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Economie

Qualité de l’airSept stations de mesure déjà opérationnelles

Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

. Ozone, poussières et dioxyde de soufre parfois en trop grande quantité . Un indice de pollution de l’air en projet L’air de Casablanca est à certains endroits et pendant les heures de pointe irrespirable. A l’origine, une détérioration de la qualité des carburants, les rejets et fumées des unités industrielles et le développement exponentiel de la circulation routière ainsi que la vétusté du parc auto. Si des efforts ont déjà été fournis (aménagement d’espaces verts, instauration de l’horaire continu…), beaucoup reste à faire. Mais avant de prendre des dispositions, il est indispensable de connaître l’étendue et l’intensité de la pollution, à travers la mesure de la qualité de l’air. Sept stations de mesure (dont une mobile et quatre fixes) sont pour l’instant opérationnelles à Casablanca, Mohammédia et Rabat. C’est ce qu’affirme Saïd Mouline, pilote du programme Qualit’air de la Fondation Mohammed VI pour l’environnement. Les polluants surveillés sont le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre, les oxydes d’azote, les particules en suspension, l’ozone et les composés organiques volatiles. Ce «réseau national de surveillance de la qualité de l’air» a pour objectif à plus ou moins court terme de disposer d’une base solide d’informations sur la qualité de l’air pour tirer la sonnette d’alarme en cas de dépassement dangereux. D’ores et déjà, ce réseau a fait ressortir à Casablanca des dépassements de normes, en particulier pour l’ozone, les poussières et le dioxyde de soufre.«L’idéal est de parvenir à établir et diffuser quotidiennement aux autorités et à la population, en même temps que la météo, un indice de pollution de l’air, comme cela se fait aujourd’hui en Europe. Provisoirement, un indice de pollution de l’air local pourrait être d’une grande utilité», soutient Saïd Mouline. A partir de cet indice de pollution, des mesures concrètes pourraient être prises et un système d’alerte mis en place. Pour y arriver, plusieurs conditions sont à remplir: il faut tout d’abord qu’il y ait un nombre suffisant de stations de mesure de la qualité de l’air. Pour la seule ville de Casablanca, il en faudrait une vingtaine, explique Abdelaziz Ouldbba, ingénieur à la direction de la Météorologie nationale, responsable du réseau de mesure de la qualité de l’air. Assistance et conseil aux industriels«Quelques points de surveillance ne sont pas suffisants pour avoir des résultats représentatifs de la qualité de l’air atmosphérique dans une ville comme Casablanca par exemple, parce que les niveaux de pollution diffèrent en fonction des périodes de l’année, des heures de la journée et des quartiers», indique-t-il. Le ministère de l’Aménagement du territoire souhaite aussi augmenter le nombre de points de surveillance dans les centres urbains, non seulement à Casablanca mais aussi à El Jadida, Safi, Marrakech, Fès et Tanger, indique un responsable de la direction de la Surveillance et la Prévention des risques. Autre condition à remplir: faire en sorte que ce réseau de surveillance soit géré par un seul organisme, qui centraliserait l’ensemble des données et les diffuserait à la radio, la télévision, les pouvoirs publics…Mais il est probable que la direction de la Météorologie nationale soit la plus apte à réaliser ce travail, estiment des experts. Troisièmement, il est nécessaire également de réaliser un projet d’identification des sources de pollution sur l’ensemble du territoire marocain, et de les caractériser. Le projet coûterait 5 millions de DH, selon Abdelaziz Ouldbba. Grâce à un tel travail, il serait possible de savoir exactement quelles sont les entreprises qui polluent, et à quel degré. Des avertissements et des sanctions pourraient ensuite être appliqués à leur encontre. Selon l’équipe de l’Inspection régionale de l’environnement à Casablanca, un travail d’assistance et de conseil aux industriels est réalisé. «Nous distribuons aux industriels des petits livrets que nous avons édités l’année dernière en partenariat avec la GTZ et qui contiennent toutes les nouvelles dispositions légales concernant la pollution atmosphérique», explique une responsable de ce département. Et d’ajouter: «Nous recevons des requêtes et des plaintes, suite auxquelles nous constituons des commissions pluridisciplinaires, qui se déplacent vers les industriels pour les informer et les sensibiliser».


Dispositions juridiques

Trois lois concernant la protection de l’environnement ont été adoptées et publiées au BO de juin 2003. Mais elles ne sont pas encore entrées en vigueur car elles attendent toujours l’élaboration des décrets d’application. «Ces lois vont nous permettre de mener des actions sur le terrain et de prendre des mesures concrètes tout en ayant une base juridique solide sur laquelle nous appuyer», indique un responsable de la wilaya. Il s’agit de la loi n°11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement, la loi n°12-03 ayant trait aux études d’impact sur l’environnement et la loi n°13-03 sur la lutte contre la pollution de l’air.Cette dernière stipule «qu’il est interdit de dégager, d’émettre ou de rejeter, de permettre le dégagement, l’émission ou le rejet dans l’air de polluants tels que les gaz toxiques ou corrosifs, les fumées, les vapeurs, la chaleur, les poussières, les odeurs au-delà de la quantité ou de la concentration autorisées par les normes». Nadia BELKHAYAT

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