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    Economie

    Transport urbain à Casablanca
    L’accord avec les concessionnaires à l’eau?

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . Une commission mixte avait arrêté des mesures de mise à niveau . Ces dernières sont restées lettre morte A quand la mise à niveau des entreprises concessionnaires de lignes de transport urbain? Pour le moment, c’est le statu quo. Pourtant, cela fait huit mois que “la commission mixte du transport urbain” a élaboré les axes de travail sur lesquels il fallait se pencher de toute urgence. Le retard n’est pas uniquement à mettre sur le dos de la Confédération nationale des transporteurs routiers. Les autorités de la ville sont également concernées. D’ailleurs, elles ont tenu des réunions de concertation sur le sujet avec les concessionnaires en février 2004. Réunions qui ont justement donné lieu à la fameuse commission mixte.Une panoplie de mesures à même de rehausser la qualité du service a été arrêtée. Les exigences des uns et des autres ont été prises en considération. Si les termes de l’accord avaient été respectés, les deux parties auraient entamé “la redéfinition du cahier des charges”. Mais il n’en est rien. Même sort a été réservé aux autres points. Ni le redéploiement pour l’harmonisation du réseau, ni le réajustement tarifaire concerté n’ont eu lieu. Pour ce dernier point, les opérateurs privés ont procédé à l’augmentation des tarifs unilatéralement, sans la bénédiction des autorités de la ville. Les concessionnaires, pour justifier l’augmentation, brandissent l’article 9 de la convention de concession. L’autorité concédante fait usage de la même disposition pour la condamner et faire le contrepoids. La création de l’autoritée organisatrice du transport (AOTU) en commun qu’avait demandée la confédération est restée, elle aussi, sans réponse. Dans une lettre adressée au président du Conseil de la ville, le président délégué de cette association affirme que “cette entité doit impérativement voir le jour avant l’entrée en exploitation du délégataire. Dans le cas contraire, il sera nécessaire d’établir un cadre clair dans lequel devra s’inscrire l’intervention de chaque type d’opérateur”. A travers cette instance de régulation, les parties veulent assurer l’équilibre d’exploitation et d’occupation de l’espace urbain par les opérateurs. C’est une manière d’éviter la pression sur une partie du réseau au détriment d’une autre. Autrement dit, il est nécessaire de faire en sorte que tous les quartiers soient desservis sur un pied d’égalité en fonction des besoins. Par la revendication de cette instance de régulation, les transporteurs urbains veulent surtout contrecarrer la concurrence qui leur sera livrée par l’entrée du délégataire de la RATC. Par ailleurs, les transporteurs incriminent ce qu’ils appellent les “disparités entre les modes de gestion retenus pour les concessionnaires et le délégataire de la gestion de la RATC”. Ce qui semble conférer à M’Dina bus un avantage compétitif qui leur fait défaut. Pour redresser cette situation, la commission mixte du transport urbain appelle à mettre en adéquation les modes et tarifs de transport et la durée de concession et de délégation pour les deux opérateurs.


    Révision de la redevance

    Côté prix de la concession, les transporteurs exigent sa révision. Ils veulent que la redevance communautaire soit “commuée d’ad valorem sur le chiffre d’affaires en forfait par ligne ou par concession”. C’est en vue d’alléger les comptes d’exploitation des entreprises concessionnaires. Ces dernières ne manquent d’ailleurs pas de raisons: Casablanca ayant basculé du système de la communauté urbaine vers celui de l’unité de la ville, il est devenu nécessaire que la redevance communautaire change également de formule. Ali JAFRY

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