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    Les jeunes patrons célèbrent Schumpeter

    Par L'Economiste | Edition N°:1914 Le 10/12/2004 | Partager

    . Première journée de l’entreprise et l’entrepreneur ce 11 décembre à CasablancaLe Centre des jeunes dirigeants (CJD) inaugure sa série de journées nationales ce samedi 11 décembre au Technopark de Casablanca par un thème, ô combien crucial, dans le contexte actuel, “la création d’entreprises et l’entreprenariat”. Le CJD entend institutionnaliser cette journée de manière à en faire un rendez-vous annuel.Derrière l’initiative, l’idée est de sensibiliser les jeunes à l’acte d’entreprendre, leur montrer qu’il existe d’autres voies que le salariat. Le Centre des jeunes dirigeants entend aussi “revaloriser le statut et le rôle” de l’entrepreneur en lui donnant “sa juste place dans la société”. Après tout, c’est l’entreprise qui crée de la richesse et des emplois. Ce n’est pas forcément sous cet angle qu’elle est perçue de tout le monde. L’image du chef d’entreprise est brouillée dans une partie de l’opinion publique, voire dans certaines sphères de l’encadrement de l’Administration publique. Quand ils ne sont pas qualifiés de “tricheurs”, les chefs d’entreprise sont considérés comme des personnes qui demandent toujours plus d’avantages à la collectivité sans engagements concrets en matière d’emplois ou de réduction de la fracture sociale. L’objectif de la journée de l’entreprise et de l’entrepreneur se décline en plusieurs axes : développer l’esprit d’entreprise (le goût du risque), démystifier l’acte d’entreprendre, développer le financement de la création, etc.. SARL à 1 euro de capitalDe la rencontre, les jeunes patrons (eux-mêmes se qualifient d’agitateurs d’idées) réunis au sein du CJD espèrent faire avancer les mentalités et surtout, faire en sorte que les dispositifs actuels d’encouragement à la création d’entreprise soient plus efficaces. Malgré une amélioration sensible de procédures administratives (même si tout n’est pas parfait), le nombre de projets concrétisés reste encore insuffisant face aux défis de la société (chômage, pauvreté, etc). Si au plan comptable, les intentions de création d’entreprises sont en forte croissance ces dernières années, les concrétisations elles, ne suivent pas. Les obstacles sont nombreux. Les outils de financement adaptés à la toute petite entreprise sont aujourd’hui quasiinexistants (le microcrédit qui marche très bien a un objectif et une cible différents). Côté juridique, le droit des sociétés contient encore des haies difficilement franchissables pour les porteurs de projets qui n’ont pas assez de fonds propres, notamment l’exigence d’un capital minimal de plusieurs centaines de milliers de dirhams pour créer une SARL. Des experts suggèrent que l’on s’inspire (et non pas plagier) du législateur français qui a ouvert la possibilité de créer une entreprise avec un capital social d’un euro symbolique.Il reste aussi à améliorer l’information sectorielle qui fait aujourd’hui tant défaut aux petits comme aux grands promoteurs d’ailleurs, à la seule différence que ces derniers ont les moyens de faire appel aux services de consultants. Une information fiable et disponible réduirait le taux de mortalité de nouvelles entreprises.Enfin sur le plan culturel, il y a aussi des mentalités à travailler. Echouer sur un projet ne doit pas être perçu comme un péché. Prendre le risque même si cela finit par un échec doit être valorisé. Bien souvent, ceux qui échouent dans une petite affaire ont peur de commentaires de l’entourage. Aux Etats-Unis, le fait d’avoir tenté est un élément valorisant vis-à-vis de la société. Abashi SHAMAMBA

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