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    Economie

    Sida: Des femmes, et de plus en plus jeunes

    Par L'Economiste | Edition N°:1913 Le 09/12/2004 | Partager

    . La grande majorité a entre 15 et 39 ans. Les plus touchées sont les femmes mariées. Généralisation vers d’autres régions de la prise en charge de la trithérapieA l’instar des pays du monde, le nombre des femmes atteintes du sida augmente au Maroc. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par le ministère de la Santé, le 7 décembre à Rabat, lors de la journée nationale de lutte contre le sida. Ainsi, sur les 1.557 cas répertoriés, 590 sont des femmes, soit 38% du total. Ce sont les plus jeunes qui sont les plus touchées: 35% sont âgées de 15 à 29 ans, 45% de 30 à 39 ans et 18,5% ont 40 ans et plus. La majorité de ces femmes atteintes du VIH résident en milieu urbain et sont mariées. Ces dernières représentent 33% contre 19% pour les célibataires et 30% pour les divorcées. Les deux sexes confondus, sur les 1.557 personnes touchées par la maladie depuis la déclaration du premier cas de sida au Maroc en 1986 jusqu’au 30 novembre 2004, 65% des cas appartiennent à la tranche d’âge comprise entre 15 et 39 ans. Ce qui correspond à la tendance mondiale et dans 75% des cas, la transmission du virus s’est faite par voie sexuelle.A fin 2003, entre 13.000 et 16.000 personnes sont séropositives ou porteuses du virus. Selon Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, “le chiffre de 1.557 personnes malades du sida au Maroc veut dire qu’à l’échelle d’une nation, la prévalence est faible”. Et d’ajouter que “si elle n’est en rien comparable aux chiffres à déplorer dans d’autres contrées, notamment sur le continent africain, elle ne saurait cependant justifier de notre part un quelconque relâchement dans la vigilance que nous observons depuis bientôt deux décennies”. Ainsi, le ministère, en partenariat avec les départements ministériels et la société civile (ALCS, Croissant-Rouge…) ainsi que des organismes internationaux (OMS, Onusida, Pnud, Unicef…), a lancé un plan stratégique national 2002-2004. L’un de ses principaux volets est la décentralisation de la prise en charge de la trithérapie (traitement du VIH à base de trois antirétroviraux), qui concernait jusque-là Casablanca et Rabat. Désormais, cette prise en charge sera étendue à Fès, Oujda, Tanger, Marrakech et Agadir.“Aujourd’hui, tous les malades du sida au Maroc accèdent gratuitement à la trithérapie”, précise Biadillah. Faisant du dépistage un axe majeur de la stratégie de lutte contre la maladie, le département de la Santé, en partenariat avec la société civile, a renforcé les moyens d’action des centres de dépistage anonymes et gratuits. Et ce, à travers un approvisionnement permanent en équipements et particulièrement en tests rapides. A cela s’ajoutent des actions de sensibilisation et de communication au profit des populations.Nadia DREF

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