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Textile: Bruxelles joue la carte du dialogue avec la Chine

Par L'Economiste | Edition N°:1932 Le 05/01/2005 | Partager

. Pour l’UE, Pékin “n’est pas une menace stratégique”. Le problème de la fin des quotas n’est pas sous estimé pour autantLa Commission européenne a choisi de privilégier le dialogue avec la Chine face aux craintes d’un déferlement des importations chinoises après l’élimination le 1er janvier 2005 des quotas textiles. Bruxelles a toutefois prévu un dispositif de surveillance pouvant déboucher sur des mesures de sauvegarde en cas de déstabilisation du marché. Définie par l’ancien commissaire européen au Commerce Pascal Lamy, la stratégie européenne repose sur quelques principes simples: respect de l’engagement collectif pris à l’OMC en 1994, souci de protéger les pays les plus pauvres de la supercompétitivité chinoise, refus de voir l’Europe faire les frais d’éventuelles mesures protectionnistes américaines, et enfin un travail de fond pour repositionner l’industrie textile européenne.«Notre objectif doit être d’échanger et d’influencer, pas de voir la Chine comme une menace stratégique. Considérer la Chine comme une menace rendrait plus probable qu’elle le devienne à un moment donné», estime le successeur de M. Lamy, Peter Mandelson. Sans sous-estimer les problèmes soulevés par la fin des quotas, Bruxelles rappelle «que les importations de l’UE soumises à des quotas ne concernent que 20% des produits textiles et d’habillement importés», et que «la majorité de ces quotas ne sont pas beaucoup utilisés». Seules 12% des exportations chinoises de ce secteur vers l’UE sont soumises à des quotas, ce qui n’a pas empêché Pékin de devenir le premier fournisseur, comptant pour 17,5% des importations européennes en 2003. Pour la Commission, la menace chinoise pèse d’abord sur certains pays en développement, auxquels les quotas garantissaient un accès au marché européen et où l’industrie textile est un des rares secteurs exportateurs, comme le Bangladesh, le Maroc ou l’Ile Maurice. Pour ces pays, une hausse brutale des exportations chinoises, s’accompagnant d’une baisse généralisée des prix, aurait des conséquences dramatiques. Bruxelles a cherché à en convaincre Pékin, en mettant en place en 2004 un mécanisme de dialogue spécifique et en renouvelant explicitement ce message le 8 décembre à La Haye, à l’occasion du sommet UE-Chine. La Commission a surtout mis en place, en conformité avec les règles de l’OMC, un système de surveillance a priori des importations chinoises pour les produits textiles les plus sensibles, au moyen d’autorisations d’importation délivrées automatiquement et sans limitation. Cette surveillance sera remplacée, au plus tard le 31 décembre 2005, par un contrôle a posteriori basé sur les statistiques douanières. Bruxelles a par ailleurs mis en garde contre un possible détournement vers l’Europe de produits chinois qui se verraient interdire l’accès au marché américain à la suite de mesures protectionnistes décidées à Washington.Le premier contentieux déclenché contre la Chine après son entrée à l’OMC en 2001 l’a été précisément à l’initiative de l’industrie textile américaine. Mais la Commission européenne a aussi travaillé sur l’avenir à long terme, conformément à la conviction de M. Lamy, que «le textile et l’habillement ne sont pas une industrie du passé pour l’Europe» mais «un secteur d’avenir qui peut concilier productivité et créativité».Un Groupe de haut niveau a émis des recommandations sur le renforcement de la compétitivité de l’industrie textile européenne, dont l’avenir se jouera, comme pour le reste de l’industrie européenne, dans le haut de gamme et grâce à des technologies avancées. Dans ce but, Bruxelles est déterminé à se battre, dans le cadre du cycle de Doha, sur l’accès des productions textiles européennes aux marchés étrangers, notamment ceux des grands pays émergents, et sur la protection de la propriété intellectuelle des marques et des créateurs européens.(AFP)

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