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Economie

Taza: Le criquet gagne du terrain

Par L'Economiste | Edition N°:1916 Le 14/12/2004 | Partager

. Près de 60.000 hectares traités jusqu’à présent . Les trois cercles touchés sont Guercif, Taza et Tahla. Le plus dur est attendu en mars 2005L’invasion acridienne prend de plus en plus d’ampleur à l’est du Royaume. Chaque jour, de nouveaux terrains sont infestés. A Taza, les superficies à traiter sont devenues tellement importantes qu’il a été décidé de transformer ce sous-poste de commandement de lutte antiacridienne, dépendant jusqu’au 27 novembre du centre d’Oujda, en un poste régional. Ce dernier est désormais doté de ses propres sous-postes de commandement. Et il y en a deux dans la province: l’un à Guercif et l’autre à Taza même. Trois unités sont opérationnelles au niveau du premier, deux autres au niveau du second. Depuis le début des interventions, la première remonte au 31 octobre, les opérations de traitement avancent au rythme de 1.500 à 2.000 hectares en moyenne par jour. Au total, quelque 59.145 hectares ont pu être traités jusqu’à présent dans la province. Une grande partie de cette superficie a fait l’objet d’un traitement aérien, soit 57.660 hectares contre 1.485 pour la lutte terrestre. A Taza, trois cercles sont touchés par ce phénomène dévastateur. Il y a, d’abord, le cercle de Guercif où se situent les deux principaux axes considérés comme étant une porte d’entrée du criquet pèlerin venant de l’Est. Il s’agit notamment de Debdou (Taourirt) et de la route menant vers Missour-Outat El Haj. C’est là où les interventions sont les plus importantes. Autre axe d’intervention dans ce cercle, la région de Berkane.Le deuxième cercle concerné par cette lutte antiacridienne est celui de Taza. Les zones d’intervention sont notamment Bab Merzouka, Gueldamane et Bechtiyine.Enfin, le troisième cercle touché par l’invasion du criquet est celui de Tahla. Ici, les interventions sont, surtout, concentrées dans la région de Maghraoua.“Jusqu’à présent, aucun dégât n’a été enregistré sur les cultures. Les criquets se contentent de grignoter les feuillages des oliviers et les agriculteurs ne se plaignent pas vraiment”, explique Jamal El Messaoudi, chef du service de la protection des végétaux à Taza. Et d’ajouter que “le criquet s’installe généralement sur des cultures telles les jujubiers, l’alfa, l’olivier, les différentes plantes pastorales et certaines cultures maraîchères”. D’après El Messaoudi, les spécimens identifiés dans la région se trouvent au stade adulte immature. La lutte actuelle vise, ainsi, à l’empêcher de passer au stade de reproduction.Pour mener cette lutte, il a été question de faire recours à des avions appartenant à des sociétés espagnoles et françaises en plus des hélicoptères de la Gendarmerie royale. Les intervenants directement impliqués dans cette opération étant la DPA (délégation provinciale de l’agriculture) de Taza, représentée par son service de protection des végétaux, la Gendarmerie royale, les autorités locales et la délégation provinciale de la santé à Taza. L’opération de lutte s’organise en quarte étapes essentielles. D’abord, il y a la prospection. Il s’agit là de délimiter les zones envahies par des coordonnées d’orientation et d’évaluer les superficies infestées. Cette opération est conduite par des prospecteurs et des guetteurs. Généralement, les signalements de présence du criquet se font à partir de l’après-midi. Car c’est à compter de ce moment-là que les essaims de criquets commencent à bouger, encouragés par la hausse de la température. “Actuellement, la progression des essaims est freinée plus ou moins par la baisse des températures. Les conditions favorisant leur mouvement étant la chaleur et le vent d’Est (chergui)”, précise le chef du service de la protection des végétaux.L’opération de traitement, quant à elle, commence très tôt le matin. Toutefois, avant de s’y lancer, un autre chantier non moins important s’impose: celui de la sensibilisation. Il s’agit, en effet, de sensibiliser la population quant aux enjeux de l’opération: éviter les pâturages pendant la période de traitement, protéger les ruches, couvrir les puits… sont autant de messages véhiculés lors de cette campagne marquée par une forte mobilisation des agents de l’autorité locale.S’agissant du traitement, c’est tout un dispositif de préparation qui doit être mis en place à l’avance. Ainsi, les équipes implantées dans les pistes d’atterrissage de Sidi Hamou Meftah (Taza) et de la base militaire de Guercif constituent les premiers maillons de la chaîne de l’opération. C’est à elles qu’incombe la mission de préparer le produit du traitement et le remplissage des avions. D’autres équipes se chargent de suivre l’opération sur le terrain. La communication avec les pilotes étant assurée par des talkies-walkies. Pour assurer le balisage des zones ciblées, ces équipes ont souvent recours au tissu blanc ou au feu. Quatrième étape dans ce chantier de lutte: le contrôle d’efficacité. Celui-ci permet de vérifier le taux de mortalité au sein de l’essaim traité. A noter que généralement le résultat du traitement ne peut se faire ressentir qu’après 6 heures jusqu’à 48 heures. “L’essaim traité ne meurt pas nécessairement sur la place du traitement. Parfois, il peut parcourir une dizaine de kilomètres avant qu’il ne s’éteigne. D’ailleurs, à plusieurs reprises, on nous a signalé la présence du criquet dans certains endroits alors qu’en réalité il s’agissait d’espèces déjà traités ailleurs”, précise El Messaoudi.


Demande de renforts

Le poste de commandement régional de Taza a formulé certaines doléances auprès du Poste central de lutte antiacridienne à Rabat pour un renfort en moyens surtout roulants (véhicules). “Il faut s’attendre, dans les mois à venir (notamment mars et avril), à des invasions plus importantes du criquet dans la région. C’est pourquoi il faut se préparer pour y faire face”, affirme El Messaoudi. De notre correspondante, Amal TAZI

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