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Politique

Présidentielles américaines
Diana Kerry fait la promo de son frère

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

Après des visites dans plusieurs pays, en Amérique du Sud et en Europe, Diana Kerry passe par le Maroc en arrivant d’Espagne pour inciter les Américains à s’inscrire et voter le 2 novembre. L’enjeu est également d’expliquer les prises de position de John Kerry par rapport aux questions d’actualité: L’Irak, le Moyen-Orient, la lutte contre le terrorisme... - L’Economiste: Comment s’annonce la campagne électorale de John Kerry?- Diana Kerry: Tout n’est pas joué, l’essentiel se fera dans les semaines qui viennent, une étape décisive dans le vote. Ce sera le dernier sprint, le finish. Mais John Kerry a une réputation de gagnant. - Quels sont les objectifs des visites que vous effectuez au Maroc et à travers le monde?- Le but est de pouvoir rencontrer les ressortissants américains à l’étranger afin de les inciter à participer au scrutin à travers un site Web (ndlr: www.overseasvote2004.com). Ils sont plus de 5 millions dans le monde et quelque 1.500 au Maroc. L’intérêt est de les sensibiliser sur les enjeux de ces élections et encourager le vote parce qu’il ne reste pas beaucoup de temps.- D’après de récents sondages, les pronostics sont en faveur de Kerry. Qu’en pensez-vous?- Cela dépend des jours. Il faut dire que les sondages ne sont pas toujours fiables. Tout ce qui compte, ce sont les élections du 2 novembre.Il y a des questions très importantes pour le pays et pour le monde qui doivent être soulevées. Nous voudrions que le monde entier comprenne qu’il faut un changement de leadership. Actuellement, nous avons une politique unilatérale et isolée. C’est dommage. Il y avait l’opportunité du 11 septembre, l’on aurait pu adopter une politique assez créative et fédératrice. Mais cela n’a pas eu lieu. Parallèlement, le déficit s’est creusé et le chômage a augmenté. Durant les 3 dernières années, c’est le mandat où les Etats-Unis ont perdu le plus d’emplois. - Quelles sont les principales prises de position de John Kerry? - Mon frère est persuadé qu’il faut avoir une politique étrangère constructive basée sur la coopération. Il émet beaucoup de réserves sur la position unilatérale que prennent les Etats-Unis. Son programme consiste à s’intéresser au peuple, surtout en l’annulation de la baisse d’impôts pour les riches, la hausse du salaire minimum, une politique étrangère internationaliste et multilatérale afin de permettre aux Etats-Unis de retrouver leur place dans le monde. Sans oublier l’intérêt qu’il accorde à des questions d’ordre environnemental, et l’indépendance de la politique énergétique de façon à développer de nouvelles sources d’énergie. - Justement la position de Kerry par rapport à la guerre en Irak n’est pas très claire. Il est pour une intervention militaire mais contre le financement de l’après-Saddam?- Je crois que c’est le message que veulent faire passer les républicains. John Kerry a toujours dit qu’il a voté en faveur de la guerre en Irak pour permettre à Bush d’utiliser la force s’il le fallait. Mais Kerry se pose des questions sur la présence des armes de destruction massive. Bien entendu, il a mis l’accent sur la nécessité d’une vraie coalition internationale. Jamais une guerre menée uniquement par les Américains. Mais ceci dit, la position de John Kerry est claire: ne jamais risquer la guerre sans pour autant épuiser tous les scénarios possibles de la paix. Chose qui n’a pas été faite par l’actuel président. Par ailleurs, lorsque Kerry a voté contre les frais de la guerre, le message est d’annuler les taxes qui paient l’effort de guerre. En fait, les républicains ont essayé de manipuler sa position sur ce sujet. Mais les démocrates ont toujours été clairs sur cette question précise. - Que pense Kerry de la position officielle du 11 septembre?- C’est sûr que c’est le terrorisme. Mais John Kerry est convaincu que pour le combattre, il faut agir sur le long terme et recourir à des forces différentes et non seulement la force militaire. Parmi ces forces, figurent l’économie et la lutte contre le blanchiment d’argent par exemple, ou encore l’éducation et l’intelligence par les investigations et les renseignements. Mais globalement, Kerry est d’accord avec les conclusions et les recommandations de la commission d’enquête du 11 septembre. Mais il est convaincu que la force militaire n’est pas le seul moyen d’affirmer la suprématie des Etats-Unis, ni la sécurité planétaire. - En termes d’éducation, de santé et d’économie, les Américains sont nombreux à penser que Kerry sera mieux que Bush.- Ils ont raison. Car, traditionnellement, les démocrates croient dur comme fer qu’il faut investir dans le peuple. Pour eux, l’éducation est la base, voire la fondation d’un pays fort.- Mais les démocrates ont de plus en plus mal à convaincre un peuple qui verse dans le conservatisme. - Ce qui est sûr, c’est que beaucoup d’Américains n’apprécient pas la politique actuelle. Ils préconisent le multilatéralisme, les alliances et la coopération plutôt que la démarche coercitive. Et c’est devenu l’avis aussi bien de démocrates, de républicains que des indépendants.- Un accord de libre-échange vient d’être signé entre les USA et le Maroc. Pensez-vous que s’il est élu, Kerry appuierait ce type d’échanges avec le monde arabe? - Naturellement, puisque mon frère est favorable à une politique basée sur la coopération sur le plan mondial. Pour le monde arabe, il est pour une politique basée sur les échanges mutuels sur le plan culturel, éducatif ainsi qu’avec les ONG. - Qu’en est-il de sa position sur les questions de l’heure, notamment l’Irak, le Moyen-Orient?…- Il faut dire que de très grandes questions ont été négligées par l’administration Bush. John Kerry est convaincu que la priorité est d’abord la situation au Moyen-Orient, en Corée du Nord et la prolifération des armes de destruction massive. Sa position est beaucoup plus engagée dans ce sens. En Irak, il y a de plus en plus de morts. Et le président n’a pas de plan pour la paix. Il essaie de faire comprendre que la situation s’améliore. Mais en fait, c’est la facture de la guerre et le nombre de victimes qui augmentent. Nous avons dépensé 2 milliards de dollars en Irak. A cause de la réduction des taxes pour les riches, et les frais de la guerre, nous avons actuellement le déficit le plus énorme de l’histoire des Etats-Unis. Or, lorsque Bush a accédé au pouvoir, il y avait un surplus budgétaire.- Mais comment compte-t-il traiter la question du Proche-Orient?- C’est la question qui le préoccupe le plus. Il voudrait s’engager à trouver une solution qui peut arranger les deux parties. En d’autres mots, il est plutôt en faveur des négociations comme Clinton. Pour John Kerry, la politique actuelle n’a fait qu’aggraver la situation. Propos recueillis par Amin RBOUB

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