×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Monsieur le Premier ministre, l’Administration se moque des citoyens

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

Comment concilier et rapprocher l’Administration des usagers? Ce thème a été débattu maintes et maintes fois dans les infinis colloques et séminaires. Et cela a même fait l’objet d’un projet de loi qui n’a jamais vu le jour. Dés votre arrivée au pouvoir, votre gouvernement, Monsieur Jettou, en a fait son cheval de bataille. Depuis, rien n’a changé. Pire, Monsieur le Premier ministre, l’Administration se moque des citoyens.Notre cas, tel qu’il a déjà été exposé dans L’Economiste en date du 1er juin 2004, est un exemple frappant de l’indifférence de l’Administration.Une Administration, qui malgré des volontés malheureusement cassées, laisse libre champ à des pratiques arbitraires et discriminatoires et non plus à l’application du droit. Depuis trois mois, nous nous battons contre un promoteur qui s’est arrogé le droit de venir construire son immeuble mitoyen au nôtre sans respecter les normes architecturales et urbanistiques: non-respect de l’alignement, construction en angle à 45 degrés d’un mur en béton qui cache nos fenêtres.Or, dans ce domaine, la loi est stricte: aucune autorisation de construire ne peut être délivrée si le principe de l’alignement n’est pas respecté. Faisant fi de cela, ce promoteur a quand même érigé son mur, nous enterrant, Monsieur le Premier ministre, sans scrupules. Comment se fait-il que l’on puisse octroyer une telle autorisation, sachant qu’elle empiète sur le droit des autres? Une réponse qu’aucun des services que nous avons sollicités depuis trois mois, date de démarrage des travaux, n’a pu nous fournir.Nous avons déposé des lettres de doléances, avec accusés de réception auprès de la Commune du Mâarif, de la direction de l’Urbanisme à la wilaya et de l’agence urbaine. Nous ne comptons plus les allers-retours entre les différents services. Chaque responsable nous a tenu un langage différent et jusqu’à aujourd’hui nous ne savons même pas qui détient l’autorité dans ce domaine. Chaque service tente de nous amadouer pour ensuite soit ne rien faire soit donner des contre-ordres. Malgré deux arrêts de chantiers obtenus auprès de la Commune du Mâarif, les travaux n’ont jamais cessé en raison de l’intervention d’un agent dont l’influence auprès d’une responsable architecte de la wilaya de Casablanca est très grande.De plus, une réunion a été tenue entre les autorités et le promoteur en question pour un éventuel «arrangement à l’amiable». Là aussi, aucun feed-back. Un responsable s’est déplacé sur les lieux du chantier et nous a déclaré: «Le promoteur est dans son droit puisqu’il a son autorisation. Mais, c’est vrai qu’il fait mal» (sic). ON A DONC DONNE A CE MONSIEUR «LE DROIT DE FAIRE MAL»! Cette situation est intolérable et avant même qu’un des services concernés ne réagisse, le promoteur sera en train de vendre ses appartements! Monsieur le Premier Ministre, à quoi cela sert-il de placer en haut de la hiérarchie des compétences et des têtes bien pensantes, si les mites en mangent le bas?Monsieur le Premier Ministre, toutes les stratégies que l’équipe au pouvoir veut mettre en place pour une plus grande célérité, une plus grande transparence, pour des résultats probants sur le terrain, pour mettre un terme au clientélisme, pour plus de proximité…restent lettres mortes. Les citoyens ont salué la nomination des compétences nouvelles et actives dans différents postes stratégiques, mais les arcanes des services administratifs relèvent encore de l’âge de pierre. Le Maroc a fait le choix de s’ouvrir vers le monde, de mettre à niveau toutes ses structures et il ne faut pas que cela reste simplement des discours pour «faire bien» et épater les investisseurs potentiels. Aujourd’hui, travailler autrement, c’est renoncer aux anciennes méthodes qui nous tirent vers le bas. Cela signifie aussi mettre en place une meilleure gouvernance. Aujourd’hui, les citoyens ont besoin de se trouver face à une Administration tournée vers le développement économique et non au service de sa propre pérennité. Et pour relever le défi de ce développement, il est aussi nécessaire et vital que l’élément humain prenne conscience des enjeux de toute cette politique.Nous ne doutons pas, Monsieur le Premier Ministre, que vous partagez notre souci de mettre un terme à des pratiques qui ne doivent plus avoir lieu. Le Syndic des Copropriétaires Résidence VeniseCasablanca

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc