×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Med-Interprises 2004
    L’agroalimentaire et le textile, les locomotives

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . De nombreux accords à conclure avec les entreprises européennes. Le Maroc, tremplin vers de nouveaux espaces économiques. La rencontre maroco-européenne prend fin aujourd’huiLes réformes engagées par le Maroc tant sur le plan politique qu’aux niveaux économique et social, lui permettent de gagner une grande confiance et de se tailler une place de choix sur la scène internationale. C’est ainsi que Salah Eddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie, dont le discours a été lu par Mustapha Mansouri, ministre de l’Emploi, qualifie les progrès réalisés par le Royaume, à l’occasion de la rencontre maroco-européenne “Med-Interprises Maroc 2004” qui se déroule à Marrakech jusqu’au 8 décembre. Initiée par l’Anpme et cofinancée dans le cadre du programme Meda, cette manifestation réunit plusieurs experts et chefs d’entreprise du Maroc et de l’UE. Et constitue une véritable plate-forme pour la consolidation de la coopération euro-marocaine, à travers notamment la conclusion d’une série d’accords sectoriels avec les entreprises françaises, italiennes, espagnoles, grecques, portugaises et britanniques (cf. www.leconomiste.com). Sur le plan économique, les échanges commerciaux et les investissements entre le Maroc et les pays de l’UE connaissent une croissance dynamique. En témoignent les performances des exportations marocaines à destination de l’UE. Si elles représentaient en 2002, 73% du total des exportations, les expéditions ont atteint près de 76% en 2003. Mais il faut rappeler que la dépendance s’est également accrue, les importations marocaines en provenance de l’Europe étant passées de 56% en 2002 à près de 59% en 2003. Autre indicateur, les investissements étrangers originaires de l’UE ont représenté en 2002, les 2/3 du total des investissements étrangers au Maroc. Une précision tout de même: les échanges commerciaux et les investissements étrangers en provenance d’Espagne, de France, de Grèce, d’Italie, du Royaume-Uni et du Portugal représentent, à eux seuls, 85% des exportations vers l’UE, 75% des importations du Maroc et 80% des investissements étrangers dans le Royaume.Mezouar a affirmé que le choix des secteurs du textile, du cuir et l’agroalimentaire, “n’est pas fortuit puisque ces industries ont représenté en 2003, 45% de la production totale du secteur industriel marocain, 58% des exportations manufacturières et près de 65% des effectifs employés”.Ces secteurs, a-t-il poursuivi, ont ainsi confirmé leur importance au niveau national et leur contribution à la création de la richesse et de l’emploi.Il a également tenu à rappeler que le Maroc s’était engagé à travers la signature de plusieurs accords de libre-échange, qui lui permettront de favoriser l’investissement étranger et promouvoir les exportations. Alain Villard, représentant de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) au Maroc, a présenté les missions de cette organisation, dont l’objectif est d’atténuer la pauvreté et favoriser la croissance et la productivité. D’ailleurs, l’Onudi compte à son actif un programme intégré et modulaire (PIM), regroupant plusieurs composantes dont le renforcement des capacités institutionnelles pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises, le soutien aux PME dans des secteurs prioritaires de l’économie marocaine et le développement de l’entreprenariat féminin. Pour sa part, Mohamed Habib Berdai, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de Marrakech, a souligné lui aussi, à l’instar de Mezouar, que le choix des secteurs du textile, cuir et agroalimentaire est vital et particulièrement pour Marrakech, dans la mesure où “ces activités représentent des niches où les opportunités d’investissement sont énormes, où la qualité est maîtrisée, et l’expertise de la main-d’oeuvre qualifiée est vérifiée sur le terrain”. Cela permet, selon lui, au Maroc de constituer un tremplin vers de nouveaux espaces économiques.


    Partenaire stratégique de l’UE

    De son côté, Sean Doyle, ambassadeur et chef de la délégation de la Commission européenne auprès du Royaume du Maroc dont le mandat prend fin ce mois-ci, a mis l’accent sur le développement réalisé par le Maroc durant les cinq dernières années dans différents domaines d’activité, mettant en exergue les grandes réformes entreprises par le Royaume, lesquelles lui ont permis de s’ériger au rang de partenaire stratégique pour l’UE. A cet égard, il a rappelé le montant des financements européens alloués au Maroc pour la réalisation de différents projets. Et cela, en faisant remarquer que le gouvernement marocain a pu garder un rythme stable dans la mise en oeuvre de ces réformes. Il rejoint Mezouar sur le fait que les réformes engagées par le Maroc, ont démontré que le Royaume a gagné une grande confiance tant de la part de l’UE, que sur le plan international. Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc