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Affaires

Sécurité & gardiennage
Le grand flou juridique

Par L'Economiste | Edition N°:1773 Le 21/05/2004 | Partager

. Le secteur est encore assez mal organisé . Et régi par un dahir de 1930, qui nécessite adaptation«Je peux voir votre sac?» Nombreux sont les clients des hôtels, restaurants et autres clubs de nuit qui ont entendu cette phrase de la part des agents de sécurité, particulièrement depuis le 16 mai 2003. Le secteur de la sécurité privée au Maroc a connu un important essor après les événements tragiques de cette nuit-là. Et ce, en dépit d’une désorganisation de l’activité et surtout du manque flagrant d’un cadre réglementaire capable de bien en limiter les contours. En effet, et étant régie par un dahir qui date des années 30, la sécurité connaît un vide législatif en matière d’éthique et de professionnalisme. Ayant effectué une enquête confidentielle pour le compte de la société LBS services qui est spécialisée dans l’hygiène et sécurité, un expert a relevé que la profession “fait face actuellement à une désorganisation commerciale et structurelle qui pourrait donner lieu à une éventuelle réorganisation profonde, voire radicale du secteur”. A cet égard, la profession a, selon des spécialistes, besoin d’un système d’agréments et de qualité afin de mettre fin à toutes formes de concurrence déloyale. Il convient de signaler qu’après le 16 mai 2003, le marché, qui était essentiellement dominé par des multinationales, s’est étoffé de nouveaux venus qui sont en majorité des sociétés à capitaux maroco-marocains. “Il fallait donc développer des synergies afin de réadapter l’offre des différents acteurs aux besoins spécifiques du marché national ainsi que pour fixer un code déontologique à suivre”, indique cet expert. C’est ainsi que l’Association marocaine des entreprises de gardiennage (AMEG) a été créée. Reste que cette association professionnelle est jugée fragile par la majorité des opérateurs de ce secteur, elle ne regroupe que cinq grandes entreprises, dont seulement trois se déclarent être membres actifs, et ne prend pas en compte les intérêts et les problèmes des nouvelles entreprises. Celles-ci sont d’ailleurs souvent confrontées à une concurrence féroce au niveau des prix. “Ce qui les pousse à baisser les charges, dont les salaires, qui sont pour la majorité réduis au Smig”, confie un agent de sécurité. Mais au-delà de la problématique des ressources humaines, le secteur de la sécurité a surtout pris, depuis une année, le virage technologique que lui imposait l’optimisation de son offre. Diagnostiquer, analyser, conseiller, concevoir et mettre en place des projets globaux de sécurité-sûreté, autant de démarches qui sont devenues actuellement contractuelles dans cette branche d’activité. Ce n’est, par exemple, plus le client qui choisit le type et le nombre d’agents qu’il veut, mais ce travail est effectué sur la base d’une analyse et un diagnostic global des risques et de protection. Autant dire que plus d’une restructuration, la profession doit se moderniser.Naoufal BELGHAZI

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