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    7e édition du Festival du film de Marrakech
    Tapis rouge aux réalisateurs 7e édition du Festival du film de Marrakech et acteurs égyptiens

    Par L'Economiste | Edition N°:2668 Le 07/12/2007 | Partager

    . Martin Scorsese donne une leçon de cinéma . Les films de l’Est également en compétition. Leonardo Di Caprio, à la soirée inaugurale Tout le gotha du 7e Art est au rendez-vous à partir d’aujourd’hui, vendredi, pour la 7e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM). Leonardo Di Caprio, Catherine Deneuve, John Hurt, Yousra, Nour El Sherif, Claude Miller… et la liste est longue.«La prouesse du festival de Marrakech est d’avoir réussi, après 6 ans d’existence seulement, à placer le cinéma arabe dans un cadre de compétition et de fête internationales», commente un artiste, habitué aux festivals internationaux. Car pour chaque édition, les organisateurs tentent de faire mieux que la précédente. L’enjeu est de taille pour ce festival classé depuis sa naissance parmi les grandes manifestations cinématographiques du monde. Ouvert dès le départ à l’international, c’est-à-dire en compétition directe avec les plus grands, le FIFM, présidé par le prince Moulay Rachid, marque les esprits dans le monde du show-biz et ailleurs.Ainsi, pour l’édition 2007, c’est le metteur en scène tchèque, Milos Forman –réalisateur de Valmont et Amadeus– qui présidera le jury. Il sera aux côtés de Claude Miller, John Hurt, Shekhar Kapur, Pavel Lounguine, Aissa Maiga, Aitana Sanchez Gijon et Parker Posey pour juger 15 films en compétition. «Un vent d’est souffle sur les films en lice», affirme Bruno Bardes, directeur artistique du festival. Quatre prix seront décernés: l’Etoile d’or, le Prix du jury, le Prix d’interprétation féminine et le Prix d’interprétation masculine. Une production marocaine figure parmi la sélection. «Les jardins de Samira» de Latif Lahlou.Hors compétition, le cinéma égyptien est à l’honneur. Ainsi, le FIFM célèbre à sa manière le centenaire du cinéma égyptien, ses auteurs, ses films et ses acteurs. Un hommage juste aux maîtres du cinéma arabe via une rétrospective des productions des années 1930 à nos jours. Une centaine d’artistes et scénaristes égyptiens seront de la fête. A commencer par Yousra, Mohamed Hinidi, Ilham Shahin, Hind Sabri, Mahmoud Hamida, Mahmoud Abdelaziz, Nour Sherif…Une mention particulière sera accordée au 1er film égyptien non muet tourné dans les années 1930. Il s’agit de «Nachid Al Amal», interprété par la diva Oum Kaltoum. Et le deuxième hommage sera dédié à une production contemporaine du cinéma égyptien «Imarat Yacoubian», avec dans le rôle principal le célèbre Adil Imam.«Ce n’est que justice, car le cinéma égyptien a bercé pendant longtemps notre imagination», souligne Nourredine Saïl, vice président du FIFM. Certainement, le public marocain va apprécier cette reconnaissance offerte aux stars du 7e art égyptien. Au point de risquer de faire passer les autres têtes d’affiche au second plan. Mais que les fans se rassurent, le tapis rouge sera également déroulé aux grandes figures du cinéma international. Pour commencer, c’est l’Américain Leonardo Di Caprio qui aura la vedette lors de la grande soirée inaugurale. A ses côtés, le réalisateur Mustapha Derkaoui, histoire de rendre aussi hommage au talent national. Par ailleurs, les meilleurs films de Di Caprio sont programmés durant toute la durée du festival au Mégarama. Sous les feux de la rampe aussi, un des piliers du cinéma américain Abel Ferrara (réalisateur de The Gladiator, Mary qui avait obtenu le grand prix du festival de Venise, Go to Tales…). Le Japonais Shinji Aoyama, grand nom du cinéma asiatique, est aussi à l’honneur. En marge du festival et loin des paillettes, il y a aussi des projets cinématographiques. Ainsi, à l’instar des grands festivals du cinéma, la fondation du FIFM a instauré son école en 2005, parrainée par Martin Scorsese. Ce dernier, fidèle au FIFM, revient cette année pour donner le 8 décembre une «Leçon de cinéma» qui sera animée par le critique de cinéma français, Michel Ciment. Matt Dilan, Gilles Taurand, Elias Souleiman et Nour Sherif sont également invités autour de cette table ronde. Par ailleurs, le FIFM reste, en dehors de toutes autres considérations, une bonne affaire pour Marrakech et une manifestation très prisée par la jet-set internationale. Les retombées de l’événement sur Marrakech sont conséquentes. Chaque édition est, en effet, une opportunité pour la ville d’améliorer son rayonnement et d’aménager de nouveaux espaces urbains. Ainsi, le festival aura boosté des projets comme le complexe du Mégarama, l’école de cinéma de Marrakech et bientôt des studios de cinéma. Même s’il est international, le FIFM fait la part belle au cinéma et l’industrie marocains, qui en profitent largement. «L’événement est aussi fait pour montrer et mettre en valeur la cinématographie marocaine», précise-t-on du côté de l’organisation. Ainsi, pour cette 7e édition un panorama de films marocains est au programme.Rappelons qu’en l’espace d’une décennie, Ouarzazate et Marrakech, particulièrement, sont devenues les principales destinations des films bibliques. Du côté de la production marocaine, et malgré le cru modeste de 2006 (14 longs métrages et 70 courts), le secteur se porte bien depuis 1998 et a même réalisé un sérieux saut quantitatif et qualitatif en doublant le nombre des productions.


    Petit budget pour un grand festival

    En attendant, les retombées profitent directement aux hôteliers partenaires du FIFM, en l’occurrence le Mansour Eddahbi, Es Saâdi, Golf Palmeraie Palace et le Médina. Quelque 4.000 nuitées sont enregistrées chaque année au festival. Ces établissements sont également retenus comme sites officiels de la manifestation, ainsi que le Palais des congrès. En dehors de l’hébergement, les festivaliers, 60.000 selon les organisateurs, sont de bons consommateurs. Une aubaine pour les restaurants et cafés de la place. Les salles de cinéma ne sont pas en reste. Les cinq salles de la ville sont concernées: Saâda, Colisée, Mabrouka, Rif et le tout nouveau Mégarama. Même la place de Jamaâ El Fna sert de lieu de projection. Le parc automobile, quant à lui, comprend une centaine de voitures et aussi des bus et navettes. Enfin, le transporteur aérien national, Royal Air Maroc, n’a pas à se plaindre non plus: il va transporter au moins 350 personnes VIP, toutes invitées au festival. L’organisation d’une telle manifestation requiert un budget de 45 millions de DH, avec près de 500 personnes employées pendant 15 jours. Un petit budget face aux millions de dollars dépensés par le festival de Dubaï par exemple. «70% du budget de l’édition sont injectés directement dans l’économie de Marrakech», rappelle Jalil Laguili, secrétaire général du FIFM. Badra BERRISSOULE

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