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Mendicité des enfants: Des chiffres alarmants

Par L'Economiste | Edition N°:1939 Le 17/01/2005 | Partager

. Une enquête montre qu’ils sont «loués» à 50 DH la semaine. Le tiers des enfants de moins de 7 ans souffre d’une maladie chronique. 11% de ceux âgés entre 8 et 12 ans subissent un harcèlement sexuelIls sont à proximité des mosquées, des centres commerciaux, des gares routières, des cimetières ou encore cafés et restaurants. Parfois, ces enfants sont accompagnés par des adultes, souvent membres de leurs familles. Plus de 15% d’entre eux et dont l’âge ne dépasse pas 7 ans sont loués à 50, voire 100 DH par semaine. Une proportion importante gagne moins de 50 DH par jour, alors que le quart arrive à collecter plus de 100 DH. Pire encore, le tiers souffre d’une maladie chronique (diabète, asthme, ulcère, tuberculose, etc.). Oui, il s’agit bien des enfants exploités dans la mendicité, «premières victimes de séparation familiale, maltraitance, harcèlement sexuel, pauvreté et exode rurale», souligne Fatima Hassar, vice-présidente de la Ligue marocaine de la protection de l’enfance (LMPE). Ces données sont extraites des résultats d’une enquête sur la mendicité des enfants âgés de moins de 12 ans dans la wilaya de Rabat-Salé Skhirat-Témara(1). Présentée lors d’une journée d’étude sur «la mendicité et les enfants», l’enquête a été réalisée l’année dernière par la LMPE, avec l’appui technique du ministère de la Santé et le soutien financier de l’Entraide nationale (EN). L’objectif est de mettre à la disposition des différents intervenants dans le domaine de la protection de l’enfance «une analyse multidimensionnelle des facteurs, des causes de la mendicité et les origines des mendiants, premier outil nécessaire à la lutte contre ce fléau», souligne Mohamed Talbi, directeur de l’EN. Ainsi, les résultats de l’enquête «serviront à la mise en oeuvre d’une stratégie adéquate basée sur la promotion du partenariat et le renforcement des capacités des ONG et des institutions locales au service des enfants en situation délicate», ajoute-t-il.Dans la catégorie des enfants âgés entre 8 et 12 ans, 70% (75% sont des garçons et 25% des filles) sont des mendiants permanents. Le tiers ne mange pas à sa faim et souvent victime de maltraitance et de violence. Ainsi, 10,8% des enfants questionnés subissent un harcèlement sexuel. Toutefois, pour conter ces problèmes, ces enfants, du fait de leur petite expérience dans le domaine, ne manquent pas d’imagination. Selon l’enquête, 30% constituent des groupes dont l’objectif est de dominer les autres (6,1%), de coopérer (11,8%), ou encore de partager les gains et vivre ensemble (10,7%). Par ailleurs, la totalité des enfants n’est pas satisfaite de sa situation. «Au moment où ils demandent l’aumône, ils ressentent l’humiliation, le mécontentement, l’indignation et parfois même le désir de vengeance», indique l’enquête.Ce fléau ne laisse toutefois pas le reste de la population indifférent. Selon l’étude, 81,3% des personnes affirment avoir de la compassion pour ces mendiants, 10,4% ressentent du dégoût, 4,5% de la haine, 46% sont obligés de leur donner l’aumône et 50% donnent de l’aumône quotidiennement.


Pas d’espoir pour certains enfants

Lors de la réalisation de l’enquête, les enfants ont eu l’occasion de proposer des solutions pour combattre cette misère croissante. Pour certains, avoir du travail est la meilleure solution. D’autres proposent l’assistance des pauvres et la scolarisation. Une troisième catégorie n’a par contre pas d’espoir. Pour elle, il n’existe aucune solution à leur malheur. Pour le directeur de l’EN, un meilleur accès à l’éducation des filles, une meilleure protection sociale et une plus grande participation des femmes peuvent contribuer à l’atténuation des conséquences de la pauvreté dont l’exploitation des enfants est la pire des formes. Meryeme MOUJAB-----------------------------------------------------------(1) L’étude concerne trois catégories: enfants âgés de moins de 7 ans accompagnés par une personne âgée de plus de 18 ans (273); enfants âgés de 8 à 12 ans non accompagnés (230) et les non-mendiants (289)

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