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Entreprises

PMI: Comment apprendre à conquérir les marchés

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Inmaa, une usine pilote en Afrique et au Moyen-Orient
Un premier site à Bouskoura, un deuxième à TFZ
Les critères d’éligibilité

L’usine Inmaa de Bouskoura, la première en Afrique et au Moyen-Orient, a pour objectif d’améliorer le développement des compétences opérationnelles des petites et moyennes industries (PMI)

UNE première en Afrique et au Moyen-Orient, et c’est au Maroc que ça se passe. L’usine Inmaa de Bouskoura, lancée récemment, a pour objectif d’améliorer le développement des compétences opérationnelles des petites et moyennes industries (PMI).
Le programme s’inscrit dans le Pacte national pour l’émergence industrielle qui prévoit la création de 200.000 emplois d’ici 2015. Avec un déficit commercial, doublé d’un déficit budgétaire et une caisse de compensation mise à mal, l’économie marocaine est fragilisée. Pour se revigorer, elle doit s’appuyer sur un tissu industriel fort.
Concrètement, la première usine pilote du programme Inmaa propose un cycle d’apprentissage théorique et pratique de l’excellence opérationnelle «Lean manufacturing». Objectif: améliorer la productivité et la rentabilité pour assurer la compétitivité des entreprises marocaines. «Nous voulons permettre aux entreprises de repérer, puis agir sur les chaînes de productions afin d’éviter le gaspillage et assurer une productivité, accompagnée d’une optimisation du rendement», explique Redouane Benjemâa, directeur de l’Usine Inmaa.
Les PMI ont donc un impératif production, des critères de compétitivité à préserver, voire à renforcer, pour espérer attirer les investisseurs étrangers. Huit d’entre elles, déjà inscrites à la première session de l’Usine Inmaa Bouskoura, sont conscientes de l’enjeu. Elles présentent toute une problématique de production, une implication management et ont choisi de mobiliser à plein temps une personne dédiée, chargée du programme éponyme, et une deuxième ressource à mi-temps.
Au programme, six modules de deux jours, étalés sur une période de 6 mois et destinés à des responsables progrès, aux collaborateurs directement rattachés aux directeurs généraux, responsables de la mise en application des acquis. Les experts dispenseront également des modules, expliquant le rôle des directeurs généraux dans la transformation. Réda Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie insiste: «Nous ne formons pas des gens. Nous prenons des agents que nous accompagnons dans l’apprentissage de techniques». Le tout, chapeauté par un des experts Inmaa qui assure un suivi périodique au sein de l’entreprise.
Pour le ministre du Commerce et de l’Industrie, ces usines sont un grand challenge. Elles devront attirer 800 entreprises et au moins la moitié d’entre elles pour espérer un impact macro-économique.
Afin d’assurer l’augmentation en volume et offrir un accompagnement maximal, d’autres usines pilotes du même type sont en cours de réalisation. Elles s’implanteront dans les régions qui connaissent une forte concentration d’entreprises. Une deuxième usine sera prochainement inaugurée au parc industriel Tanger Free Zone (TFZ). Elle assurera la mise à niveau des entreprises qui produisent des tôles de voitures. Ce qui permettra de mieux préparer l’arrivée de l’usine Renault dans la zone de Meloussa.
L’investissement est de 12 millions de DH. Le département de Chami a créé une société anonyme, dans laquelle l’Etat est actionnaire majoritaire avec des partenaires comme l’ANPME, AWB, la BMCE, la BCP et le cabinet de conseil McKinsey & Company. Le souci majeur aujourd’hui n’est pas le financement, mais la capacité à trouver des ressources compétentes et des experts bien formés. Pour assurer ce premier projet de Bouskoura, Chami est allé chercher des compétences à l’étranger.
Ce qui relance le débat de la formation des cadres et ingénieurs au Maroc. Interrogé sur la question, Chami tempère: «Même à l’étranger, il est difficile de trouver des experts du lean manufacturing».

Houda SIKAOUI

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