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Economie

Visa d’études en France
La nouvelle procédure pas assez assimilée

Par L'Economiste | Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

. Et pourtant, depuis trois mois, une structure dédiée centralise les demandes. A l’Institut français de Casablanca et au Bureau d’information universitaire de RabatLe Centre pour les études en France (CEF) a commencé son activité en juin dernier. Il est bon de le rappeler puisque même les étudiants, la cible visée, semblent encore méconnaître la nouvelle procédure d’obtention de visa pour partir étudier en France. En effet, un grand nombre de dossiers atterrissent toujours au Consulat général de Rabat ou Casablanca. Résultat, des dossiers en souffrance et des difficultés de suivre sa requête. Déficit de communication ou poids des habitudes? Pourtant, le Forum de l’étudiant, qui se déroulait en avril dernier à Casablanca, avait prévu un stand spécifique afin de présenter le CEF et d’orienter les jeunes sur les nouvelles modalités. La structure est jeune certes, seulement 3 mois d’activité, mais elle présente un certain nombre d’avantages indéniables pour l’étudiant, qui se lance dans le “parcours du combattant” qu’est l’obtention d’un visa pour des études en France. Fini les files d’attente interminables devant le consulat. C’est en tout cas ce que promet la création des deux CEF de Casablanca et Rabat. Pour rappel, le centre a pour mission d’informer les étudiants et de faciliter la mobilité de ceux qui désirent partir étudier dans l’Hexagone. Une dizaine de conseillers répartis sur les deux centres de Rabat (rattaché au Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Maroc) et de Casablanca (au sein de l’Institut français) orientent les jeunes demandeurs. La démarche s’inscrit dans l’air du temps: il est nécessaire, afin de produire son dossier, d’en passer par l’e-administration. En effet, l’inscription se fait désormais en ligne à l’adresse:http://ma.educationfr.fr. La première phase de demande de visa passe donc par une identification via le site du CEF. Une fois celle-ci enregistrée, le candidat reçoit des informations sur la démarche à suivre. La deuxième phase est le paiement des frais de dossier qui s’élèvent à 700 DH. Attention, il faut payer en espèce dans l’une des agences bancaires du groupe Crédit Maroc.A partir de ce moment-là, une page personnelle est dévolue au demandeur, une sorte de boîte de dialogue qui lui permet de rester en contact avec les conseillers durant toute la procédure. Ensuite, le dossier est envoyé au CEF. La liste des pièces à fournir est consultable sur le Web.Attention, l’étudiant doit justifier d’une préinscription dans un établissement français d’enseignement supérieur… Ceux qui ont raté le coche sont bons pour un rejet. En effet, pour partir, il faut prouver que son projet d’études est réaliste et viable. Aussi, les étudiants qui se présentent au CEF sans inscription préalable -et ils sont légion au CEF-, trahissent un manque de cohérence de leur projet, voire de motivation qui est sanctionné sur-le-champ par l’organisme.Pour celui qui est toujours dans la course, vient ensuite le temps de l’entretien académique auprès d’un conseiller. Soit au Bureau d’information universitaire de Rabat (BIU), soit à l’Institut français de Casablanca. Le fameux dossier affublé de sa mention académique sera ensuite transféré au Consulat pour avis définitif.Il faut préciser que la nouvelle démarche est particulièrement bien ficelée. Beaucoup plus rapide (grâce à l’Internet), elle a d’autre part le mérite de proposer une orientation pertinente en fonction du parcours de l’élève. L’administration se met à la portée de son public: moins d’anonymat pour une meilleure prise en compte de la situation du jeune. Au final, gageons que grâce à cette procédure, les étudiants qui partiront seront ceux qui reviendront avec un cursus carré. Et surtout l’on devrait constater moins d’abandons des études en France en cours d’année… Véritable fléau qui fait perdre beaucoup de temps et d’argent.


Qui est concerné?

En 2003-2004, la France enregistrait 245.300 étudiants étrangers dont 29.044 Marocains. Un tuyau? Les filières scientifiques, économiques, de gestion, management, droit et sciences politiques sont très valorisées. Attention depuis le 1er juin, la demande de visa est conditionnée par le passage obligatoire au Centre pour les études en France. Sont concernés les étudiants marocains ou étrangers résidant au Maroc et qui souhaitent partir étudier en France. Sont exemptés les titulaires d’un bac français, ceux qui ont obtenu une préinscription suite à une demande d’admission préalable -en 2005-, ceux qui se présentent à un concours en France ou en possession d’une bourse du gouvernement français.De même, les mineurs relèvent d’une démarche spécifique nécessitant des délais plus importants. Et si la procédure fait ses preuves, à partir de 2006, d’autres CEF seront implantés dans les principales villes du pays.Céline PERROTEY

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