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Palestine: Ce qui attend Mahmoud Abbas

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. La priorité est de relancer les négociations avec Israël. Ce qui n’est pas du goût des groupes radicauxEntre les attentes des Palestiniens et les exigences d’Ariel Sharon, Mahmoud Abbas doit entrouvrir une fenêtre pour relancer les négociations et sortir de l’impasse proche-orientale. Au lendemain de l’élection de Abou Mazen, le compte à rebours est enclenché. La priorité est de relancer les négociations avec Israël. Ce qui n’est pas du goût des groupes tels que le Hamas ou encore le Jihad islamique. 69 ans, ce natif de Safed (à Gallilé) incarne l’espoir de l’opinion internationale et des Palestiniens. Elu avec 66% des voix à la présidence de l’Autorité palestinienne, le successeur de Yasser Arafat peut se prévaloir d’un mandat populaire qu’il utilisera pour remettre en marche des institutions paralysées. Après des études en droit à Damas, Abbas rejoint officiellement le Fatah auprès de Arafat en 1961. Juste après, il s’est installé au Qatar où il était un haut fonctionnaire de l’administration de l’Emirat. Un peu plus tard, il se lance dans les affaires et fait rapidement fortune. Son père tenait une petite épicerie, mais la famille Abbas tirait l’essentiel de ses revenus de l’élevage et de la production du lait vendu aux juifs pour la fabrication de fromages à Gallilé. Ce qui marque le plus le parcours de Mahmoud Abbas, c’est sans conteste sa déclaration de 1979, selon laquelle “il n’y a pas de solution possible au conflit israélo-arabe sans un dialogue avec Israël”. Ce qui était précurseur à l’époque. L’alliance des contraires, c’est ainsi que certains analystes commentent le parcours “atypique” de Mahmoud Abbas, l’ancien Premier ministre palestinien. Derrière cette étiquette, ses prises de position. D’un côté “Abou Mazen parle de trêve et appelle à la coexistence avec Israël. De l’autre, il continue à justifier les attentats contre les colons et refuse de mettre en question ses écrits sur les liens entre les nazis et les dirigeants sionistes”, commentent des analystes. Lors de la soutenance de son doctorat à Moscou, la thèse de Abbas portait sur les “relations secrètes entre les nazis et les dirigeants sionistes. La thèse fera en 1984 l’objet d’un livre révisionniste qui lui vaut les foudres des milieux israéliens. A l’époque, il avait déclaré: “Le mouvement sioniste a collaboré avec les nazis pour augmenter le nombre de victimes juives et amener la communauté internationale à soutenir la création de l’Etat d’Israël. Au-delà de ce constat, les avis tant de l’opinion publique internationale que des Palestiniens sont quasi unanimes que Mahmoud Abbas est à même de relancer les négociations de paix avec Israël. Il y a tout autant sa volonté de mettre un coup d’arrêt au terrorisme et de rechercher avec Israël la voie d’un avenir acceptable. Une volonté exprimée avant Oslo même qui l’a mené à être l’architecte des accords historiques de 1993. Par ailleurs, Abou Mazen dispose du soutien de la communauté internationale, des Américains, des Européens, mais aussi de celui des dirigeants arabes. Nombreux sont ceux qui estiment que Mahmoud Abbas saura saisir le moment historique et construire un scénario réaliste de négociations. Bush a également l’intention de déterrer sa feuille de route. Il veut croire à l’établissement d’un Etat palestinien d’ici à 2009.Mais au sein de la Palestine, une bonne part de la population aurait souhaité un autre sort. Les Palestiniens lui auraient préféré l’homme de terrain, Marwan Barghouti. Pour de nombreux observateurs, il manque à cet “éventuel nouveau leader”, rejeté par le Hamas, le Jihad islamique, et autres groupes radicaux palestiniens, un avantage majeur: celui de ne pas être adulé, pas même apprécié par son peuple. Ils ne voient donc pas encore en lui le patriote palestinien dont parlent les diplomates américains et européens, fidèle et pragmatique nationaliste acceptant des concessions sur le droit au retour en échange de Jérusalem. Ce qui explique le manque d’enthousiasme au lendemain des élections. “Il a été élu sans véritable opposition, mais sous condition de résultat”, commentent des analystes. Il est donc difficile aujourd’hui de présager de la dynamique qu’entraînera la désignation d’Abou Mazen au poste de président de l’Autorité palestinienne. D’autant que beaucoup se fera en fonction de son partenaire israélien. D’aucuns vont jusqu’à dire que l’avenir politique d’Abou Mazen dépend à 100% de Sharon.Synthèse L’Economiste

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