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    Economie

    Logistique et transports
    Les défis à relever avant 2010
    De notre envoyée spéciale à Barcelone, Malika ALAMI

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    . La délégation marocaine a fait le déplacement au 2e forum méditerranéen.... ... Pour vendre les atouts de Tanger-Med“Le secteur de la logistique sera sûrement un des plus grand business de la planète”. Ainsi s’exprimait un intervenant lors du 2e forum méditerranéen de la logistique et du transport qui s’est tenu à Barcelone en Espagne la semaine dernière. Une manifestation au cours de laquelle les opérateurs et institutionnels marocains ne sont pas passés inaperçus. Leur délégation était la plus forte en nombre parmi les participants à cet événement. Celui-ci était organisé par le Consortium zone franche de Barcelone et l’Association des chambres de commerce et d’industrie de la Méditerranée (ASCAME). Les raisons du déplacement des institutionnels et opérateurs marocains dans la capitale catalane étaient multiples. Non seulement le forum était une opportunité de rencontres avec des opérateurs des pays européens voisins mais c’était l’occasion également de promouvoir entre autres Tanger Free Zone et de communiquer sur le projet en cours du port méditerranéen de Tanger. En fait, les représentants du Royaume se préparent à l’échéance 2010, date à laquelle il est prévu de mettre en place une zone de libre-échange euroméditerrannéene dans le cadre d’un partenariat entre la région Europe Méditerranée et les pays du Sud de cette rive. Projet qui s’inscrit dans le cadre du processus de Barcelone prônant un renforcement des relations de coopération entre l’Union européenne et les pays voisins du Sud de la Méditerranée. Reste que pour éviter que le trafic maritime de marchandises ne soit absorbé en grande partie par le Nord de l’Europe, zone dont le poids s’est renforcé après l’élargissement de l’Union européenne, il est nécessaire d’agir très vite. “C’est pourquoi nous devons, pour rester compétitifs, développer des alliances entre les ports de la région Europe Méditerranée et ceux des pays du Sud. Ceci à l’instar de ce qui s’est réalisé entre les ports de Marseille, Barcelone et Gênes notamment”, a souligné Giuliano Gallanti, vice-président de la European Sea ports Organization. Outre le renforcement de coopération entre infrastructures portuaires, pour le Maroc les défis à relever avant l’échéance 2010 sont nombreux. Mais encore faut-il faire prévaloir son atout de proximité à l’Europe et se positionner en tant que plate-forme de distribution de l’Europe méditerranéenne vers les autres pays du Sud. . Plusieurs chantiers à lancerBeaucoup reste à faire même si plusieurs avancées ont été réalisées, observe Ralf-Michael Kaltheier, directeur du projet Euromed, sur le plan infrastructures et législation, comparativement aux pays voisins du Maghreb. En dehors d’une réforme portuaire pour la concession de la gestion au privé des ports et l’harmonisation de la législation douanière entre autres avec celle des pays partenaires potentiels, plusieurs chantiers restent à lancer. L’un d’eux est la mise en place de plates-formes logistiques équipées. Des aménagements, si leurs promoteurs le désirent, peuvent bénéficier du soutien de la Banque européenne d’investissement. Parmi les projets actuellement dans le pipe figure un investissement de 250 millions de DH à Aïn Sebaâ sur un terrain de 23 hectares qui offrira à terme 100.000 m2 couverts d’entrepôts à raison de 20.000 m2 construits par an. Le promoteur de l’opération n’est autre que Ali Belhaj (connu également sous la casquette de chef du parti de l’Alliance des libertés), qui a fait le déplacement à Barcelone pour tisser des contacts. Il s’agissait également de s’imprégner de l’expérience des Européens en matière d’installation de plates-formes logistiques et de découvrir au salon international de la logistique qui se tenait parallèlement au forum les nouveaux équipements du secteur. L’ONT qui se transformera bientôt en société nationale de transport et logistique envisage également l’aménagement de plates-formes logistiques dans plusieurs villes du Royaume. Selon Ihssane Cherkaoui et Najib Jouahri, respectivement directeur des Finances et directeur du Transport dans l’établissement, tous deux participants au forum de Barcelone, le business plan et les études du projet, qui devrait démarrer en 2006, sont bouclés. Pour le moment il s’agit de trouver des partenaires pour le réaliser. Parallèlement à cet investissement, l’entité prévoit le développement du transport international routier de marchandises car pour le moment la part de marché des entreprises marocaines est minime dans cette filière. Un volet à renforcer tout comme celui du transport intermodal pour faire face aux flux croissants en perspective. Celui-ci ne pourra connaître de croissance sans la mise en place d’un accompagnement incitatif à l’investissement.


    Programme Marco Polo

    Le Maroc ne pourra pas faire l’économie de l’application du programme Marco Polo en raison de sa proximité avec l’Union européenne et de ses échanges avec cette zone. Il devra donc comme le préconise ce règlement du Conseil européen prendre des dispositions pour rééquilibrer ses modes de transport de marchandises. Un projet au cœur de la stratégie de développement durable et d’amélioration du système environnemental du transport de marchandises. Dans cet objectif, le règlement Marco Polo recommande le transfert du fret autant que le permettent les conditions actuelles du marché du transport routier vers d’autres modes comme le maritime et le ferroviaire. A noter que si aucune disposition n’est prise, le transport routier de marchandises va augmenter d’environ 50% en Europe d’ici à 2010.

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