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    Messier et VU: 1 million d’euros d’amende chacun

    Par L'Economiste | Edition N°:1913 Le 09/12/2004 | Partager

    . C’est la sanction pour avoir mal informé le marché et les actionnaires entre 2000 et 2002. Pas de griefs sur les méthodes de consolidation de Cegetel et Maroc Telecom. Messier interjette appelL’ex-PDG de Vivendi Universal Jean-Marie Messier et le groupe de médias lui-même ont été condamnés mardi par le gendarme français de la Bourse à payer une amende de 1 million d’euros chacun pour avoir mal informé le marché et les actionnaires entre 2000 et 2002. Vivendi a par ailleurs annoncé que son actuel PDG Jean-René Fourtou abandonnerait durant 2005 ses fonctions opérationnelles. Sous réserve d’un vote des actionnaires, Jean-Bernard Lévy deviendra alors président du directoire, Fourtou héritant de la présidence du futur conseil de surveillance.Messier a aussitôt annoncé via son avocat qu’il faisait appel, VU indiquant de son côté examiner la suite à donner à cette décision. «Durant la période d’octobre 2000 à avril 2002 où les difficultés financières du groupe augmentaient au rythme de ses acquisitions et se traduisaient par une incapacité croissante à générer la trésorerie indispensable à sa compétitivité, Jean-Marie Messier, PDG de VU, a délibérément diffusé au nom de cette société, à propos des dettes, des cash-flows et des perspectives d’avenir du groupe, des informations inexactes et abusivement optimistes», selon l’AMF. Du fait de leur responsabilité dans ce domaine, Messier et VU sont sanctionnés pour des informations financières inexactes sur la dette en 2000, pour avoir trompé le marché sur la trésorerie en 2001 et 2002, et pour avoir adopté une méthode indue de consolidation comptable de la société Telco.VU et la société polonaise Elektrim avaient acquis en 1999 30 et 70% du capital de Telco, dont l’objet était de recueillir les participations de la seconde dans la téléphonie, en particulier 51% du capital de la société PTC, premier opérateur polonais de téléphones mobiles. En revanche, certains griefs n’ont pas été retenus par l’AMF, comme l’information sur les résultats de 2001 et 2002 et les méthodes de consolidation de Cegetel et Maroc Telecom. Des délits d’initiés présumés concernant des achats et ventes d’actions par Messier et Hannezo fin 2001 n’ont pas non plus été caractérisés, l’AMF considérant que les dirigeants ne détenaient pas d’information privilégiée. «Plus de la moitié des griefs est abandonnée», a réagi l’avocat de Messier, Me Olivier Metzner, en se réjouissant que le délit d’initié ou les consolidations de Cegetel et Maroc Telecom n’aient pas été retenus. Le groupe a lui «regretté» que l’AMF ait retenu comme griefs la méthode de consolidation de Telco et que «les arguments relatifs à la communication générale de la société n’aient pas été entendus».Après avoir placé son groupe en quasi-faillite, Messier avait été poussé à la démission début juillet 2002. Une semaine plus tard, la Commission des opérations de Bourse (COB, devenue l’AMF) annonçait l’ouverture d’une enquête. Par ailleurs, une instruction judiciaire est toujours en cours, dans le cadre de laquelle Messier a été mis en examen pour «fausses informations», «abus de biens sociaux» et «manipulations de cours».Synthèse L’Economiste

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