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Permis de conduire: L’épreuve pratique va changer aussi

Par L'Economiste | Edition N°:1763 Le 07/05/2004 | Partager

. Aucune date n’est fixée pour l’heure. Depuis le 9 février, l’examen théorique est automatiséLa réforme du système des examens du permis de conduire se poursuit. Après l’épreuve théorique, c’est au tour de l’examen pratique d’être revu. “La nouvelle copie est en cours de préparation. Mais aucune date n’est fixée”, souligne Abdelfattah Chalhi, le responsable de la réforme du permis de conduire au ministère du Transport. Cette refonte constitue un des sept axes du plan intégré d’urgence issu de la stratégie de sécurité routière concoctée par le ministère. Objectif ultime: réduire les accidents de la route, qui atteignent des niveaux alarmants. En 2003, 53.814 accidents ont été enregistrés, soit une hausse de 3,2% par rapport à l’année précédente. 3.221 étaient mortels. Au total, 88.400 victimes ont été recensées, dont 3.878 morts et 84.522 blessés (15.061 blessés graves et 69.461 blessés légers). Depuis le 9 février dernier, l’épreuve théorique du permis de conduire est entièrement automatisée. Les 63 centres d’examen que compte le pays ont adopté le système. “L’élément humain est écarté, garantissant ainsi une totale transparence à l’opération”, soutient-on auprès du département du Transport. “La nouvelle méthode théorique a atteint sa vitesse de croisière. Le système est stabilisé et il n’y a plus de bug”, affirme Abdelfattah Chalhi. Concrètement, comment cela marche-t-il? Le candidat doit répondre à quarante questions, en les validant sur un petit boîtier électronique. Un écran lui permet de visualiser les différentes réponses. “Actuellement, nous disposons d’une banque d’informations qui contient 600 questions-réponses classées par thèmes”, souligne Abdelfattah Chalhi. Les questions sont tirées de manière aléatoire. Au bout d’une demi-heure, le candidat doit avoir répondu correctement à trente questions au moins pour être admis à l’épreuve pratique. Lorsque les 40 questions sont épuisées, le boîtier se bloque et l’écran s’efface. Les résultats sont corrigés immédiatement par le logiciel et les résultats annoncés sur place. Le candidat sait avant de quitter la salle d’examen s’il a réussi ou non. “Les réponses données fournissent une mine d’informations qui permet de connaître les aspects sur lesquels les futurs conducteurs bloquent. Des modifications sont apportées au niveau des questions au fur et à mesure. Certaines sont supprimées et d’autres ajoutées”, explique Chalhi. Autre amélioration: les candidats sont convoqués à des heures précises pour leur éviter les longues attentes stressantes derrière les portes des salles d’examen. Toutes les fois qu’ils le souhaitent, ils peuvent venir passer gratuitement des examens blancs pour tester leurs connaissances et se familiariser avec l’outil informatique. Les auto-écoles ne sont pas obligées de s’équiper en matériel informatique et audiovisuel. Celles qui en ont les moyens l’ont fait, les autres travaillent avec les moyens du bord. Attirées par le marché des produits d’enseignement du code de la route, de plus en plus de sociétés investissent le créneau. Seul hic: les analphabètes ont du mal à se faire à cette nouvelle méthode. Les moniteurs d’auto-école déploient des trésors de patience pour leur apprendre les règles. Ce n’est pas du gâteau, se plaignent tous les moniteurs interrogés. “Les analphabètes sont complètement perdus lorsqu’ils se retrouvent seuls face à leur écran, le jour de l’examen”, témoigne un moniteur. Et pourtant, tout a été mis en place pour leur faciliter les choses, affirme-t-on du côté du Transport. Une voix prononce oralement à deux reprises les questions et réponses, avant le lancement du timing, dont la durée n’est pas fixe, mais dépend de la difficulté des questions.


Permis et carte grise magnétiques: L’appel d’offres pour juin

Rappelons qu’un autre projet est en cours. Il s’agit de changer les supports du permis de conduire et de la carte grise. Ce sera des cartes similaires aux cartes bancaires, qui disposeront de moyens de sécurisation importants, l’objectif étant de diminuer au maximum les risques de falsification, est-il expliqué. Ces supports vont contenir une puce électronique avec de nombreuses informations sur la personne (pour le permis de conduire) et sur le véhicule (pour la carte grise). Pour le moment, des études technique, juridique et financière ont été menées. Le projet sera le fruit d’un partenariat entre l’Etat et le secteur privé. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé en septembre dernier. Le ministère du Transport a reçu 16 offres de sociétés marocaines et étrangères. “La short liste sera connue incessament. L’appel d’offres définitif sera lancé, nous l’espérons, en juin prochain”, indique Abdelfattah Chalhi. Les premiers permis de conduire et cartes grises à puce seront mis en circulation en 2005. Nadia BELKHAYAT

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