×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Politique industrielle: Une étude de trop?

Par L'Economiste | Edition N°:1947 Le 28/01/2005 | Partager

. Le cabinet McKinsey est chargé d’identifier les métiers mondiaux du pays. Le patronat est partagé quant à l’utilité de cette expertise“C’est une politique industrielle à la “Mister Chance” que le gouvernement s’apprête à annoncer”. Ce membre du patronat ne cache pas sa colère car, dit-il, les secteurs porteurs de l’économie marocaine identifiés par une étude en cours d’élaboration vont être soutenus et développés, et les autres délaissés. Ce patron réagit à la première partie de cette expertise préparée confiée au cabinet international McKinsey, et dont la démarche a été présentée à la CGEM le 25 janvier. Il ne sera pas le seul à critiquer cette “énième étude” (la quinzième du genre depuis l’Indépendance) sur les opportunités de développement de l’industrie marocaine. D’autres membres de la confédération partagent le même avis. Intitulée “cibler une politique industrielle volontariste au service de l’essor de l’économie marocaine ; les métiers mondiaux du Maroc et la croissance par l’exportation”, cette étude devrait coûter environ 16 millions de DH à l’Etat… en fait aux contribuables. C’est une commande de Driss Jettou, le Premier ministre. L’étude ambitionne d’identifier les secteurs sur lesquels pourrait s’appuyer le pays. Elle doit relever les avantages compétitifs et les stratégies à mettre en œuvre pour développer le tissu industriel national. L’analyse est faite en comparaison avec des pays à niveau de développement similaire, comme la Tunisie ou la Turquie, et des économies un peu plus avancées, tels le Mexique ou la Malaisie. L’objectif serait de pouvoir amortir les chocs de l’ouverture de l’économie dans le cadre des accords de libre-échange avec les USA, la Turquie ou encore les pays arabes. Les secteurs présentés comme les métiers mondiaux du Maroc concernent la pêche, l’agroalimentaire, l’électronique et “l’off-shoring”. La liste n’est pas exhaustive, d’autres secteurs peuvent y être inclus. L’étude fera l’impasse sur le tourisme et le textile car ils bénéficient déjà d’accords-cadres et d’une stratégie gouvernementale claire à long terme. L’étude complète sera prête en février. “Dans le processus engagé, elle devrait être validée par les différents représentants du patronat avant sa publication”, note une source proche du dossier. Mais déjà les critiques fusent sur son bien-fondé et la portée de ses premières conclusions. En fait, deux clans se confrontent au sein de la CGEM. D’un côté, ceux qui soutiennent que l’étude apporte du nouveau et permettra de voir un peu plus clair dans la vision industrielle du gouvernement. De l’autre, ceux qui ne voient pas l’opportunité de cette étude et pensent que ses conclusions ne “serviraient à rien”. Ces derniers souhaitent que le processus de mise à niveau, en veilleuse aujourd’hui, reprenne. Ils reprochent aux experts de McKinsey le fait de ne pas prendre en compte leurs remarques. Ils reprochent également au gouvernement de vouloir “dédouaner sa politique industrielle par une étude d’un cabinet étranger”.Le clan “pour” souhaite même l’implication de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour garantir la continuité d’exécution des stratégies décidées par-delà les mandats gouvernementaux.


Qui présentera les conclusions de McKinsey?

A qui reviendra l’annonce de cette tant attendue politique industrielle? Du côté des Finances, Fathallah Oualalou avait déclaré à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) qu’il présenterait à la presse les grands axes d’une politique industrielle du pays cette semaine (voir L’Economiste du lundi 24 janvier). Le rendez-vous est, semble-t-il, reporté au lundi 31 janvier. Pour sa part, Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et la Mise à niveau, dit ne pouvoir présenter les conclusions de l’étude qu’à partir du 15 février prochain. Jettou, le commanditaire, aura-t-il encore une fois à trancher? A moins de le faire lui-même. B.E.Y

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc