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Economie

Produits laitiers: Surchauffe au rayon yaourts

Par L'Economiste | Edition N°:1811 Le 14/07/2004 | Partager

. Les industriels misent sur le packaging et la diversification. Des produits laitiers pour toutes les bourses. Le marché croîtra de 14% d’ici la fin de l’annéePhénomène frappant dans les grandes surfaces. Le linéaire des produits laitiers ultrafrais est en pleine ébullition. La ménagère n’a plus grand mal à diversifier ses achats. Ce sont pourtant les mêmes producteurs qui dominent le secteur depuis quelques années. Aux côtés de l’emblématique Centrale Laitière, Copag (Jaouda) a, en l’espace de 4 ans, bousculé les habitudes. Véritable électrochoc. De son côté, Chergui a introduit une touche avant-gardiste et se fait fort d’afficher une image «bon chic bon genre». Preuve que la concurrence fonctionne, la gamme s’est enrichie en très peu de temps et les emballages se sont nettement améliorés. L’effort d’innovation est palpable dans les rayons, avec même un brin de gaieté, grâce à la couleur et au design. A côté du yaourt classique, qui a bénéficié d’un lifting généralisé, le drink s’est frayé sa place. Les bouteilles aux allures conventionnelles adoptent peu à peu une forme aérodynamique qui séduit les ados. Quant aux briques en Tétrapack, elles se déclinent en plusieurs formats et sont dotées de bouchon ou de paille, prisées par les enfants et les jeunes consommateurs. Les arômes sont de plus en plus raffinés avec un penchant pour l’exotique (ananas, mangue, fruits de bois). Le traditionnel «Raïbi» a lui aussi fait l’objet d’un coup de jeune. Perçu à l’origine comme un produit populaire, plutôt bas de gamme, il connaît depuis près d’un an une seconde vie, avec des arômes aussi diversifiés (grenadine, raisin, pistache...). Le produit light complète la gamme. Il ne cesse de gagner de nouveaux adeptes, dans les villes en particulier. La niche est à peine à ses premiers balbutiements, mais la demande progresse rapidement. L’emballage du yaourt allégé est plus élaboré et le prix nettement plus élevé. Normal, le produit se positionne dans le haut de gamme. Aromatisé à la vanille, ananas ou fraise, sans oublier le nature, le yaourt allégé est certainement promis à un bel avenir.L’autre grande nouveauté a trait à l’élargissement de la cible. Les industriels ont compris que la croissance durable du marché n’est possible qu’en augmentant la clientèle à faible revenu. Aujourd’hui, le yaourt n’est plus un produit de luxe mais un aliment nécessaire à l’équilibre alimentaire, celui de l’enfant notamment. Pour 1 ou 2 dirhams, le choix est assez large. D’où vient cette effervescence? Les producteurs suivent les désirs du consommateur et parfois les devancent. Ce n’est pas un hasard si cette branche fait l’objet de toute leur attention. Selon le panel de l’enquêteur indépendant AC Nielsen Amer, reconnu par l’ensemble des industriels, le marché des produits laitiers ultrafrais a connu l’une des croissances les plus fortes des produits alimentaires au cours de la décennie. A fin mai, ce segment a effectué un bond de 14% au niveau des ventes contre 7% pour le lait et le biscuit et 4% pour le soft drink. Cet engouement est appelé à persister dans les prochaines années car le consommateur marocain a du retard à rattraper face à ses voisins tunisien et algérien.


6 kg de yaourt par habitant

Le Maroc est à la traîne même pour la consommation du yaourt. Par tête d’habitant, il atteindra près de 6 kg à fin 2004. La Tunisie affiche un taux 2,5 fois plus élevé avec 15 kg et l’Algérie 9 kg par tête d’habitant.Parmi les causes, la faiblesse du pouvoir d’achat. La classe moyenne évolue lentement et l’ascenseur social est en panne.Par ailleurs, les carences de la chaîne de froid y sont également pour quelque chose. Des progrès notables ont été réalisés notamment auprès des petits commerces. Mais seule la prise de conscience du consommateur est censée activer le processus auprès des vendeurs.Enfin, le réveil du secteur s’est fait tardivement, avec l’entrée en scène d’un opérateur de taille réduite mais professionnel. Mouna KABLY

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