposé à faire de même cette année.
En 2010, l’opération transit MRE a permis de montrer la validité du concept. Alors qu’il y a quelques années, les durées d’attente s’étalaient sur plusieurs jours, lors des périodes de pointe, cette durée n’a pas dépassé les 4 heures lors du premier week-end d’août, le dernier avant l’arrivée du mois de Ramadan.
De fait, le port a quasiment fonctionné en flux tendu avec son homologue espagnol d’Algésiras alors qu’il venait de démarrer.


14 points de contrôle frontalier


Les raisons d’une telle performance sont simples, elle se résume dans la conception réussie du port. En période de pointe, le port assure un départ toutes les heures avec cinq quais d’accostage utilisables simultanément qui seront portés à huit. Déjà, le port offre des services similaires à ceux des plate-formes aéroportuaires.
Il dispose de quatorze points de contrôle frontalier, qui peuvent être modulables pour gérer les entrées et les sorties en fonction du sens des flux. Le transit se fait par bateau et par ligne. Après contrôle, les passagers à pied sont appelés pour embarquer dans leurs bateaux respectifs via une navette spéciale. En plus, d’autres navettes devront les emmener vers la gare ferroviaire de Ksar Sghir, en attendant la mise en place de la gare ferroviaire de TangerMed qui devrait voir le jour incessamment. Les MRE à pied à destination de la ville de Tanger sont même déposés en plein centre, à côté de l’entrée du Port de Tanger-ville.
Pour ces passagers à pied, le calvaire des marches du port Tanger-ville relève du passé. Pas de pentes ou d’escaliers, le circuit est épuré, assurant le plus grand confort de transit.
Pour leur part, les passagers en autocar ou en voiture ont vu leur transit amélioré, avec une prise en charge en réduisant au minimum le dérangement. Déjà, TangerMed sera le premier port de la région à assurer un transit des passagers en autocar tout au long de leur passage par le port, une prouesse que même le port d’Algésiras n’a pas été capable de mettre en place.
La fluidité est telle, que dans le meilleur des cas les passagers à bord de leurs véhicules ont pu transiter via le port roulier de TangerMed en moins de vingt minutes. Le temps moyen prévu pour le contrôle aux frontières et pour celui de l’admission temporaire des véhicules est limité à 10 minutes. Pour assurer cette cadence, les contrôles ont été rassemblés dans des aubettes similaires à celles des autoroutes, un système efficace que le port d’Algésiras utilise depuis une dizaine d’années. Les bateaux ont aussi eu droit à l’attention des concepteurs du projet. Chaque compagnie maritime s’est vue affecter un poste d’embarquement appuyé par une aire de pré-embarquement de 1,5 hectares. Cette aire sera gérée par la compagnie en toute indépendance. Ce qui devra aider à accélérer les mouvements d’embarquement et de débarquement car chaque compagnie sera obligée de céder la place à un autre bateau de sa propre flotte.
A noter que les risques d’engorgement sont minimes. En effet, le port dispose d’aires d’embarquement et de contrôle d’un total de 30 hectares et de 35 hectares au sein des aires de contrôle douanier et policier. La conception du port et de sa digue font que le bateau, au moment de sortir de la darse, se retrouve pratiquement sur la principale voie maritime de traversée du détroit et n’a pas à faire de manœuvres supplémentaires, ce qui raccourcit d’autant plus le temps de la traversée. Cette dernière est actuellement d’une heure en ferry conventionnel, contre 2h30 au port de Tanger-ville, un argument qui assurémment séduira les voyageurs.

A. A.

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