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Spécial Marrakech
L’industrie, le parent pauvre…

Par L'Economiste | Edition N°:1783 Le 04/06/2004 | Partager

. Pourtant, les ZI ne manquent pas L’industrie n’a pas connu le même essor que le tourisme ou l’artisanat à Marrakech. Les mêmes indicateurs et tissu économiques qui caractérisaient le secteur dans les années 80 continuent de prévaloir et ce, malgré les tentatives des promoteurs. Ce qui fait dire à un Tayeb Guemouria, directeur de la Chambre de commerce: «Nous avons l’impression de battre des ailes dans le vide depuis quelques années. La région n’arrive pas à drainer les grands groupes internationaux ou nationaux dans les années 90, à quelques exceptions près (Yves Rocher, GVB Comar, groupe Iraqui)”, souligne-t-il en substance. La ville attire pourtant les investissements dans le secteur du tourisme, même au plus bas de sa forme, alors que l’industrie continue à être ce parent pauvre, hormis deux ou trois petites unités qui ont vu le jour récemment dans la menuiserie, ou encore dans les produits laitiers. «Devant toutes ces inquiétudes, somme toute légitimes face à l’ouverture prochaine des marchés, les Marrakchis se détournent de l’industrie alors que ceux qui ont investi dans ce secteur ne le regrettent pas aujourd’hui», analyse le directeur de la Chambre de commerce. Il ne faut pas non plus négliger les difficultés que rencontrent les promoteurs dans l’acte d’investir et qui sont transversales à toutes les régions. Il est vrai que Marrakech souffre en plus de l’accessibilité. Ce n’est cependant pas l’unique explication. Ce n’est pas non plus faute d’aménagement des zones industrielles: Sidi Ghanem, Sidi Bouatmane (en cours d’aménagement) ainsi que celle en projet à Saada sous forme de parc technologique, ont renforcé l’offre. Pour Mustapha Belkahia, président de la section CGEM de Marrakech, l’avenir de l’industrie dans la cité ocre est dans les secteurs liés au tourisme. «Des unités de production de matériel hôtelier pourraient fort bien réussir», suggère-t-il. Même son de cloche auprès du président du Conseil de la ville, Omar El Jazouli, qui estime par ailleurs que les pistes dans l’industrie agroalimentaire, notamment la culture arboricole, sont sous-exploitées. «Elles sont porteuses de grandes possibilités de développement, à l’instar d’un produit label de Marrakech pour l’huile de table», fait remarquer le maire de la ville. Quant au concept d’une zone «industrielle», dédiée à l’audiovisuel et au cinéma, -idée lancée par les acteurs locaux-, elle est aujourd’hui reléguée aux calendes grecques. Elle nécessite en effet beaucoup d’investissements et la ville n’y serait pas encore préparée à l’évidence. D’ailleurs, le fameux projet de studios cinématographiques Debbouze and Co, n’est toujours pas sur les rails. Pourtant, le concept a marché dans des pays comme l’Egypte ou la Turquie. En attendant, Marrakech peut bien se positionner sur les petites séries, sous certaines conditions. Dans le cuir, par exemple, malgré la disponibilité de la matière première, les choses sont un peu plus compliquées. L’accès au foncier industriel à prix raisonnables est certes un facteur important, mais pas suffisant. Il faudra moderniser de manière radicale la tannerie pour prétendre attirer les investisseurs. Et elles sont une vingtaine de tanneries à opérer dans la cité ocre. Trois à peine ont été rénovées et peuvent répondre aux normes. Selon des industriels, les pistes sont nombreuses même si les chiffres ne sont pas reluisants. L’agroalimentaire est l’industrie qui prédomine dans la région. Elle est représentée par les minoteries, conserveries, boissons gazeuses, pâtes alimentaires...Vient après le secteur textile-cuir qui a repris du poil de la bête.


Chiffres

D’après les statistiques de 2002, avancées par le ministère du Commerce et de l’Industrie (et les seules disponibles), les investissements industriels ont été de l’ordre de 300 millions de DH. Ce qui représente à peu près 3% des investissements industriels au niveau national. Les 355 établissements recensés dans la région ont réalisé une production de l’ordre de 5,5 milliards de DH, dégageant une valeur ajoutée de 1,56 milliard et un chiffre d’affaires à l’export de 1,3 milliard de DH.B. B.

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