×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

“Au Maroc, nous investissons chaque année 100 millions de DH”Entretien avec Christian Lassalle, directeur de TotalFinaElf MENA

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. La stratégie du groupe est de tirer profit de synergie régionale. TotalFinaElf compte procéder à une augmentation de capital de 30 à 40 millions de DH par apport en nature- L'Economiste: Quelle est votre stratégie au Maroc dans un contexte d'ouverture du marché pétrolier?- Christian Lassalle: Sur le Maroc, notre position est ancienne puisque notre présence remonte à 75 ans. Nos ambitions restent néanmoins similaires à celles de la zone Méditerranée. Elles ne peuvent se réaliser toutefois qu'en fonction des opportunités. Aujourd'hui, nous avons entre 17 et 18% de part de marché sur les produits blancs. C'est déjà une forte présence. Nous ambitionnons de l'être encore plus dans d'autres domaines comme l'aviation. En dépit de la conjoncture, nous estimons que le contexte est favorable depuis la mise en place de la loi sur la concurrence. C'est clair que le transport aérien est un progrès sur lequel nous ne reviendrons pas. Quant à la place du Maroc, nous avons une volonté de croissance et de consolidation. Nous investissons l'essentiel de nos cash flow pour améliorer nos outils, notre logistique, le réseau, les prestations... Annuellement, nous avons une enveloppe de l'ordre de 100 millions de DH. Nous devons d'ailleurs procéder à une augmentation de capital de l'ordre de 30 à 40 millions de DH par apport en nature.- Avez-vous une approche régionale en termes de marketing?- Notre groupe a développé des synergies interrégionales en Méditerranée. Sur le plan du marketing de la qualité des produits, tous les pays de cette zone sont conscients des enjeux. La tendance est de se diriger nécessairement vers plus de qualité. Ces marchés sont très près des pays européens. Il y a aussi beaucoup d'échange car le consommateur devient de plus en plus exigeant. Nous sommes proches ainsi du concept de marketing européen. - Comment le Maroc se positionne-t-il par rapport aux autres pays de la région? - Le Maroc comme les pays de la région n'est pas une zone où les marges de distribution sont importantes. C'est une contrainte au moment de la décision d'investir. Nous acceptons toutefois des projets d'investissement avec un taux de retour long, car notre approche s'inscrit sur le long terme.Pour l'heure, nous avons une rentabilité d'ordre moyen, ce n'est pas celle que nous retrouvons dans d'autres pays, mais nous sommes patients. Nous sommes une entreprise citoyenne avec la conscience d'objectifs nationaux. Nous acceptons les contraintes et les accompagnons.- Hormis la distribution, quels sont les domaines de croissance potentielle?- Il y a l'exploration pétrolière. Il s'agit d'un point notable. Un groupe international comme le nôtre gère un portefeuille très varié. Nous sélectionnons nos objectifs et faisons des choix en fonction de l'attractivité des projets. Le fait que le groupe ait pris la décision de faire de l'exploration en off-shore montre l'intérêt et le potentiel de cette région. La réforme du code des hydrocarbures a joué un rôle fondamental. Un pays qui n'est pas avéré au niveau pétrolier doit faire des efforts importants pour attirer les investisseurs. - Comptez-vous développer des partenariats?- Nous sommes ouverts à toute forme de partenariat. C'est à la fois une question de volonté et d'appétit. Par nature, le groupe TotalFinaElf a réalisé de nombreux partenariats avec des groupes locaux. Au Maroc, nous avons conclu différents accords. Le dernier en date est celui signé avec le groupe Afriquia à Jorf Lasfar. Nous avons aussi une association dans les lubrifiants (Elf-Afriquia-Lubrifiant). Nous sommes partenaires à 50/50 dans cette société. Nous avons avec La Samir une association dans le GPL où nous avons créé une société de butane et propane à 50/50. Dans la logistique, il y a également plusieurs accords. - Quelle est votre appréciation qualitative sur les produits commercialisés au Maroc?- Les produits au Maroc sont le reflet des capacités de la raffinerie. Elles correspondent, il faut le rappeler, à des spécifications décidées par les pouvoirs publics. Il est reconnu que la qualité des produits consommés est un peu en retard par rapport aux normes des pays notamment européens. Actuellement, la tendance mondiale est à l'amélioration de la qualité des produits et les autres pays de la zone méditerranéenne ont ce même souci avec également les mêmes contraintes. D'une manière générale toutefois, ils sont aussi plus en avance. Au Liban par exemple, les produits sont importés donc le problème de qualité se pose moins. En Turquie, l'outil de raffinage a été amélioré depuis des années. Au Maroc, les investissements sont à l'ordre du jour. Les responsables de La Samir ont l'intention de lancer un programme d'investissement conséquent visant à améliorer la qualité des produits. En même temps, ils ont un challenge difficile puisque la réglementation va évoluer en leur défaveur avec le démantèlement progressif des barrières tarifaires qui fait que la raffinerie serait en concurrence directe avec les importations. Dans un univers dérèglementé, on peut imaginer aisément que les consommateurs tirent la qualité vers le haut. Il peut y avoir aussi un souci d'environnement qui est tout aussi valable. Il y a ce double challenge auquel le Maroc doit s'adapter. Fatima MOSSADEQ

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc