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Economie

Tourisme
Accélérons les chantiers maroco-marocains
Entretien avec Jalil Benabbès-Taârji, président de la FNT

Par L'Economiste | Edition N°:1942 Le 20/01/2005 | Partager

Le président de la Fédération nationale du tourisme fait le point, à la suite des Assises internationales tenues la semaine dernière à Ouarazate. Il faut, dit-il, rattraper le retard sur des chantiers maroco-marocains. Un: la taxe de promotion touristique. Deux: la réforme de la fiscalité locale et l’harmonisation de la TVA. Trois: la clarification du statut et des moyens des CRT. - L’Economiste: En l’espace d’un mois, deux rencontres importantes sur le tourisme se sont succédé. Quelle différence faites-vous entre les Assises de Ouarzazate et celles de Marrakech?- Jalil Benabbès-Taârji: Les Assises nationales sont un débat maroco-marocain et sont organisées par notre fédération avec le plein appui du ministère. Nous avons procédé (et continuerons de procéder) à un bilan annuel exhaustif, détaillé, article par article et sans concession. De même, nous avons convenu de l’agenda conjoint de l’année 2005. Les Assises internationales, pour leur part, sont plus ciblées sur les intervenants étrangers et se concentrent sur les acquis et les développements à venir dans une logique de complémentarité avec les Assises nationales. - Qu’est-ce qui vous paraît le plus urgent à attaquer parmi les points qui n’ont pas été abordés à Ouarzazate?- Ils sont nombreux et, d’une manière globale, ce sont tous les chantiers maroco-marocains qui ont été volontairement plus développés aux Assises de Marrakech. Je parle ici de nos propositions relatives à la réforme de la taxe de promotion touristique (TPT) toujours en instance de validation. Il s’agit également de l’écart entre nos attentes et le projet de réforme de la fiscalité locale et son retard. Il en va de même du projet d’harmonisation de la TVA à 10% à toutes les entreprises touristiques (tel que prévu par les articles 40 et 42 de l’accord d’application) et du dossier non moins important des Conseils régionaux du tourisme (CRT). Pour ces structures, il est urgent de préciser le “job description” et d’établir la note circulaire ou charte devant le sanctionner et l’officialiser. Concernant ce dernier point, la démarche a été présentée et validée par le Premier ministre lors du dernier Comité stratégique du tourisme (CST) qu’il a présidé le 23 décembre dernier. Enfin, le chantier du transport touristique terrestre est à ouvrir en 2005. - Les moyens budgétaires de la promotion, en l’occurrence ceux de l’ONMT, sont maigres. Que préconisez-vous à ce sujet?- Nous recommandons pour la période 2006-2010 -et toutes les parties sont d’accord là-dessus- la signature d’un avenant à l’article 36 de l’accord d’application de l’accord-cadre. Une démarche qui devra engager l’Etat, dans la même logique que pour la période 2001-2004 et déterminera les futures dotations financières publiques au profit de l’ONMT pour les cinq années à venir. Ce qui donnera de la visibilité à tous les acteurs du marketing privés (marocains et étrangers) et publics, en sus de la réforme de la TPT qui peine à passer. Pour ce dossier, nous devons nous réunir incessamment avec le secrétariat général du gouvernement et le département du Transport tel que recommandé par le dernier Comité stratégique. L’équation consiste à en tripler le produit avec effet immédiat et sans changement de pression fiscale pour les entreprises de notre secteur. Tout ceci devrait être bouclé au plus tard le 30 juin 2005. - Où en est le chantier de restructuration des associations professionnelles et quelle différence faites-vous entre les fédérations régionales du tourisme (FRT) et les CRT?- Il est en retard dans l’absolu, mais pour des raisons objectives. Pour l’externalisation de la Fédération nationale du tourisme, nous n’attendons plus que la réforme très prochaine des statuts de la CGEM. Aussitôt effectuée, nous pourrons convoquer, comme je m’y suis engagé lors de mon élection, une assemblée générale extraordinaire, puis programmer les AG constitutives des FRT, prévues par l’article 56. Ces nouvelles associations seront présidées par les présidents des CRT actuels et auront pour vocation de “formaliser” le collège du secteur privé existant dans chaque CRT. Les FRT serviront de relais régionaux à la FNT et seront une sorte “d’antichambres” aux CRT. Pour le reste, les restaurateurs tiendront l’AG constitutive de leur fédération nationale début février et devraient être suivis juste après par les associations des loueurs de voitures. Enfin, les transporteurs touristiques regroupés au sein de leur syndicat se sont engagés à créer leurs bureaux régionaux. Au-delà, nous devrions revoir notre ministre incessamment pour débattre sur le projet de loi-cadre, prévu à l’article 58 et qui ambitionne de donner “une base réglementaire et législative” à tout ce dispositif. - Et la formation? Il semble qu’on est vraiment à la phase zéro dans ce domaine pourtant crucial pour une activité comme le tourisme.- C’est un chantier qualitatif et dit “d’accompagnement” sur lequel il reste beaucoup à faire. Il s’agit de clarifier les nouvelles attributions de l’OFPPT, impliquer les fédérations métiers davantage sur le plan national et localement au sein des comités directeurs des instituts de formation et dynamiser l’insertion des jeunes diplômés. Nous avons une part de responsabilité dans les retards et nous tâcherons de reprendre le bon rythme en 2005 et au-delà.- L’observatoire du tourisme a été mis en place lors des dernières assises. Qu’elle est la prochaine étape maintenant pour que cet organisme devienne opérationnel? - Le Conseil d’administration sera convoqué pour le 8 février prochain. Il devra nommer le président, issu et proposé par notre fédération. Nous signerons le même jour la convention entre le ministère et notre fédération puis le président nous présentera pour validation son budget et plan d’action pour 2005, voire 2006.Propos recueillis parMalika ALAMI

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