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Mégainvestissements au Koweït

Par L'Economiste | Edition N°:1922 Le 22/12/2004 | Partager

. Des plans pour dépenser 40 milliards de dollars sur les 15 prochaines années. L’émirat compte dégager un excédent de plus de 10 milliards de dollars en 2005Encouragé par sa situation en matière sécuritaire et par ses revenus les plus importants depuis trois décennies, l’Emirat du Koweït, l’un des principaux producteurs de pétrole, s’est lancé dans une série de grands projets dans lesquels il a investi des dizaines de milliards de dollars.De hauts responsables pétroliers parlent de plans visant à dépenser jusqu’à 40 milliards de dollars au cours des 15 prochaines années pour moderniser l’industrie pétrolière, la veine jugulaire de l’industrie de l’émirat, qui assure 90% des revenus publics. Un grand nombre de projets civils géants, estimés à des milliards de dollars, sont en cours de réalisation, dont la construction d’un port pour conteneurs d’un coût estimé à 1,2 milliard de dollars, pour répondre à une forte demande de transport par conteneurs, attendue du voisin irakien.Pour la première fois en 13 ans, le Koweït était en mesure de respirer après la chute en avril 2003 du régime de Saddam Hussein qui avait donné l’ordre, le 2 août 1990, d’envahir le petit mais riche émirat.La chute de Saddam, conjuguée avec les indicateurs économiques les plus optimistes dont jouit le Koweït depuis le premier boom pétrolier des années 1970, ont permis à l’émirat de dégager un excédent de quelque 21,5 milliards de dollars, en cinq années fiscales consécutives depuis 1999/2000. L’émirat s’attend à engranger le plus haut revenu en 30 ans pour l’année fiscale en cours qui se termine le 31 mars 2005, des rapports économiques prévoyant un excédent de plus de 10 milliards de dollars USD.Le Koweït semble avoir réussi à reconstituer ses investissements à l’étranger (le Fonds de réserves pour les générations futures -FRGF-, destiné à garantir le bien-être des Koweïtiens lorsque les réserves pétrolières seront épuisées) qui avaient été drastiquement réduits par les retraits nécessaires au financement de la guerre du Golfe (1991) puis à la reconstruction. Le FRGF a retrouvé les niveaux de pré-invasion, soit autour de 100 milliards de dollars. Début décembre, le directeur exécutif de la firme Kuwait Petroleum Corp. (KPC, étatique), Hani Hussein, avait annoncé de nombreux projets destinés à porter la capacité de production du Koweït à 4 millions de barils/jour (mbj) à l’horizon 2020, contre 2,5 mbj actuellement. Ces projets, qui doivent être réalisés avec l’aide de firmes internationales, nécessitent des investissements de l’ordre de 20 milliards de dollars, avait-il précisé. L’émirat a prévu aussi deux grands projets pétrochimiques d’un coût total de quelque 3 milliards de dollars, à réaliser en coopération avec un partenaire étranger et le secteur privé local, avait ajouté Hussein. Le Koweït compte construire une autoroute de 25 km, reliant Subbiya dans le nord à la capitale, dont le coût est estimé à 1,5 milliard de dollars. Les travaux doivent commencer fin 2005 et s’achever en cinq ans. Le gouvernement envisage aussi de développer l’île de Faïlaka, située à 20 km au nord-est de la capitale, pour en faire une destination touristique, en y allouant un budget de 2 milliards de dollars.


Le transport aussi

Le Koweït, dont la population est estimée à 2,6 millions d’habitants, envisage aussi de développer le secteur du transport. Il compte aussi construire un port pour conteneurs, d’un coût estimé à 1,2 milliard de dollars, dans l’île de Boubiyane, la plus grande des neuf îles de l’émirat, pour en faire une zone franche, une aire de stockage et un dépôt pétrolier. La fin des travaux est prévue pour 2016. Une voie ferroviaire locale, faisant partie d’un réseau ferroviaire pour les six monarchies du Golfe, ainsi qu’un métro souterrain, sont également à l’étude. Le coût des deux projets est estimé à deux milliards de dollars. Synthèse L’Economiste

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