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    Port de CasablancaIl faut concilier sécurité et fluidité des opérationsEntretien avec Mohammed Abdeljalil, DG de l’Odep

    Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

    . Des règlements d’exploitation pour les procédures portuaires . L’Odep travaille sur l’application de la réforme portuaire . Création d’une autorité chargée de la coordination dans les ports Mohammed Abdeljalil est à la tête de l’Office d’exploitation des ports (Odep) depuis deux mois. Le vol des détonateurs dans le port de Casablanca a constitué une occasion pour qu’il effectue sa première sortie médiatique, qu’il a exclusivement réservée à L’Economiste. Sécurité dans les ports, réforme portuaire, multiplication des grèves, Abdeljalil revient sur les principaux chantiers en cours, avant la transformation de l’Office qu’il dirige en société de droit privé.. L’Economiste: Après deux mois à la tête de l’Odep, quels sont, selon vous, les chantiers prioritaires?- Mohammed Abdeljalil: La sécurité dans le port de Casablanca est la priorité. Cet aspect doit néanmoins se conjuguer avec la fluidité des opérations portuaires, il ne faut pas oublier que ce port traite plus de 500.000 opérations annuellement. Un contrôle trop poussé peut porter atteinte à la célérité du passage portuaire et par conséquent à l’économie en général. Une commission a été créée au lendemain de l’affaire des détonateurs et nous travaillons actuellement sur des cahiers des charges avec les différents intervenants. Des règlements d’exploitations dans les ports, destinés à définir avec précision les procédures à suivre, sont en cours d’élaboration. . Que peut apporter la nouvelle loi sur la réforme portuaire dans ce sens?- Les dispositions de la nouvelle loi sur la réforme portuaire permettront une clarification des positions et des missions de chaque autorité. Pour ne citer qu’un exemple, l’unification de la manutention qui permet le traitement de la marchandise par un seul intervenant et par conséquent de bien éclaircir l’étendue de la responsabilité. Autre mesure importante prévue par la réforme portuaire: l’institution d’une autorité du port qui assurera la coordination entre les différents intervenants dans l’enceinte portuaire dont le district du port, la police, la gendarmerie, le représentant de la préfecture, la Marine royale… Cette obligation doit se conjuguer avec la fluidité des opérations portuaires. . Où en est l’application du nouveau texte?- Sa mise en œuvre constitue la seconde priorité. Nous préparons actuellement un master plan des actions à mener par l’Odep pour l’entrée en vigueur du nouveau texte. Ce dernier a passé le cap du Parlement, son application est prévue après sa publication au Bulletin Officiel (BO).. Pensez-vous être prêt lorsque la loi sur la réforme portuaire sera publiée au BO?- Oui. Nous travaillons sur les aspects pratiques d’application. Les chantiers sont ouverts et les services de l’Odep multiplient les réunions avec les différents intervenants dans les ports pour faciliter l’application du nouveau texte. Concrètement, nous sommes en phase de cadrage des chantiers. En septembre prochain, nous comptons entrer dans la phase active. De toute manière, la loi sur la réforme portuaire prévoit un délai d’une année après la publication au BO pour que les mécanismes de la libéralisation soient mis en place tels que la transformation de l’Odep en Société d’exploitation des ports et la création de l’Agence nationale des ports. . Il semble plus facile de déclencher une grève dans un port que n’importe où ailleurs. Comment expliquez-vous cela?- Le port est une zone très sensible. Et lorsqu’une grève y est décrétée, c’est beaucoup plus important que lorsqu’elle est observée dans une usine. Et pour cause, l’arrêt de travail dans une usine ne gêne que cette unité, alors qu’une grève dans un port porte préjudice à toute l’économie nationale (importateurs, exportateurs, transporteurs). De plus, le nombre d’intervenants dans l’enceinte portuaire est très important. Steevedores, remorqueurs, dockers, transporteurs, Odep… Le port est un très grand quartier industriel où les activités restent liées: si un maillon de la chaîne coince, c’est toute l’activité qui est en panne.Propos recueillis par Naoufal BELGHAZI

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