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    Affaires

    Tétouan cherche son repositionnement touristique

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . La présentation du lancement d’une étude, très critiquée par les élus. Son coût sera de 4,5 millions de dirhamsConvaincre les élus de Tétouan n’est pas une mince affaire. Surtout quand il s’agit d’un thème qui leur tient à cœur, comme celui de la promotion du tourisme dans la région. Jeudi 2 décembre, les experts de quatre bureaux d’étude étaient au rendez-vous à la wilaya de Tétouan avec les responsables de la ville et d’autres de la région comme Driss Benhima, directeur de l’Agence de développement des provinces du nord. Ce dernier a rejoint la réunion tardivement, mais ses remarques et opinions ont beaucoup contribué à détendre l’atmosphère et à rationaliser le débat: “Il faut donner leur chance aux experts de nous soumettre une vision plus claire de la situation”. Voilà de quoi calmer les ardeurs des élus. Les quatre bureaux, qui ont décroché l’étude sur le repositionnement touristique de Tétouan, sont l’espagnol Mazars Turismo, le suisse Urban Plan et les marocains Masnaoui Mazars et Team Maroc. Le coût de l’étude est de 4,5 millions de DH. Aux côtés du ministère du Tourisme, de l’Agence urbaine et de l’Agence de développement des provinces du nord, la commune de Tétouan et les différentes municipalités ont mis la main à la pâte. Toutes les parties actives dans la gestion de la ville se sentent concernées par les résultats, mais avant tout par “le sérieux et la consistance” d’une telle démarche. Selon les experts, l’étude devra durer 6 mois hors délais de constitution des documents administratifs. Ce jeudi, les experts se sont contentés de présenter la méthodologie et les grandes lignes de l’étude. Ils ont estimé prématuré d’entrer dans les détails ou de proposer un diagnostic exhaustif de la situation touristique de la ville. Tout ce qui ressort de palpable dans leur présentation a trait à la nouvelle zone touristique (NZT) de 300 hectares, qui devra s’étendre de Fnideq à Oued Laou. “Il y sera construits des hôtels de différents standings pour élargir l’offre avec un effet d’entraînement sur l’économie locale”, estime-t-on. Toutefois, cela n’a pas été suffisant pour convaincre une assistance particulièrement exigeante. “C’est une présentation générale qui peut être applicable à n’importe quel autre produit ou région”, a lancé Samir Sehraoui, de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), critiquant le caractère superficiel des interventions de spécialistes. De son côté, le wali de Tétouan, Mohamed Mbarki, a fait allusion à la charge psychologique d’une telle démarche. En effet, c’est la première fois dans la région, mais aussi au Maroc, qu’une étude de repositionnement touristique fédère tous les responsables d’une ville et les érige en partenaires incontournables pour la réussite de la destination. “Tétouan a longtemps souffert d’un tourisme résidentiel qui a fait reculer la destination”, souligne Mbarki, qui a insisté sur le rôle mobilisateur de l’étude, notamment pour les investissements. L’objectif est de faire de la ville une destination complémentaire, vu sa proximité de Larache et Chaouen, et productive d’un tourisme varié. L’arrière-pays, avec sa nature riche et son attrait sportif, historique, artistique et culturel, renferme autant d’arguments pour remédier à la grande saisonnalité de la région. Le balnéaire ne fonctionne que deux mois sur l’année et perd de plus en plus de son attrait, avec la réalisation de la route qui va jusqu’à Fnideq. Car la plupart des estivants viennent pour faire du shopping. “La destination porte encore les séquelles d’une mauvaise expérience due à l’absence de sérieux de certains promoteurs qui n’ont pas honoré leurs engagements”, explique Mustapha Agounjabe, délégué du Tourisme à la wilaya de Tétouan. Dans deux mois, une nouvelle rencontre devra avoir lieu à la wilaya pour la présentation des premiers résultats de l’étude. Bonne chance les experts!


    Engagement

    C'est la première fois que les élus sont autant intéressés par le sort du tourisme dans leur région. Changement de mentalité? C’est sûr. Mais aussi une prise de conscience que le tourisme est un vecteur de développement durable. Le président de la municipalité d’Oued Laou (concernée par la nouvelle zone touristique) a des propositions: “Nous voulons un tourisme différent de celui de Costa Del Sol. Nous avons des potentialités naturelles et historiques meilleures, il suffit de les mettre en valeur”. D’autres élus ont mis l’accent sur le tourisme d’affaires prenant en compte Tanger-Med. Ils n’ont pas omis le volet social en invitant les bureaux d’étude à prendre en considération l’apport des producteurs touristiques tétouanais. De notre correspondant, Mostapha BENTAK

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