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Culture

Musiques sacrées du monde
Le festival prêt à accueillir son public

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Rendez-vous du 3 au 12 juin à Fès
Kadim Saher, Julia Boutros, Youssou Ndour, Abd Al Malik… en tête d’affiche
«Sagesses du monde», thème de la 17e édition

TOUT est prêt pour la 17e édition du festival de Fès des Musiques sacrées du monde et le forum «Une âme pour la mondialisation» qui se dérouleront cette année du 3 au 12 juin autour de la thématique «Sagesses du monde» (cf. www.leconomiste.com, du 21/02/2011). La dernière présentation de ce festival a eu lieu mardi dernier à Casablanca par son DG, Faouzi Skali. De Ndour, rendant hommage au Cheikh Sidi Ahmed al-Tijânî, Maria Bethânia, louant la Vierge d’un Brésil hybride, Elena Ledda restituant les chants sacrés des montagnes sardes, à Abd Al Malik déclamant une poésie imprégnée de pensée soufie, le festival verra de grands artistes contemporains façonner leur propre image du sacré. Avec quelques joyaux traditionnels: de la lyre bèguèna de l’Ethiopie au rubâb afghan du fameux Homayoun Sakhi, du clavecin de l’Italie baroque à la harpe de l’ensemble Paraguay Barroco d’Asuncion, des voix andalouses de Naziha Meftah à celles de l’ensemble de Mohamed Amin El Akrami de Tétouan... Le programme riche et varié prévoit également le festival de la ville (concerts, nuits soufies, activités pédagogiques et ateliers artistiques).
 


Leylâ et Majnûn ou l’amour mystique
Un oratorio mundi d’Armand Amar
Bab Al Makina -vendredi 3 juin -20h30

L’UN des grands thèmes fondateurs du monde arabe, Majnûn et Leylâ, expression même d’un amour qui, de par sa démesure, rejoint le mystique, deviendra «oratorio mundi». De tous les amoureux, c’est Majnûn qui devînt le modèle soufi par excellence. Une quarantaine d’artistes venus d’Asie, d’Orient et d’Occident célèbrent cette légende universelle. Avec Nacer Khemir comme conteur.
 


Youssou Ndour et la super étoile de Dakar
Hommage au Cheikh Sidi Ahmed al-Tijânî
Bab Al Makina -jeudi 9 juin -20h30

Youssou Ndour, véritable icône de la musique ouest-africaine, n’oublie pas ses racines spirituelles. C’est devant la porte symbole des Fassis qu’il rendra hommage au grand maître de la confrérie Tijâniyya, fondée vers 1780 par Ahmed al-Tijânî, dont le mausolée, où il fut inhumé en 1815, apparaît au détour d’une ruelle de la médina. Son art, au fil des années, reste l’une des plus éclatantes illustrations d’une Afrique qui, après avoir inspiré une large partie des musiques populaires américaines et européennes, a su gagner une légitimité pour elle-même et s’imposer à l’échelle planétaire.


Maria Bethânia –Brésil
Romances et chants spirituels
Bab Al Makina -samedi 4 juin -20h30

Originaire de Bahia, Maria Bethânia fut le porte-parole d’une jeunesse engagée dans la post-dictature et le féminisme. Sœur adorée de Caetano Veloso, elle a contribué à l’apogée du mouvement rebelle des années 70 dit «tropicaliste». Un mouvement qui prendra le relais des sixties américaines pour affirmer dans le Brésil de l’époque un nouvel esprit musical.


Elena Ledda Quintet, avec le chœur polyphonique Su Cuncordu ‘E Su
Rosario de Santu Lussurgiu – Sardaigne, Italie
Musée Batha -samedi 4 juin -16h00

Entourée des plus belles voix de Sardaigne, Elena Ledda restitue les chants sacrés d’une île dont la société pastorale a su préserver son riche patrimoine oral. Un patrimoine qui respire la beauté sauvage de ces montagnes ancestrales et méditerranéennes. Véritable voyage initiatique, Cantendi a Deus est le fruit d’une longue recherche musicale et linguistique à travers le territoire sarde.


Abd Al Malik – France
Une nouvelle inspiration poétique
Bab Al Makina -mercredi 8 juin -20h30

Rappeur, slameur et compositeur, Abd Al Malik a su apporter au monde du hip-hop une esthétique nouvelle. Il s’inspire en outre de sa philosophie de la pensée soufie depuis une douzaine d’années. Al Malik est membre de la confrérie Qadiriyya Boutchichiyya, branche marocaine de la célèbre Qadiriyya, attribuée à Abd al Qadir al-Jilani (1083-1166). S’inspirant de tous les grands écrivains de la chanson, de Bob Dylan à Jacques Brel, il chante avec Juliette Gréco, invite Christophe ou Jean-Louis Aubert à ses concerts, et crée ainsi un lien entre une chanson française à texte, le rock et le rap, dans un véritable éclectisme musical.


Julia Boutros - Liban
La conscience d’une grande voix
Bab Al Makina -Dimanche 5 juin -20h30

LA venue de Julia Boutros à Fès constitue un événement majeur. Libanaise de confession chrétienne maronite et de mère arménienne née en Palestine, Julia Boutros a commencé à chanter dans la chorale des écoles des Sœurs Rosaires. À peine âgée de quatorze ans, elle sortait déjà son premier album produit par Elias al-Rahbani. C’est son frère Ziad qui composa pour elle la célébrissime chanson Ghabet chams el haq en 1985. Ainsi se révéla l’engagement d’une artiste sensible à défendre une cause dans un contexte politique de troubles et de déchirement. Suivant les traces de l’illustre Feirouz à laquelle on la compare souvent, Julia Boutros poursuit avec intelligence une carrière qui lui vaut le respect dans tout le monde arabe.


Chorale Hevrat David Hamelech de Strasbourg-France
Chants liturgiques juifs
Musée Batha -Dimanche 5 juin -16h00

LES Juifs d’Afrique du Nord, et en particulier ceux du Maroc, sont les cohéritiers avec les Arabes de cet immense héritage appelé le plus souvent musique andalouse. Les Juifs ont gardé la nostalgie de cet âge d’or espagnol, nostalgie qui se manifeste encore dans le répertoire d’un quotidien sacré. Brith-Mila, Bar Mitzva, mariages, fêtes publiques ou familiales sont tous agrémentés de Pyoutim (poèmes) chantés par un ou plusieurs de ces Paytanim qui sont à la fois chanteurs, poètes et compositeurs. La Chorale Hevrat David Hamelech de Strasbourg perpétue ce répertoire fondamental dans l’histoire de la musique du Maghreb.

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