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Economie

Retraites: Premières assises mitigées

Par L'Economiste | Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

. S’il y a eu accord, c’est sur la nécessité de… se mettre au travail. C’est mieux que rien!. Les partenaires sociaux insistent sur le renforcement du contrôle et d’audit des comptes des caissesVisiblement, concernant les retraites, le plus dur est à venir. En tout cas, les assises qui se sont terminées hier laisse un goût d’inachevé. Certes les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur la nécessité d’amorcer un processus de dialogue. Il y a eu aussi la demande formulée par les syndicats d’actualiser les études actuarielles existantes. En revanche, il n’y a toujours pas de visibilité sur les scénarios de réforme probables ou sur leur financement. Il y a eu quelques réflexions sur l’opportunité d’un système mixte à deux piliers répartition/capitalisation, qui concernerait à la fois le privé et le public. «Ce choix nécessite la création d’un cadre juridique adéquat avant la mise en place d’un régime intermédiaire englobant le système de capitalisation et de répartition», a indiqué Abdelwahid Khouja, directeur de la Stratégie au sein de la CNSS qui a exposé la vision de la réforme dans le privé. Dans son exposé, Benhamed Bendriss, directeur de la CMR, a insisté sur l’urgence de la réforme en indiquant que la situation financière de sa caisse, notamment celle du régime des personnes civiles, cesserait de dégager des excédents à partir de 2007. L’étude actuarielle menée par son établissement a montré que le rapport démographique est passé de 12 actifs pour un retraité en 1983 à 6 pour 1 en 1997 et à 5 pour 1 retraité actuellement.Pour Abdeltif Bennani, directeur du Budget au sein du ministère des Finances et de la Privatisation, le facteur démographique n’est pas le seul qui menace le déséquilibre financier des régimes de retraites au Maroc. Il y a d’autres facteurs comme l’amélioration de l’espérance de vie, l’allongement de la durée de paiement des pensions, la générosité des régimes de pension et la baisse de la durée des cotisations. Sur ce dernier point, des syndicalistes ont considéré que “cela découle de la baisse des recrutements dans la fonction publique”. Certains ont même affirmé que la moyenne d’âge actuellement pour intégrer l’administration est de 35 ans!Dans le cas de la CMR, les syndicats ont pu retirer du rapport final une recommandation qui prévoyait que l’augmentation des cotisations soit maintenue en 2005 et 2006. Rappelons que l’augmentation des taux de cotisation de 2%, supportée normalement par les fonctionnaires et les organismes employeurs est inscrite dans le projet de loi de Finances 2004. Cette mesure inscrite initialement pour cette année seulement doit permettre à la CMR de dégager des ressources supplémentaires de 800 millions de DH. Driss Fina de la FDT a indiqué que la recommandation figurait dans la mouture initiale du rapport final avant qu’elle soit retirée par le gouvernement.


Et les coûts de gestion?

Une autre recommandation risque d’animer le débat sur les retraites au cours des prochains mois. Les syndicats ont en effet demandé que les études menées par les bureaux internationaux prennent en compte non seulement le volet actuariel mais aussi la qualité de l’organisation des caisses, les coûts et l’efficacité de leur gestion. Seront-ils entendus? Nabil BOUBRAHIMI

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