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Economie

Export: Forcing sur la Grande-Bretagne

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Un budget de promotion de 34 millions de DH
La part des IDE britanniques au Maroc ne dépasse pas 0,7%

Les échanges avec la Grande-Bretagne restent peu diversifiés. Depuis 2007, la balance commerciale avec ce pays est devenue déficitaire

«Il y a à peine 6 ans, la Grande-Bretagne recevait 6% de nos exportations, un chiffre qui est tombé à 3% aujourd’hui». Invité par la Chambre britannique du commerce au Maroc, mercredi 18 mai, à Casablanca, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, a expliqué que «les échanges avec ce pays restent peu diversifiés mais les perspectives sont importantes et l’on pourrait même rattraper la baisse de nos ventes».
Pour le ministre, les différents plans sectoriels mis en place pourraient booster les échanges avec la Grande-Bretagne. Dans les métiers nouveaux du Maroc, des progressions jugées importantes sont réalisées. Les exportations à destination de ce pays progressent par exemple de 26% dans les fils et câbles.
Pour mieux vendre la destination, le Maroc compte ainsi renforcer les opérations marketing. Pour cela, un budget de 34 millions de dirhams est alloué contre 25 millions en 2010. De même, l’Agence marocaine de développement des investissements compte ouvrir un bureau de représentation. La part du Maroc dans les investissements à l’étranger de la Grande-Bretagne est faible, soit à peine de 0,1% en 2008 et 0,7% en 2009. Au cours des cinq dernières années, le Maroc a ainsi enregistré 6 milliards de dirhams d’investissement en provenance de ce pays. Plus exactement, les IDE britanniques au Maroc sont de 2% en 2010 contre 4% en 2009 et 7% en 2007. Une baisse attribuée à la crise économique internationale. Celle-ci a également affecté les exportations textiles vers ce pays, lesquelles ont reculé de près de 50% entre 2005 et 2009, passant ainsi de 5 milliards à 2,4 milliards de dirhams. Une tendance confirmée par Abdelkhalek Chraïbi, président de la filière Chaîne et Trame à l’Amith. Mais ce n’est pas l’unique raison. Une réorientation du sourcing britannique vers l’Asie a également été opérée.
Dans l’agroalimentaire, la balance des échanges entre les deux pays est également déficitaire. «Nous exportons surtout des produits à faible valeur ajoutée. Beaucoup de produits frais sont reconditionnés en France, en Allemagne et en Espagne avant d’être réexportés vers la Grande-Bretagne», note Amine Berrada, président de la Fenagri. Il souligne aussi que les réglementations spécifiques ainsi que les barrières non tarifaires figurent parmi les principaux obstacles auxquels se heurtent les entreprises marocaines.

K. M.

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