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Affaires

Tétouan: Polémique autour de la cartographie par satellite

Par L'Economiste | Edition N°:1944 Le 25/01/2005 | Partager

. Le cabinet Boutayeb met en garde contre l’usage abusif d’une “technique coûteuse et peu fiable”. Cependant, de nombreuses chambres de commerce et administrations y ont recours C’est désormais la guerre entre les satellites et les avions. Il ne s’agit cependant pas d’un épisode de la guerre des étoiles, mais bien d’un affrontement entre les sociétés qui produisent des images aériennes et celles qui proposent des images prises par des satellites. Rappelons que plusieurs administrations et offices, mais aussi des sociétés privées ont recours aux images aériennes ou satellitaires à des fins multiples. Pour maîtriser et connaître l’évolution de certains phénomènes comme la désertification, la déforestation, les inondations ou même le tsunami, mais aussi les cartographies économiques ou agricoles, ces images sont incontournables. Reste à faire son choix entre les deux techniques. Aujourd’hui, le cabinet Boutayeb s’érige contre ce que ses responsables appellent un recours abusif et injustifié aux images satellites. Ils mettent en garde contre “la dilapidation des deniers publics pour un service coûteux et qui offre une moindre précision comparée à celle des images aériennes”. Telle n’est pas l’opinion d’une société comme Geomatic sise à Casablanca et qui vend les images produites par le satellite Ikonos. Ses responsables pensent que c’est une offensive de topographes qui s’accrochent aux vieilles méthodes et résistent aux nouvelles techniques offertes par les satellites. Le débat s’est ouvert suite à un article paru dans L’Economiste du 6 janvier 2005 où il est mentionné que la Chambre de commerce de Tétouan, à l’image de celle de Mohammédia, s’est dotée d’une cartographie économique effectuée grâce aux images satellites. Il y était aussi annoncé que d’autres chambres de commerce allaient suivre le même exemple, pour le grand bonheur de Geomatic et la dizaine de ses semblables au Maroc. “Cela fait déjà 4 ans que nous avons livré des images satellites à la Chambre de commerce de Rabat-Salé”. L’acquisition et le traitement de ces images ont coûté à la Chambre de Tétouan 460.000 DH. Un prix que le cabinet Boutayeb considère comme exagéré. “Nous proposons des images aériennes à 33 dollars le km2 alors que les satellitaires ne coûtent pas moins de 40 dollars le km2”, estime un responsable du cabinet. Il ajoute que les images satellites ne sont pas encore au point pour égaler la précision et la fiabilité des images prises par des avions. Quant à Geomatic, elle avance tout à fait le contraire, affirmant que le prix au km2 des images satellites n’a jamais dépassé les 25 dollars, avec une précision de 60 voire 40 cm et qu’aujourd’hui la plupart des administrations utilisent cette technique et qu’elle fait gagner en temps. Mieux, “par le biais des images satellites, il est toujours possible d’inscrire en moins de temps les changements économiques, naturels ou autres qu’un environnement peut subir. Utiliser à chaque fois des avions pour actualiser sa base de données est une lourde besogne”, estime-t-on de la part de Geomatic. Difficile donc de trancher, à moins qu’une enquête scientifique n’élucide les vrais enjeux de ce bras de fer entre partisans des avions et ceux des satellites.


Les limites du satellite

Le Maroc compte pas plus de 4 ou 5 sociétés qui proposent des images aériennes. Le cabinet Boutayeb dispose par exemple de 3 avions. Ces sociétés se sentent aujourd’hui menacées par un nouveau commerce d’images faciles à avoir et produites par des satellites de plus en plus au point. Elles reconnaissent l’intérêt des images produites par ces derniers, mais veulent montrer leurs limites. Pour le cabinet Boutayeb, “les images satellites sont un très bon moyen pour l’inventaire et le recensement des ressources à condition que ce soit fait sur de grandes superficies et à des fins non cartographiques.De notre correspondant, Mostafa BENTAK

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