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Economie

Sécurité financière
Oualalou «soutient le travail des professionnels»

Par L'Economiste | Edition N°:1661 Le 12/12/2003 | Partager

. Le «Oualalou des grands jours» est de retour!. Pour l’instant, le Maroc hésite entre les trois options inter-nationalesLe ministre des Finances et de la Privatisation a été vivement applaudi lors du séminaire sur «la régulation et la sécurité financière», qu’abritait mercredi 10 décembre 2003 la Société Générale, sur une initiative du cabinet Deloitte avec la participation de l’ISCAE et l’Institut des experts- comptables du Maroc. Les auditeurs, tous des spécialistes de la finance et de la comptabilité, ont redécouvert un ministre qui avait envie d’aller de l’avant et qui «sait donner une vision politique aux outils techniques», comme l’a souligné l’animateur de la séance de travail (qui est aussi l’auteur de ces lignes).Le ministre a très fermement soutenu le travail en cours pour la mise à niveau des normes et diligences comptables. «C’est, a-t-il dit, un programme ambitieux entièrement né de la collaboration entre le public et le privé, un programme essentiel pour le Maroc que le gouvernement soutient». Et il a insisté: «La sécurité financière a une importance stratégique». Cette mise à niveau des normes et règles concerne les acteurs du marché (les règles d’accès aux professions et les règles d’exercice de la profession), la sécurité et la fiabilité des informations financières, le système de prévention et de garantie (qui permet d’éviter les risques systémiques) et enfin l’environnement juridique et comptable. «Il ne s’agit pas, ajoute Oualalou, d’empêcher la prise de risque mais uniquement de permettre de prendre des risques en toute connaissance de cause». Lorsqu’il prononce avec force cette phrase, les acteurs du marché se regardent et manifestent leur contentement: le ministre intègre parfaitement leurs attentes et ç’en est bien fini du malentendu qui avait émaillé leurs relations durant de trop longues années. Mais leur plaisir ne s’arrêtera pas là puisque dans la foulée, le ministre prononce la formule magique: «Ce que nous cherchons, c’est l’allocation optimale des ressources à travers l’activité des marchés financiers». C’est la formule magique car c’est exactement l’objet du travail quotidien des banques, des opérateurs en bourse, des juristes d’affaires, des commissaires aux comptes ou des experts-comptables. Même avec cette réconciliation quasi historique, les choses ne sont évidemment pas paradisiaques. Oualalou le sait, quand il dit que le Maroc travaille à mettre ses référents au niveau international. Comment résister à l’hyperpuissance?Il dit bien «international» sans faire le choix qui se présente en ce moment, entre l’option américaine (PCAOB, qui découle aujourd’hui de la loi très répressive Sarbanne-Oxley) et l’option franco-européenne (dite H3C), ou encore l’option professionnelle de l’IFAC (mais qui a du mal à s’imposer après les mécomptes d’Arthur Andersen). En fait, les professionnels marocains sont hésitants et le gouvernement l’est aussi: comment résister à la pression américaine, même si tout le monde sait parfaitement que cette loi a été montée dans l’urgence, sous la pression des scandales Enron, Worldcom... et qu’elle ne sera pas facilement applicable (voir ci-après nos informations)... Un peu plus tard, le représentant de la Banque Mondiale, Frédéric Gielen, spécialiste principal en gestion financière, rendra un hommage appuyé à la volonté du ministère des Finances de faire aboutir vite les réformes liées à la sécurité financière et à l’universalisation des références. Mais, entre ces options, il faudra choisir, c’est aussi ce que demandent les professionnels qui n’osent pas trop le faire eux-mêmes, compte tenu du comportement américain en ce moment.N. S.

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