×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Pétrole: 1 dollar de hausse, 30 millions de DH/mois de perdus

Par L'Economiste | Edition N°:1870 Le 07/10/2004 | Partager

. Encore des records: Le surcoût est à 5 milliards de DH. Le gouvernement de nouveau devant des choix stratégiques. Le ministère de l’Energie fait l’autruche«L’huile de pierre» (le vrai nom de petro-oleus) flambe et avec elle, le gaz. Un classique accompagnement de la crise internationale au summum depuis l’année dernière: principalement le bourbier irakien, les révoltes tribales du Nigeria, les possibles fièvres du Venezuela, sans compter les catastrophes naturelles (séquelles du cyclone Ivan aux Etats-Unis), et moins connu, le fait que les statistiques des réserves stratégies ne sont probablement pas exactes. Hier encore, de nouveaux records ont été battus.Le baril de brut a atteint 51,80 dollars mercredi, «un record absolu depuis la création du marché pétrolier new-yorkais en 1983», a rappelé l’AFP. Et le baril de brent de la mer du Nord est monté à 47,59 dollars, niveau le plus haut depuis la cotation du pétrole à Londres en 1980. . Charybde et ScyllaAu Maroc, on accuse le coup: pour chaque dollar de hausse sur le brent, c’est 30 millions de DH/mois qu’il manquera dans les recettes de l’Etat. Dans la loi de Finances, l’hypothèse retenue table sur 32 dollars le baril (cf. www.leconomiste.com). Ainsi, la hausse du cours du pétrole coûterait en plus près de 5 à 7 milliards de DH à l’Etat, sur la base d’une moyenne de 46-47 dollars par baril de brent, et non plus 3,6 milliards sur la base d’un cours de 44 dollars. Soit l’équivalent de près de 1,5% du PIB. A la Caisse, sous couvert d’anonymat, on réaffirme que la situation risque de provoquer des perturbations de marché. Chose formellement démentie par le ministère de l’Energie et des Mines, où tout va pour le mieux: il est bien le seul dans le monde. Pour l’instant, la répercussion des prix à la pompe n’a pas comblé les manques à gagner, et ce au moment où le budget est si difficile à monter, vu l’ampleur de la flambée des cours. Ainsi Etat, consommateurs et sociétés se retrouvent piégés: la hausse de la facture pétrolière dépassera les hypothèses les plus pessimistes retenues dans le projet de budget 2005. Or, il est politiquement difficile de répercuter la hausse sur le consommateur et il est politiquement délicat de réduire les engagements budgétaires pour les ramener au niveau réel des ressources. Entre difficile et délicat, il faut choisir…Si l’on s’en tient aux informations des professionnels, il va falloir probablement chercher des prêts internationaux… ce qui n’est pas facile à négocier quand l’Etat présente un tel désordre dans son budget avec de surcroît une forte progression du déficit par rapport au PIB. D’autant que la marge de manœuvre sur le budget 2005 est plombée par la masse salariale (62 milliards de DH), le criquet pèlerin (près de 700 millions), la réforme de la retraite (11 milliards)…A moins que l’éventuelle cession de 16% du capital de Maroc Telecom ne vienne sauver la mise… Encore un tour de passe-passe côté privatisations (10 milliards de DH sont réservés à ce poste dans le projet de budget).Mouna KADIRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc