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Politique Internationale

Syrie: la répression s’intensifie

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Tel Kalakh, nouveau bastion de la résistance syrienne
Appel de l’opposition à une grève générale dans le pays

Les forces syriennes auraient tué plus de 27 civils depuis le début des opérations dans cette ville du Sud du pays

LA ville de Tel Kalakh en Syrie a connu un nouveau regain de violences. L’armée, qui a débuté samedi dernier ses opérations dans cette ville frontalière avec le Liban, a intensifié les bombardements dans ce nouveau bastion de la contestation du régime au pouvoir. Les hommes de Bachar Al-Assad poursuivent donc d’une main de fer leur répression contre l’opposition, malgré les menaces de sanctions provenant de l’Occident.
Les forces syriennes auraient en effet tué plus de 27 civils, depuis le début des opérations dans cette ville du Sud du pays. Les habitants, privés d’eau, d’électricité et de moyens de communication à cause des forts bombardements, essaient en vain de résister à cette offensive meurtrière. Tel Kalakh a en effet été désertée par la majorité de ses habitants. Certains ont également tenté de s’échapper et quitter le pays par la route menant vers le Liban, mais l’intensité des bombardements à l’arme lourde a rendu la tâche difficile à nombres de civils, pour la plupart non-contestataires. La résistance aurait cependant fait des victimes dans le camp de l’armée. Huit soldats seraient ainsi morts à la suite de vifs échanges de tirs avec les insurgés, à Tel Kalakh et dans la province de Deraa dans le Sud. L’opposition a également lancé un appel à la population pour une journée de grève générale mercredi. La seule arme, selon les opposants, pour faire face aux arrestations et à la brutalité incompréhensible du régime face aux manifestants.
Le Président syrien a globalement été réhabilité par l’Ouest ces dernières années, étant cité comme un acteur clé de la stabilité dans le Moyen-Orient. Le récent Printemps arabe, qui a secoué la majeure partie des populations maghrébines et moyen-orientales, vient quelque peu entacher la réputation de Damas et l’omerta des puissances occidentales vis-à-vis de la politique répressive de la Syrie n’aurait pas lieu d’être, sachant, à titre d’exemple, qu’une intervention armée de l’OTAN en Libye a été poussée par l’Occident. Il n’y a donc pas de deux poids deux mesures dans l’appréciation des politiques de répression quelles qu’elles soient. Selon Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères français, la Grande-Bretagne et la France auraient réunis les neuf voix nécessaires au Conseil de sécurité des Nations unies pour une résolution visant à condamner les actes de répression en Syrie. Chose qui pourrait être compromise par le veto de la Russie et de la Chine, alliés stratégiques du régime de Damas.

Amine EL HASSOUNI

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