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Affaires

Télécommunications: La libéralisation pour septembre

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. Celle-ci concernera aussi bien la deuxième licence du fixe que d’autres segments . Elle sera, selon l’ANRT, accompagnée de préalables réglementaires…. …mais aussi d’études de marché pour les nouveaux entrants Depuis le temps que tous les opérateurs des télécoms l’attendent, c’est aujourd’hui chose sûre. “La libéralisation des télécommunications, une question qui interpelle tous les secteurs de l’économie nationale, aura lieu sous tous ses segments en septembre prochain”, déclare Az-El Arabe Hassibi, directeur de projet au sein de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). C’était lors de la séance inaugurale de la 3e édition des rencontres méditerranéennes (Med-IT), organisées par le Technopark et X-Com les 23 et 24 juin à Casablanca. Une séance qui a été présidée par Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques et générales. Selon Hassibi, l’étude que réalise en ce moment même l’ANRT en collaboration avec un cabinet de consulting spécialisé “touche à sa fin, et les résultats seront présentés au courant de juillet prochain au Conseil d’administration de l’ANRT, présidé par le Premier ministre”. La libéralisation, qui concernera la fameuse deuxième licence du fixe, quelques aspects du mobile, les services satellitaires ainsi que l’accès Internet, sera également accompagnée d’une réglementation précise et de certaines études de marché destinées à donner une vision globale aux nouveaux entrants. L’annonce de Hassibi n’a toutefois pas laissé les opérateurs, présents à cette rencontre, indifférents. “Nous espérons que cette deuxième tentative sera couronnée de succès et qu’elle permettra surtout une transparence et une équité entre les 13 opérateurs du marché”, souligne un intervenant. Rappelons que l’ANRT avait lancé en 2003 un appel d’offres pour octroyer la deuxième licence de services fixes de communication. Mais la réponse du secteur privé n’a pas été aussi enthousiaste qu’elle l’avait été pour l’appel d’offres concernant les communications mobiles. Après avoir rabaissé les exigences imposées au nouvel arrivant, notamment en matière de couverture du réseau, et avoir repoussé le délai de participation de plusieurs mois, il a été décidé, en l’absence de tout soumissionnaire, de retirer l’offre. Les raisons de l’échec de la première tentative sont multiples, d’après une étude réalisée par l’Union internationale des télécommunications (cf. www.leconomiste.com). Mais la cause fondamentale, toujours selon cette étude, reste l’incertitude qui caractérise l’environnement réglementaire, “les actes d’ingérence entre le régulateur et le service public chargé des télécommunications, et les intérêts que l’Etat a conservé chez l’opérateur historique”. Par ailleurs, le contexte sectoriel entre 1999 et 2003 a profondément été marqué par le manque d’investissements en matière de télécoms. Et ce, en raison du surendettement des pourvoyeurs de fonds lié à un surinvestissement de leur part les dernières années. C’est le cas de l’anticipation du marché de l’Internet et du haut débit en particulier, qui n’a pas été à la hauteur des estimations. Ainsi, contrairement au développement exponentiel du mobile, le fixe a accusé depuis 1999 une nette régression. D’ailleurs, son taux de pénétration à 4% au cours des 4 dernières années. Cette régression, expliquent les experts, “est principalement due à l’agressivité commerciale du mobile, mais aussi et surtout par la pénalisante faiblesse d’innovation du parc fixe”. L’attribution de cette deuxième licence doublée des efforts consentis pour démocratiser l’outil informatique et l’accès au Net sous différents débits (bas, haut, lignes spécialisées) dessineront certainement un nouveau paysage, plus concurrentiel, pour le secteur des télécommunications national. “Ce qui nécessitera davantage de dynamisme de la part du régulateur national”, tient à préciser un intervenant.


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Selon une enquête réalisée par Maroc Telecom sur le marché d’Internet au Maroc, il existe près de 2 millions de connexions à travers le Royaume. Reste que ces connexions ont principalement lieu à travers les cybercafés et les lieux de travail. Les freins aux connexions à domicile tiennent d’abord au prix d’accès, “près de 30% des personnes interrogées évoquent le tarif élevé d’accès par rapport à leur revenu, alors que 25% ne voient pas le besoin d’avoir un accès à domicile du moment qu’ils peuvent l’avoir dans leur lieu de travail ou dans les cybercafés”, précise un responsable de Maroc Telecom. Toujours est-il, le manque de contenu représente l’argument le plus évoqué. “Les sites qui offrent un contenu maroco-marocain sont rares. L’on peut citer à titre d’exemple Menara, le portail Wanadoo ou encore L’Economiste, mais à côté le contenu reste en deçà des attentes des internautes marocains”, ajoute ce responsable. Selon lui, c’est justement sur cet aspect pratique de contenu qu’il existe plus de marge de manœuvre. “Outre les efforts consentis pour la démocratisation de l’outil informatique, les opérateurs aussi bien privés que publics devraient penser à développer un contenu virtuel marocain attractif pour attirer davantage les internautes”, lance un participant. De plus, est-il noté, le nombre des ISP (fournisseurs d’Internet) est en chute libre. “Celui-ci est passé de 100 à une dizaine seulement. Ce qui pénalise gravement ce marché”, ajoute ce professionnel. Naoufal BELGHAZI

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