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Affaires

Safi: La traque aux trafiquants de stupéfiants

Par L'Economiste | Edition N°:1922 Le 22/12/2004 | Partager

. Les éléments de la SRPJ s’attaquent aux points noirs de l’insécurité. Les affaires de drogue mobilisent le plusDurant les années 80, rares étaient les téméraires à Safi qui se hasardaient dans des lieux isolés à la tombée de la nuit. Parfois même, c’était en plein jour que des femmes étaient victimes d’agressions et de vols à l’arraché. Des habitantes de la ville en sont encore traumatisées bien des années après. Elles relatent comment elles s’étaient fait dépouiller de leur argent et de leurs bijoux au retour de leur travail. La racine du mal de la criminalité est en partie due à l’usage des stupéfiants, des boissons spiritueuses et alcoolisées et, bien sûr, au chômage. Les citoyens commencent, cependant, à reprendre confiance en leur ville qui se bonifie en connaissant un net affermissement de ses activités économiques, analyse Larbi Sebbari-Hassani, wali de la région Doukkala-Abda et gouverneur de la province de Safi. Des originaires de la région, qui avaient auparavant investi ailleurs, commencent même à délocaliser leurs activités vers Safi en créant plus d’emplois. De leur côté, les éléments de la police judiciaire mènent régulièrement des campagnes dans des quartiers qualifiés de “points noirs” et dans les terrains vagues. Leur vigilance s’accroît durant la saison estivale et les fêtes. Ces campagnes se sont révélées très bénéfiques, car la ville est maintenant globalement sécurisée. Les citoyens peuvent se promener en toute quiétude grâce à l’appui en logistique apporté par Saïd Bella, préfet de police de Safi, estime Noureddine Kasbi, chef de la SRPJ. Pour l’année 2004, et jusqu’à fin novembre dernier, aucun crime de sang n’est à déplorer dans la ville. Les affaires criminelles encore récurrentes sont des atteintes à des personnes, aux biens ou encore des atteintes aux moeurs. Mais ce sont les affaires de stupéfiants qui mobilisent le plus les éléments de la police judiciaire. Il faut dire que la situation de la ville est assez particulière. Safi est entourée de centres d’agglomération et de douars où le trafic de drogue est de ‘’tradition’’. Inopinément et après accord du parquet, la brigade des stupéfiants effectue des descentes dans des centres urbains avoisinants en dehors du périmètre urbain. Les trafiquants de drogue avaient pris coutume de s’approvisionner dans les régions de Sebt Gzoula, de Had Hrara, Khmiss Zemamra, Jamat Shaim, Chamaîa, Tlet Bouguedra ou encore à Khmiss Ouled Haj. Au bilan de l’année 2003, ont été enregistrées 479 affaires de stupéfiants ayant conduit à l’arrestation de 681 personnes. Au cours de la même période, il a été procédé à la saisie, en plus des véhicules, de 40,987 kg de Chira, 899,709 kg de kif, de 269,713 kg de tabac en plus des comprimés psychotropes. C’est au début de l’été, principalement au cours du mois de juillet, que le trafic a tendance à s’intensifier. En juillet dernier, 22 trafiquants ont été appréhendés avec en leur possession 527,732 kg de kif, 16,522 kg de chira et 97,611 kg de tabac. La sécurité publique est assurée en réprimant l’action de ces trafiquants malfaiteurs qui peuvent se révéler très violents et agressifs, indique-t-on. Les personnes sous l’emprise des effets des narcotiques sont facilement enclines à la criminalité. A Safi, on ne trouvera pas un seul lieu public où on utilise la Chicha, pipe orientale, est-il annoncé comme défi. Sur les directives du chef de la PJ, cette pratique qui n’a rien de local a été formellement interdite. C’est une manière indirecte de vendre du tabac au détail et ensuite c’est une forme de publicité, ce qui est en soi une violation de la loi en la matière, souligne le chef de la PJ. Et de préciser que c’est surtout une forme de dépravation pour les mineurs. Même tendance sous les effets vaporeux des boissons alcoolisées, est-il ajouté. Les épiceries et les estaminets populaires sont facilement contrôlables. Le danger peut provenir alors de ce qu’on a pris pour habitude d’appeler les “guerrabas” qui sont les vendeurs au noir de boissons alcoolisées. Mais on assure qu’il n’y en a pas un seul dans toute la ville.


Un assassin piégé par ses lunettes de vue

Un assassin myope avait tué une femme en février 2003. Il avait perdu ses lunettes de vue sur les lieux du crime. Le chef de la police judiciaire a de suite fait le tour des opticiens pour déterminer l’indice de vue (-4/-1,75) ainsi que la marque des lunettes. Des sociétés à Casablanca et à El Jadida ont été contactées pour savoir s’il y a une éventuelle commande de ces indices de vue. A travers une société basée dans la capitale économique, les éléments de la PJ ont pu connaître l’adresse de l’opticien auprès de qui a été passée la commande. L’assassin a été arrêté au moment où il venait prendre livraison de ses lunettes.De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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