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    Souss Massa: Le déficit d’eau se creuse dans la nappe phréatique

    Par L'Economiste | Edition N°:1784 Le 07/06/2004 | Partager

    . En 2020, le niveau de la nappe deviendra si bas qu’il ne sera plus rentable de pomper “Le bassin du Souss Massa subit de plus en plus de pression avec la forte demande d’eau”. C’est le constat dressé à Agadir au cours du premier Forum régional de l’eau. Une manifestation organisée par le Cabinet “La formation” et les responsables du projet Swim-Usaid, avec le soutien de plusieurs sponsors. Unanimement, les intervenants ont mis en exergue la situation critique de l’état des ressources en eau dans la région. Une réalité qui montre que les 2/3 des besoins en eau agricole de la contrée sont couverts par la surexploitation des eaux souterraines. Le déficit dépasse une moyenne de 260 millions de m3 par an. Une situation qui a entraîné au cours des trois dernières décennies un déclin du niveau des eaux souterraine, qui va au-delà de 2,5 m par an à certains endroits. “En 2020, le niveau des eaux de la nappe sera si bas à certains endroits, qu’il ne sera plus rentable de pomper”, déplore Saïd Ouattar, représentant du projet Swim (www.leconomiste.com). Selon lui, la demande sera de plus en plus croissante. Le total des eaux utilisées actuellement dans le secteur agricole est évalué à 918 millions de m3 dont 300 millions seulement assurés par les eaux superficielles. Le reste étant prélevé de la nappe. Cette demande, souligne l’intervenant, serait de 1.077 millions de m3 en l’an 2020 avec 316 millions de m3 d’eaux de surface et 761 millions de m3 provenant des eaux souterraines. En raison de la situation actuelle, le futur du développement du secteur agricole demeure incertain. Surtout que dans certaines zones, la nappe d’eau a baissé de 70 m en 30 ans. “Pour illustrer la gravité de la situation, nous avons estimé que depuis l’Indépendance, les usagers de l’eau du Souss Massa ont créé une surexploitation de la nappe de 7,81 milliards de m3. Ce qui est l’équivalent de l’approvisionnement annuel de tous les barrages du Maroc réunis”, précise le responsable de Swim, qui se veut percutant. Freiner cette tendance est devenu le défi majeur de toute la région, surtout que l’état des ressources est extrêmement lié au développement de tous les secteurs-clés du Souss. Face à la raréfaction des ressources, toutes les recommandations convergent vers une gestion rationnelle de cette denrée précieuse. Jusqu’ici, de nombreux barrages ont été aménagés mais l’investissement en termes d’économie de l’eau reste insuffisant malgré le développement de la microirrigation, notamment dans les grandes exploitations modernes du bassin. La gestion de la demande, stratégie adoptée par le Conseil de l’eau et du climat, et l’application de la loi sur l’eau 10-95 sont confrontées à plusieurs obstacles au niveau institutionnel, technique et financier. Des aspects sur lesquels il est urgent d’agir pour passer d’une consommation de 7.500 à 6.500 m3/ha à l’horizon 2015 tel que le préconise la stratégie de développement du Conseil régional du Souss-Massa-Drâa.


    Hôtels et golfs

    Plus de 10% de la consommation en eau du Grand Agadir, c’est ce que consomment les établissements hôteliers de la ville. Les golfs quant à eux absorbent l’équivalent de ce que consomment 200.000 habitants. Le développement de cette niche ne pourra se faire dans l’avenir sans la mise en place de systèmes de réutilisation des eaux usées. De notre correspondante, Malika ALAMI

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