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    Une deuxième augmentation des prix à la pompe

    Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

    . Elle est effective depuis le dimanche 7 août . La hausse ne dépasse pas 50 centimes pour la plupart des produits . Le prix du baril a dépassé les 62 dollarsC’est fait. Comme nous l’avions annoncé dans nos dernières éditions, et pour la deuxième fois (et peut-être pas la dernière) en moins de 3 mois, le gouvernement vient de procéder à une nouvelle augmentation des prix de vente de base des produits pétroliers. Et ce, selon un communiqué du ministère chargé des Affaires économiques et générales. Cette hausse n’excède pas 50 centimes pour la plupart des produits. Aussi, depuis hier dimanche 7 août, l’essence super sera vendu à la pompe à 10,35 DH/l (au lieu de 9,85 DH/l soit 50 centimes de plus), le pétrole lampant et le gasoil à 6,96 DH/l (au lieu de 6,46 DH/l soit 50 centimes de plus), le gasoil 3,50 à 8,20 DH/l (au lieu de 7,70 DH/l soit 50 centimes de plus), le fuel industriel à 2.881 DH/tonne (au lieu de 2.581 DH/tonne soit 300 DH de plus). En revanche, en raison de son caractère sensible, pas de changement pour le butane, dont le prix ne connaîtra aucune variation aussi bien pour la bouteille de 12 kg (40 DH) que pour celle de 3 kg (10 DH). Selon le communiqué, ces hausses partielles, qui ne concernent que les combustibles liquides, sont «devenues nécessaires» suite à la flambée des cours du pétrole, enregistrée ces derniers mois et aux contraintes liées à l’approvisionnement du pays. Le cours du baril de pétrole brut, qui s’établissait en janvier 2005 à 40 dollars le baril, a clôturé le 5 août dernier à New York sur un record de 62,31 dollars, soit une hausse de plus de 53%.Une augmentation qui ne surprend guère puisque le prix du baril ne cesse de grimper. De son côté, le Premier ministre Driss Jettou avait affirmé que «le Maroc ne peut plus subventionner les produits pétroliers et la Caisse de compensation ne sera pas sollicitée». Pour les autres produits, le gouvernement compte répercuter les hausses à la pompe via le retour au système d’indexation supprimé en 2000. Le Premier ministre était formel: «Avec un baril à moins de 40 dollars, nous baisserons les prix des carburants à la pompe».Un scénario à écarter actuellement puisque des incidents survenus la semaine dernière dans plusieurs raffineries américaines avaient déjà provoqué l’inquiétude concernant les approvisionnements alors que l’été, période de grande consommation d’essence, n’est pas fini et que les raffineurs doivent commencer à reconstituer leurs stocks de fioul de chauffage avant l’hiver. La forte demande mondiale enregistrée par des pays “énergivores”, notamment la Chine, l’Inde ou encore les Etats-Unis, conforte cette tendance. La crise irakienne et les contraintes d’approvisionnement enregistrées sur le marché international n’y sont pas étrangères non plus.Au Maroc, la Caisse de compensation ne pouvait plus continuer à assumer ces hausses vertigineuses. Son déficit, dû justement à ces fluctuations, avait atteint 2,2 milliards de DH en 2004. Depuis début 2005 et jusqu’à fin mars dernier, un déficit supplémentaire d’un milliard de dirhams a été relevé. Ainsi, rappelle le communiqué, l’Etat a supporté, entre janvier et juillet 2005, du fait de la non-répercussion totale sur les consommateurs des hausses des cours mondiaux du pétrole, un montant de 3,4 milliards de DH.Radia LAHLOU

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