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Politique

Maroc-France: La coopération se professionnalise
DNES à Paris, Mohamed CHAOUI

Par L'Economiste | Edition N°:1805 Le 06/07/2004 | Partager

. Plus de 80% des 3,3 milliards de DH engagés par l’AFD iront renforcer la politique de proximité. La société civile partie prenante pour la première fois La coopération entre le Maroc et la France franchit un nouveau pas à travers la haute-commission mixte qui s’est réunie à Paris, hier. Ce sont deux Premiers ministres comblés qui ont donné une conférence de presse conjointe à l’hôtel Matignon hier à l’issue du séminaire intergouvernemental, qui a réuni les responsables des deux pays pour discuter de dossiers précis. C’était également l’occasion pour mettre en relief les réalisations du Comité d’orientation et de pilotage du partenariat, initié lors de la dernière commission mixte. En fait, dans la relation bilatérale, le couple France-Maroc entre dans une nouvelle étape. La relation se professionnalise et la France développe cette démarche avec très peu de pays comme l’Allemagne, l’Espagne et la Russie. D’ailleurs, Jettou a comparé la réunion de la commission mixte au conseil d’administration d’une entreprise: moins de protocole, obligation de résultats et gestion du temps d’une manière rationnelle. Pour lui, cette nouvelle forme de partenariat, allégée, sans protocole, vise la recherche de l’efficacité. Le thème retenu concerne le partenariat économique, dans le cadre de la politique de proximité. L’éventail de la coopération est large: il va du logement social au transport urbain en passant par la santé. Ce sont donc 300 millions d’euros engagés par l’AFD en faveur du Maroc pour les trois ans à venir. Aujourd’hui, près de 80% de cette enveloppe sont déjà engagés dans des projets inscrits dans le cadre de la politique de proximité. La prouesse réalisée consiste en une programmation triannuelle au lieu d’une enveloppe affectée annuellement. Cette possibilité permet de traiter un ensemble de dossiers dans le cadre d’une vision globale. Jettou le dira plus tard: la quasi-totalité de l’enveloppe ira renforcer la politique de proximité. Ainsi, 50 millions d’euros, soit près de 550 millions de DH sont consacrés au logement social et autant pour le désenclavement rural. Une partie est destinée à la santé via des actions ciblées en faveur de 12 centres. Au programme également, l’éducation de base, l’électrification rurale. Selon la déclaration commune, la mobilisation engagée en faveur du financement de la liaison ferroviaire du port de Tanger-Med au réseau national sera renforcée. Des fonds de solidarité prioritaires ont été adoptés. Il s’agit de la création du premier Samu social qui sera mis en place à Casablanca en 2005 et pour la maintenance hospitalière. En tout cas, les Français ont étésensibles aux attentes de Jettou qui tient à orienter ces fonds vers le financement des projets de proximité. Ceux-ci trouvent rarement un financement adéquat alors que les grands projets d’infrastructures ne trouvent pas de problème de financement. Ce n’est pas le cas des projets de proximité sociale. La nouveauté de cette formule de commission mixte est l’implication de la société civile des deux pays. En marge de la commission mixte, trois séminaires étaient programmés (le premier, relatif aux collectivités locales, a été annulé).


Accords de coopération

Un projet de fonds de solidarité prioritaire a été signé hier. Il s’agit de l’accompagnement du processus de décentralisation pour un montant de 4,6 millions d’euros (près de 50 millions de DH). Ce projet s’inscrit dans le cadre des priorités fixées par les deux Premiers ministres lors de la rencontre de haut niveau de juillet 2003. . Jettou et Raffarin semblent vouloir promouvoir une nouvelle forme de partenariat, allégée, sans protocole, qui vise la recherche de l’efficacité

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