×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Marrakech
L’affaire de l’enfant séquestré encore reportée

Par L'Economiste | Edition N°:2327 Le 26/07/2006 | Partager

. La justice attend le rapport médical. Prochaine audience, le 31 juillet. Le drame suscite déjà moins d’émotion Enième report du procès du petit Amine -ou Ahmed Yassine-, l’enfant martyrisé à Marrakech. Procès dont la première audience a commencé en juin dernier et qui au bout de deux mois ne suscite plus autant d’émotion. Fini les sit-in devant les portes du tribunal et les manifestations d’indignation. A l’audience, le 24 juillet dernier, la foule était déjà moins nombreuse. Audience à l’issue de laquelle la cour du tribunal de 1re instance a une nouvelle fois renvoyé l’affaire au 31 juillet, le rapport médical n’étant toujours pas réceptionné. «La copie arrivée par fax étant aussi illisible», indique-t-on. Dans tous les cas, l’expertise médicale a été achevée le 4 juillet dernier, après un examen de plus d’un mois. «L’évaluation pédopsychiatrie et neurologique a été différé de 15 jours, parce que l’état de l’enfant ne le permettait pas», souligne le rapport médical. C’est en effet une équipe de l’hôpital militaire de Rabat où a été transféré l’enfant qui s’en est chargée, après 15 jours d’hospitalisation. Illisible ou pas, le rapport confirme la première expertise faite par l’équipe de l’hôpital Ibnou Zohr à Marrakech. Les deux constats médicaux font état de négligences et maltraitances graves sur l’enfant de 6 ans. Gosse qui aujourd’hui présente le physique d’un bambin de 3 ans. L’équipe de Rabat n’avance aucune prédiction de séquelle. «Aucune estimation ne peut être formulée à ce stade et seule une évaluation périodique à long terme nous permettra de le faire», conclut le rapport. L’évaluation psychiatrique évoque les références agressives de l’enfant: il parle souvent d’un chat qui griffe le chien. Celui-ci mord et avale les méchants comme sa mère adoptive Zahra. L’affaire de cet enfant rejeté par son entourage remonte à deux mois, lorsqu’il a été découvert nu au milieu de chats et chiens, sur la terrasse d’une maison d’un quartier populaire habitée par une femme d’une cinquantaine d’années (cf. www.leconomiste.com). Pendant trois ans, ce dernier avait été en effet séquestré par cette femme qui a reconnu «avoir souvent corrigé l’enfant parce qu’il était turbulent». Sa mère biologique, mère célibataire, le lui aurait confié, «parce qu’elle devait se marier». La «maman» adoptive est actuellement poursuivie en justice pour mauvais traitement sur enfant selon les articles 459 et 460 du code pénal. La défense demande à ce que la mère biologique soit entendue et la responsabilité partagée. Selon les médecins, le petit garçon aura besoin de beaucoup de temps pour guérir de ses blessures physiques et psychiques. Et il lui faudra certainement davantage de temps pour pardonner à son bourreau et à un entourage tout aussi responsable. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc