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Les céréaliers français font leur promo

Par L'Economiste | Edition N°:1866 Le 01/10/2004 | Partager

. Dans un marché concurrentiel, l’Hexagone veut sécuriser ses clients historiques. Il adopte une nouvelle politique basée sur le rapprochement Sur fond de concurrence sur les marchés mondiaux des céréales, se sont tenues les Rencontres 2004 franco-marocaines, jeudi 30 septembre 2004 à Casablanca. Cette année, la France est représentée en force, manière de montrer tout l’intérêt qu’elle porte à un marché marocain de plus en plus demandeur. La course vers de nouvelles parts de marché est d’autant plus serrée que des pays comme le Brésil qui a fourni cette année, au Maroc, 400.000 tonnes de blé tendre, grignotent des volumes importants. Idem pour la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan qui ont mis cette année sur le marché marocain 900.000 tonnes. Selon François-Xavier Moquet, responsable au Syndicat national du commerce extérieur (France), “le Maroc reste un marché très réceptif et à grande tendance UE”. La France est en effet le premier fournisseur du pays en blé tendre atteignant parfois des pics de volumes exportés de 1,1 million de tonnes. Parallèlement à cette tendance européenne, le Maroc diversifie de plus en plus ses fournisseurs. Ce qui pousse l’Hexagone à adopter une nouvelle démarche marketing basée sur la communication et la qualité. Dans sa présentation, Christelle Tailhardt, d’Arvalis-Institut du Végétal, parle de 24 millions de tonnes de blé de haute qualité sur un total récolté de 37 millions (2 millions de tonnes de plus qu’en 2003). Dans le jargon des céréaliers, ce blé de qualité présente une teneur en eau de 13,2%, en protéine de 11,4% et un poids spécifique (PS) de 78,9 kg par hectolitre. Le taux de Hagberg (de germination) est supérieur à 220 secondes. Rien à voir avec le taux enregistré au cours de la dernière récolte du blé marocain dont de grandes quantités ont germé. Pour Jean-Jaques Vorimore, président de France Export Céréales, “95% de la récolte de cette année s’est faite dans d’excellentes conditions. Une année record en volume et de meilleures possibilités d’approvisionner le Maghreb et éventuellement d’autres marchés”. Pour le Maroc, la situation est encore plus propice pour les exportateurs français qui profitent des facilités prévues dans l’Accord Maroc-UE. Mais aussi et encore des affinités économiques historiques qui pourtant commencent ces dernières années avec les différents ALE à perdre de leur teneur. Sur cette toile de fond, les fournisseurs français comptent beaucoup sur les projets de partenariats techniques avec le Maroc annoncés lors des Rencontres. Cependant, l’UE est confrontée à deux difficultés majeures, à savoir la dépréciation du dollar US par rapport à l’euro et la flambée du fret maritime. Ce sont-là deux facteurs pénalisant pour le producteur européen de céréales. De plus en plus de marchés seront tentés de s’approvisionner en dollar privilégiant le blé américain. Par ailleurs, la Chine dans sa fulgurante ascension économique cause une grande congestion dans les ports mondiaux. Elle crée ainsi une inflation sans précédent du fret maritime.


Le Brésil, nouveau géant agricole

LA France a signé avec l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL) un accord d’association au mois de décembre 2003. Cet accord vise à promouvoir les échanges dans la perspective de la mise en place d’une ZLE. L’accord permet de définir les contingents tarifaires de part et d’autre. Mais le Maroc se tourne aussi vers les 5 nouveaux exportateurs de blé à savoir l’Ukraine, la Russie, le Kazakhstan, l’Inde et le Brésil. Ce dernier est considéré par les exportateurs français eux-mêmes comme le nouveau géant agricole. Dans un temps où les stocks mondiaux de blé s’érodent, celui du Brésil ne fait qu’augmenter. Mostafa BENTAK

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