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    Economie

    Les intégrales de l’investissement
    9 millions de personnes produisent 48% du PIB

    Par L'Economiste | Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    . Un Casablancais touche deux fois plus que la moyenne. Et un kilomètre carré à Casa rapporte 20 fois plus que la moyenne!Tout le monde se doute bien que le Grand Casablanca doit être l’endroit le plus compétitif du Royaume. Sur une moyenne nationale d’un PIB de 13.500 DH/habitant, le Grand Casa fait deux fois plus. En tête de liste, se trouvent les principaux pôles de développement du Maroc: Rabat, Agadir, Fès et Tanger. Avec ce que les experts appellent les pôles relais comme Tétouan, Berkane, Khouribga ou Chtouka Aït Baha, ils représentent à eux seuls 60% du produit intérieur brut total. Ces données datent de février 2003. Si elles ne sont pas actualisées, que tout le monde attend avec impatience le résultat du recensement, elles représentent au moins les tendances lourdes des pôles de développement régional qui ne risquent pas de bouger beaucoup. Ainsi, comme expliqué par le rapport sur la compétitivité territoriale (cf. L’Economiste du 22 décembre 2003, www.leconomiste.com), on retrouve une forte corrélation entre le niveau d’urbanisation et le produit intérieur brut par habitant. «Le groupe de tête», à l’origine de près de 40% de la richesse, a un taux moyen d’urbanisation de 85%! Et les provinces les plus pauvres (Tiznit, Essaouira, Taroudant, Errachidia, Taounate, Taza, Chichaoua, Taourirt, Boulemane, Azilal, Guelmim, Zagora) ont un taux moyen de 23%. Ce groupe ne réalise que 9% du PIB.Le groupe leader (Grand Casablanca, Rabat, Meknès, Tanger, Marrakech) rassemble seulement près de 10 millions d’habitants dont 9 millions d’urbains. Le groupe le moins productif concentre 5 millions d’habitants dont 1 million d’urbains.Les provinces du Sud, particulièrement les provinces sahariennes, ont un PIB par habitant élevé. Normal: peu d’habitants donnent un rapport à la richesse élevé, d’autant que ces régions bénéficient de transferts importants.Quand l’approche se fait par le PIB au kilomètre carré, comme l’ont tenté les auteurs du rapport, l’on retrouve le même groupe leader (Casablanca…). Mais les écarts sont plus importants. Le PIB au km2 du Grand Casablanca est, par exemple, 20 fois supérieur à la moyenne nationale. Donc un habitant à Casablanca gagne deux fois plus que la moyenne. Et un kilomètre carré rapporte à Casablanca 20 fois plus que la moyenne… Ces deux indices sont, précise le rapport, complémentaires et donnent une image fidèle de la distribution de la richesse. L’approche ne prend pas en compte la répartition sectorielle de l’industrie et peut être dans ce sens, critiquable. Mais les auteurs l’ont bien mis en annotation: «la simplicité est souvent un gage d’efficacité». M. Kd.

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