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Economie

“Les grèves découragent les investisseurs japonais”Entretien avec Hiromi Sato, ambassadeur du Japon

Par L'Economiste | Edition N°:983 Le 26/03/2001 | Partager

. La lenteur administrative et la complexité d'acquisition des terrains sont des risques pour l'investissement. Il faut se rapprocher des investisseurs et non rester à les attendre- L'Economiste: Comment se porte la coopération économique entre le Maroc et le Japon?- M. Hiromi Sato: Très bien. Nous envoyons régulièrement des missions d'étude. Une quarantaine de jeunes volontaires japonais travaillent au Maroc pour une période de 2 ans. Quatre senior volontaires viendront très prochainement, en plus d'une vingtaine d'experts. Nous recevons aussi des stagiaires marocains. Le Japon a réalisé beaucoup de projets avec le gouvernement notamment dans les domaines de l'eau potable, la santé, l'agriculture, la pêche et l'éducation. Récemment, nous avons octroyé un bateau de recherche à l'Institut de Recherche Halieutique. Le Maroc figure parmi les douze pays auxquels le Japon accorde annuellement des crédits. Il a bénéficié de 130 milliards de yens, soit 13 milliards de DH depuis 1976. Chaque année, nous discutons avec le gouvernement des projets éligibles au financement. Notre politique vise à améliorer la vie de la population dans le monde rural.- Votre collaboration a plutôt un caractère social. Pourquoi avoir choisi ce créneau et quelles sont vos attentes?- Le Maroc bénéficie d'une stabilité politique et sociale. Il joue un rôle important dans le Maghreb. Nous souhaitons que la coopération soit réalisée dans le cadre de l'UMA. A ce dessein, le Maroc sera une locomotive. Nous pensons que la stabilité économique et sociale sont interdépendantes. Il n'y a pas mieux que le développement équitable et durable. Nous faisons aussi de la coopération tripartite technique (Japon-Maroc-Afrique). Il s'agit du transfert de technologies, notamment avec l'Institut spécialisé des Pêches Maritimes d'Agadir, l'Institut des Etudes Maritimes de Casablanca et l'Institut de la Formation aux engins et à l'Entretien Routier de Skhirat. - Quels sont vos nouveaux projets?- Nous avons deux nouveaux projets qui seront inaugurés en avril. Le premier, réalisé avec l'Institut de la Pêche Artisanale de Larache, entre dans le cadre de la coopération non remboursable. Le deuxième projet, mené avec l'ONEP, vise la formation du personnel, sous forme de coopération tripartite, à l'entretien du service d'eau potable. L'année dernière, nous avons octroyé au gouvernement 15 camions-citernes dans le cadre du plan antisécheresse. Depuis 1989, nous avons réalisé 176 petits projets menés en collaboration avec des ONG et des communes. Nous fournissons du matériel aux habitants qui prennent en charge la construction. C'est de l'assistance directe à la population.- Quel est l'objectif de cette assistance directe?- Nous avons besoin de la compréhension du contribuable japonais. C'est lui qui décide d'accorder ces fonds. Notre assistance ne dépend pas des considérations politiques. Elle est plutôt humanitaire. Et puis, nous gagnerons des amitiés et la stabilisation de la situation économique du pays aura des effets favorables sur le Japon. Notre pays n'a pas beaucoup de ressources naturelles. Pourtant, il a réussi à moderniser et à industrialiser son économie. Le renforcement du commerce extérieur était primordial. Nous importons de la matière première et exportons des produits industrialisés. C'est pour cela que la paix mondiale est impérative. - Le Japon est le dixième fournisseur du Maroc et son quatrième client, mais les volumes échangés restent faibles. Quels en sont les résultats? - Cela nous préoccupe. Nous achetons essentiellement des produits de la mer (céphalopodes) et du phosphate. Mais les échanges sont très limités. J'étais ravi d'apprendre que vous avez commencé à exporter du vin de Meknès au Japon. La porte est toujours ouverte, mais vos efforts d'exportation restent insuffisants.- Les investisseurs japonais ne semblent pas s'intéresser au Maroc. - Nous sommes en train de préparer un séminaire pour les Japonais afin qu'ils prennent connaissance de la situation économique du Maroc. Le textile, par exemple, est performant chez vous à part les difficultés de ces derniers temps. Par ailleurs, il existe un obstacle: il y a souvent des grèves. Les hommes d'affaires n'aimeront pas prendre le risque d'autant plus, qu'ailleurs, ils peuvent avoir de la main-d'oeuvre pas chère. Il est impératif de contrôler ces risques.Les efforts des TunisiensLa lenteur administrative et la complexité de l'acquisition des terrains sont aussi soulevées. La Tunisie, par contre, accomplit de grands efforts pour attirer les investisseurs. Elle a même fait des brochures en japonais. Il serait bien de préparer des prospectus dans plusieurs langues étrangères, au moins en anglais. Il faut s'approcher des investisseurs et non pas rester à les attendre. Vous avez des secteurs prometteurs comme l'agro-industrie et les mines, surtout après la découverte de pétrole et de gaz. - Le Maroc et en général le Maghreb sont intégrés dans deux grandes initiatives de partenariat: avec l'UE et les Etats-Unis via l'initiative Eizenstat. Le Japon a-t-il une vision de l'investissement dans cette région?- Notre investissement est très limité. Les investisseurs japonais ne sont pas enthousiastes. L'économie japonaise ne s'est pas encore remise de cette série d'incidents économiques défavorables. Nous sommes en train de réorganiser notre économie, surtout dans le secteur financier. Géographiquement, les Japonais sont orientés vers les pays asiatiques. Mais il y a beaucoup d'entrepreneurs qui se sont installés en Europe tout près du Maroc. Je cite l'exemple de l'entreprise de fabrication de câbles pour automobile Yazaki, qui s'est installée dans la zone franche de Tanger. Le Maroc reçoit 23.000 touristes japonais annuellement, soit à peine 1% de l'ensemble des touristes étrangers. Pourtant, 17 millions de Japonais voyagent pour le tourisme dans les pays étrangers annuellement.- Justement, comment expliquer la faiblesse du nombre de touristes qui arrivent au Maroc?- Il y a d'abord le problème de la distance et puis les Japonais ne sont pas doués pour les langues étrangères. Je crois aussi qu'il faut améliorer les conditions du tourisme au Maroc. La question n'est pas seulement d'augmenter le nombre de lits, il faudrait encore améliorer le service et les infrastructures. Le téléphone ne marche pas facilement pour l'extérieur et puis les prix des hôtels sont chers.- Le Japon a un accord de pêche avec le Maroc. Où en est-on?- L'accord a été établi en 1985. Nous le renouvelons annuellement. C'est déjà fait pour cette année. Une trentaine de bateaux pêchent du thon rouge. Ils sont soumis à des obligations détaillées comme l'inspection à bord. Mais la quantité du thon pêché a diminué de près de la moitié. C'est pourquoi les Japonais n'envoient pas beaucoup de bateaux. La rentabilité est mise en cause. Nous pouvons importer d'autres pays à des prix moins chers.Au Japon, le thon est un produit très spécial. Il se mange cru. A Medieq, nous avons mené pendant 7 ans des recherches sur la culture de ce poisson. Mais la température de la Méditerranée est basse (18°C). En plus, les oeufs de thon sont très petits et se dispersent facilement. Les résultats ne sont pas concluants. Maintenant, nous essayons de cultiver d'autres espèces.- Quoi de neuf en matière de pêche?- Nous coopérons aussi au niveau du renforcement de la capacité de pêche. En plus des villages de pêche de Cala Iris et d'Imesouane, nous avons finalisé les travaux de construction d'un village de pêche à Souira Kdima au Sud de Safi qui sera bientôt ouvert. Nous sommes en train d'examiner la possibilité de construire des unités de transformation sur place à Safi et Agadir.- Les nouvelles technologies de l'information sont en vogue au Maroc. Votre présence dans ce domaine reste faible, pourquoi? - Les motivations des hommes d'affaires sont compliquées. Bientôt, les Japonais devront venir investir, tirés par la révolution informatique. Les constructeurs de téléphone se sont intéressés plus à l'Europe. Cela servira de relais. Yazaki, par exemple, pilote son projet de Tanger depuis le Portugal.- Comment vous voyez l'évolution de ce secteur?- Très rapide. Je crois qu'il y a une riche variation des appareils. Chez nous, on l'appelle i-mode. Il n'y a pas de limites à cette évolution. La chute du Nasdaq a montré que les entreprises informatiques ne sont pas toujours très performantes. C'est le monde virtuel. C'est effrayant de voir le monde délaisser les formes de communication traditionnelles comme l'écrit ou l'oral pour se coller aux ordinateurs. Propos recueillis par Nadia LAMLILI

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