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    Un brevet inédit dans le domaine du nucléaire

    Par L'Economiste | Edition N°:2076 Le 01/08/2005 | Partager

    . Un Marocain à l’origine d’une nouvelle technique d’analyse . Création du Cerdar à Rabat pour soutenir le brevet . Recherche de sponsors pour faire vivre le Centre de recherchesAbdeslam El Harti fait figure de petit génie. Il a mis au point en 2002 une technique inédite d’analyse des éléments radioactifs. Le procédé utilisé couramment par les centres de recherches au niveau international est la spectrométrie, technique de détection extrêmement sensible dont les coûts avoisinent, en moyenne, les 2.000 DH à chaque test. Au Maroc, c’est le CNESTEN (Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires) qui réalise notamment les analyses pour l’OCP (Office chérifien des phosphates ou l’Onep (Office national de l’eau potable) pour le contrôle de la radioactivité de leurs échantillons.La méthode mise au point par El Harti, fonctionnaire au ministère de l’Artisanat et docteur en physique nucléaire, permet de réduire les coûts de 90%, selon l’étude accompagnant le projet. «Notre technique se base sur les détecteurs solides de traces nucléaires (DSTN), explique El Harti. Les films (DSTN) ont la particularité de laisser des trous à chaque passage de la particule et, en comptant leur nombre, on détermine la concentration d’éléments radioactifs d’un échantillon moyennant l’exploitation de notre procédure». Son procédé est moins coûteux: pas de préparation chimique ou d’outil comme le spectromètre à acquérir. Seulement des films type pellicule photo (3 DH environ) et le logiciel à commercialiser qui calculera la radioactivité. «Les DSTN existent depuis les années 50 mais la communauté scientifique n’arrive toujours pas à les utiliser convenablement pour parvenir à des conclusions aussi spectaculaires que ceux obtenus par la spectrométrie», souligne El Harti. En clair, sa trouvaille permet, elle, d’arriver à obtenir les mêmes résultats. Une fois l’invention brevetée, il reste à la faire connaître. Les clients potentiels sont les laboratoires et les centres de recherches internationaux. L’application de ce procédé est très large et ne se limite pas uniquement aux deux domaines précités. «Nous avons participé à une conférence sur les DSTN à Barcelone en août dernier et nous avons reçu l’aval de la communauté scientifique, explique Khalid Maaouni, étudiant à Polytechnique Marseille option énergétique qui se charge, pour le moment, de la mise en valeur du procédé auprès des entreprises pour obtenir des fonds et ainsi pérenniser la protection du brevet. La tâche n’est pas aisée. «La recherche dans le domaine du nucléaire n’est pas assez développé au Maroc et c’est dans ce sens que nous avons créé le Cerdar», explique Maaouni. La découverte a, par ailleurs, été retenue en juin dernier par le CNRST, le Centre national de la recherche scientifique et technique qui cofinance avec le Service culturel de l’ambassade de France au Maroc. «Nous avons présenté notre projet aux membres du comité du Réseau Maroc incubation et essaimage ce qui nous a permis d’obtenir 230.000 DH pour le financement de la phase d’incubation au CIT, Centre d’Innovation Technologique de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs», indique Maaouni. Une somme qui devrait financer des études de marché, de faisabilité technique ainsi que la programmation du logiciel. Le problème, c’est que l’argent promis n’est toujours pas débloqué. De plus, à partir du 28 août, l’invention ne sera plus protégée. Cependant, Maaouni a bon espoir. «Nous venons de signer un accord de collaboration avec un organisme qui finance le brevet». Il s’agit de ASD (Advanced Scientific Developpment).«On s’est beaucoup investi dans le brevet depuis 3 ans… Nous ne voudrions pas l’abandonner», confie le physicien. Le combat pour garder le brevet au Maroc ne fait donc que commencer.


    Protéger

    Le Cerdar, Centre d’études, de recherche et de développement des analyses des radioéléments a été créé en juillet 2004 à Rabat. Les objectifs du centre sont, par ailleurs, de continuer les recherches dans le domaine des analyses des radioéléments et du développement de leurs applications. L’organisation de journées d’étude pour débattre des problèmes de la physique nucléaire et ses applications. De même, le centre souhaite élaborer des conventions de coopération et de partenariat avec des organismes nationaux et internationaux pour développer les applications du brevet(1). Le staff se compose d’une dizaine de personnes. Khalid Maaouni, vice-président du Centre explique: «Nous avons fondé le Cerdar pour mettre en valeur l’innovation d’El Harti et avoir une structure face à nos interlocuteurs». En effet, le Cerdar recherche le soutien des entreprises publiques et privées pour gérer et valoriser le brevet. Ce qui a permis à l’Onep (Office national de l’eau potable) de faire un don de 20.000 DH en attendant d’autres initiatives, indique-t-on au Cerdar.❏(1) Le brevet est enregistré auprès de l’Ompic (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale) et de l’Ompi (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) sous le matricule N° PCT/MA2004/000001. Il porte la nomination suivante: «Nouvelle méthode de dosimétrie des noyaux radioactifs dans différents types d’échantillon, moyennant l’utilisation des détecteurs solides de traces nucléaires (DSTN)».Céline PERROTEY

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