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Loukkos: La filière sucrière menacée par la baisse de rendement

Par L'Economiste | Edition N°:1948 Le 31/01/2005 | Partager

. Faible productivité des exploitations et faibles productions des usines. Le secteur appelle à une mise à niveau Entre privatisation et manque de rendement, la filière sucrière cherche son second souffle. Le rendement associé à la faiblesse de la capacité de production serait au centre des difficultés rencontrées. C’est le constat de la journée d’études organisée la semaine dernière à Ksar El Kebir par l’association des exploitants de plants sucriers. Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, le rendement des terrains destinés à la culture du sucre s’établirait, en moyenne, à 54 tonnes par hectare pour la betterave et 70 pour la canne à sucre. Des chiffres en deçà de la norme. Dans des fermes pilotes de la région, les rendements atteignent 80 tonnes par hectare en moyenne avec des pics de 100 tonnes pour la canne à sucre. Le principal atout de ces structures résiderait, selon les spécialistes, dans la mise en place d’une bonne irrigation ainsi que dans la récolte effectuée “à temps”. C’est là précisément que le bât blesse. La saison de la récolte ne dure en effet que deux mois et celle-ci est tributaire de la capacité de production des usines, explique Ahmed Belfqih, directeur de Surac du groupement semi-étatique de sucreries. La faiblesse relative de la capacité de production des usines, environ 3500 tonnes par jour, obligerait à maintenir la canne à sucre sur pied dans les champs. “Une plus grande capacité de production permettrait de compléter la récolte bien avant le 15 juin, date butoir”, insiste Belfqih. En effet, après cette date, la hausse des températures réduirait la teneur en sucre et donc le rendement de la production. En outre, à partir du 15 juin, la main-d’œuvre locale serait monopolisée ailleurs: soit la récolte dans diverses zones du pays. Une augmentation de la capacité de production permettrait par la même occasion, de diminuer les charges et offrirait un prix de vente final plus bas, note-t-on auprès de l’association des producteurs de plants. La production actuelle est l’une des plus basses, la norme étant, au bas mot, d’environ 7.000 tonnes par jour. Une diminution des coûts permettrait donc de faire passer la pilule de la libéralisation des prix entamée dans la filière. A noter que la mise à niveau de toute l’entité agricole s’impose, le sucre étant considéré comme ingrédient de base dans l’alimentation des Marocains. La consommation se situerait en effet autour de 32 kilos par habitant et par année. Et l’autosuffisance n’est pas encore au rendez-vous. En effet, rappelons que la production actuelle de sucre ne dépasse pas les 500.000 tonnes en moyenne en fonction des récoltes. Elle arriverait à satisfaire uniquement 50% des besoins.


La canne à sucre: Culture prometteuse

La canne à sucre, principalement exploitée au Loukkos et au Gharb, constituerait une alternative intéressante à la betterave. Le rendement de cette dernière est étroitement tributaire des conditions climatiques. C’est d’ailleurs ce qui explique la dispersion des rendements qui peuvent passer ainsi du simple au… quadruple. Pour ce faire, une bonne irrigation et des conditions de récolte optimales sont nécessaires. La canne à sucre, quant à elle, supporterait davantage la sécheresse et les inondations. Elle assurerait de ce fait un rendement relativement plus stable.La canne à sucre représente au Maroc une superficie exploitée de plus de 26.000 hectares dont 20% dans la région du Loukos. Notons pour finir qu’ils produisent plus de 1,6 million de plants de canne à sucre. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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