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    Politique

    Remaniement ministériel
    Coup de jeune pour le gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    . Arrivée de technocrates sous des étiquettes politiques. Regroupement de plusieurs départements autour de grands ministèresEnfin, après plusieurs semaines de vives spéculations, le nouveau gouvernement est arrivé. Son architecture s’articule autour de gros ministères qui rassemblent plusieurs départements. Le nombre est passé de 39 à 33. Visiblement, ce gouvernement connaît un coup de jeune. Ainsi, Mohamed Boussaïd est nommé ministre de la Modernisation des secteurs publics. Avant d’occuper ce poste, il était à la tête de la direction des établissements publics et de la privatisation (DEPP), du ministère des Finances. Beaucoup de dirigeants d’entreprises publiques vont le regretter. Pendant son mandat, un travail de restructuration en profondeur des entreprises publiques a été mené. C’est lui qui a été derrière la réforme du contrôle financier de ces établissements.Le coup de jeune a touché également le RNI avec l’arrivée de Anis Birou. Il a été pendant quelques années chef de cabinet de Najib Zerouali avant d’être nommé secrétaire général du ministère de la fonction publique. La représentation féminine a été réduite. Elles ne sont que deux femmes au gouvernement contre trois auparavant.. Alioua sacrifiéLes partis politiques de la majorité ont chacun renoncé à un portefeuille ministériel. Ceux qui n’ont pas adhéré à la politique et à la méthodologie Jettou ont été donc priés de quitter le navire. L’USFP maintient le cap. Même s’il a sacrifié Khalid Alioua, le parti a gardé tous ses postes ministériels puisque l’enseignement supérieur a été récupéré par Habib El Malki. Idem pour l’Istiqlal qui s’est séparé de Mhamed Al Khalifa. L’artisanat et l’économie sociale entrent dans les compétences de Adil Diouri, ministre du Tourisme. Le MP a sacrifié Mhammed Mourabit et récupéré Mohamed Mohattane, secrétaire d’Etat chargé du Développement rural. Le RNI a renoncé à Taïeb Rhafès, Najib Zerouali, Mohamed Aoujjar et Najima Ghosali Tay-Tay. Le PPS perd un poste avec le départ de Omar Fassi de la recherche scientifique. Visiblement, la requête de l’Usfp relative à la réduction du nombre des ministres technocrates a été écoutée. Le Premier ministre a appliqué aux ministres de souveraineté la même règle qu’aux partis. Il en réduit un avec le départ de Abderrazak El Mossadeq, un de ses proches collaborateurs. Cependant, Jettou en a ramené deux, aux apparences technocrates. Il s’agit de Mohamed Boussaïd et Abderrahim Harrouchi (ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité). Ce dernier, ancien ministre de la Santé publique, a pris une grande place dans la société civile. En fait, aujourd’hui, Mohamed Boussaïd a intégré le gouvernement sous l’étiquette du RNI. Cette décision ne manquera pas de susciter la colère et les spéculations dans les rangs du parti, particulièrement chez les cadres plus intéressés par un maroquin qu’autre chose. Jettou a donc pu convaincre Ahmed Osman de sacrifier ses proches et de s’entourer d’une nouvelle génération d’hommes de terrain. Pour des cadres, le RNI a recruté deux grands calibres. Le même scénario s’est produit vers 1997 lorsque Driss Basri avait convaincu les ministres Mohamed Kabbaj d’intégrer l’UC et Hassan Abouyoub la mouvance populaire. Cette opération était destinée à moderniser le champ politique. Cette greffe n’avait pas donné ses fruits. Depuis, le contexte politique a changé. Il est incontestable que le Premier ministre a mené les négociations avec les partis politiques de la majorité, dans le secret, loin de la pression de la presse, pour reprendre l’expression d’un de ses collaborateurs. Il est évident que dans toute cette opération, le grand vainqueur n’est autre que le Premier ministre. Celui-ci sort en effet renforcé et dispose désormais de coudées franches pour mieux recadrer l’action de son gouvernement. Avec cette nouvelle jeunesse retrouvée et l’état de grâce qui se poursuit, il lui reste de mettre l’ensemble de son équipe au travail. Avec le réajustement technique de son équipe, adaptée aux priorités de son gouvernement, il n’aura plus d’excuse pour ne pas réussir sa mission. Mohamed CHAOUI

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