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Tanger: La ville perd l’un de ses romanciers

Par L'Economiste | Edition N°:1942 Le 20/01/2005 | Partager

. Boubkeur El Kouche n’est plus. Amoureux de la capitale du détroit, il lui a consacré deux ouvragesEcrivain et professeur universitaire, Boubkeur El Kouche est mort à Paris, à l’âge de 59 ans, le 12 janvier dernier, suite à une crise cardiaque. Cet amoureux de la ville était réputé au sein du cercle littéraire tangérois. Ses amis du Café Petit Berlin regretteront ses manières mais aussi sa sagesse du verbe et sa verve quand il parlait des deux sujets qui lui tenaient à cœur: l’éducation et “sa ville” Tanger. Docteur d’Etat en langue et littérature françaises, il a débuté sa carrière d’enseignant à Oujda après avoir obtenu sa licence ainsi que le diplôme de l’Ecole normale supérieure à Alger.Il a été directeur du CPR d’Oujda, puis professeur de littérature à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Fès. Il participa à la création de la Faculté des Lettres de Tétouan en tant que premier chef de département de langue et littérature françaises. En parallèle, il organise de nombreux colloques et séminaires et y contribue activement en présentant des communications sur divers sujets qui traitent de la culture, l’art, la langue, la littérature. Entre-temps, il participe à la création de groupes de recherche comme le Gremnord (groupe de recherche sur la mémoire du nord du Maroc) dont il était responsable et cofondateur. Il publia deux livres. Le premier “Regarde, voici Tanger. Mémoire écrite de Tanger depuis 1800”, a été édité chez l’Harmattan à Paris en 1996. L’ouvrage réunit les témoignages des amoureux de Tanger, peintres, écrivains, voyageurs, romanciers à travers une sélection raffinée d’extraits de leurs écrits sur la ville. Ce travail est selon ses amis, d’une valeur documentaire inestimable. “Une saison au paradis”, Edition Détroit, Tanger, est paru en 2003. Dans ce roman, Tanger est plus qu’un espace narratif, elle est aussi protagoniste. L’auteur y fait rencontrer deux amis journalistes, issus de l’immigration, pour débattre, en passant en revue, d’un oeil critique, des évènements passés et présents, des personnages connus et inconnus, des actualités brûlantes puisées dans la réalité quotidienne, avec ses joies et ses malheurs, ses tolérances et ses bassesses. Maniant à la fois l’humour, la satire et le tragique, il use d’un style où plusieurs registres de langue se côtoient. Grand amoureux de la ville de Tanger, celle-ci va le séduire au premier regard. Il s’y installe définitivement depuis 1980 et y construit une maison sur la colline surplombant la Baie de Tanger pour l’admirer nuit et jour et s’imprégner de sa beauté, de sa douceur, de son effervescence et de son agitation. Mais aussi et surtout pour se consacrer à la méditation et à l’écriture.Ali ABJIOU

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